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La pochette de l'album d'Archimède et son disque microsillon posé sur la platine de Julie

33 Tours de plaisir… en Méhari, avec Archimède.

La scène musicale mayennaise est diverse et de grande qualité. Archimède ne déroge pas à la règle. Et s’il y a bien un groupe pour qui les Mayennais ont une affection particulière, c’est Archimède. Est-ce parce qu’ils sont d’ici ? En partie peut-être, mais c’est leur talent qui est évidemment prédominant dans l’histoire.

- Par Julie Vandard

Il y a d’abord eu Archimède, l’album éponyme. Un mélange de relations amoureuses racontées dans des textes frais au vocabulaire travaillé, sur des mélodies pop-rock qu’on retient facilement. On écoutait (et on écoute toujours) L’été revient en boucle, et on découvrait le clip de Vilaine Canaille construit autour de pochettes de vinyles. C’était en 2009.

Depuis, Archimède est passé par Trafalgar, nous a emmené en Arcadie, et nous a embarqué cette année dans sa Méhari. Si Archimède et Trafalgar étaient plus rock, Arcadie sonnait plus pop. À la première écoute, j’avais été surprise par certains arrangements. Mais à cette même première écoute, dès la dernière chanson, j’en redemandais, trouvant l’album trop court.

Des textes ciselés

Archimède, c’est d’abord les mélodies et les arrangements qui donnent toute leur identité aux chansons. Sur Méhari, leur dernier album, on trouve par exemple l’ambiance électro-pop et ce solo de guitare comme on n’en fait plus dans Je t’aime low-cost, ces accords de piano plaqués qui annoncent La joie de rompre avec des claps (mains qui claquent) rythmiques, ces accords de guitare-folk à Hendaye, ou encore l’ambiance country qui transforme Le branleur parfait un cowboy sympathique dans un monde en crise.

Archimède, ce sont aussi des textes ciselés, travaillés. C’est assez jubilatoire d’écouter des chansons qui ont plus de quatre mots de vocabulaire ! Mais ne vous y trompez pas, Archimède ne fait pas pour autant dans la chanson intello et incompréhensible. La richesse de la langue française transpire dans les textes, dans toute sa diversité.

Vous en connaissez beaucoup, vous, des chansons dans lesquelles on trouve les mots « vétilleux  », « tricard », « mitraille », « comédon », « daron », et tant d’autres ? C’est ce subtil mélange qui produit ce résultat. À chaque album, on reconnaît la patte d’Archimède, mais avec une grande capacité à se renouveler, et proposer de nouvelles ambiances.

Made in Mayenne

Les chansons d’Archimède ont souvent pour sujet les relations amoureuses. Mais pas à la manière niaise utilisée jusqu’à plus soif : « ma chérie je t’aime, tu es partie, reviens je t’en prie ! ». Non, Archimède célèbre l’amour (Dussè-je sur Archimède, L’amour à perpète ou Dis-le nous sur Arcadie, Je t’aime low-cost sur Méhari) mais n’oublie pas les râteaux et la rupture : Je prends et On aura tout essayé dans (Trafalgar), Oh viens ma chérie dans (Arcadie), ou encore La joie de rompre dans (Méhari). Et, on aime aussi les chansons un peu vachardes comme Accroche-toi (Méhari). Qui d’autre qu’Archimède pour chanter des vacheries telles que « T’es belle comme un jambon beurre  ».

Mais Archimède ce n’est pas que des chansons d’amour. C’est aussi des chansons plus engagées : Les Petites Mains (Trafalgar), Toi qui peines au bureau (Arcadie), et Toujours plus con (Méhari). Et surtout, des chansons inscrites dans leur époque.

Méhari, même si j’en ai finalement peu parler ici, est un album réjouissant, joyeux. Il respire la bonne humeur. Et quelle pochette ! Elle donne parfaitement le ton avec cette Méhari blanche, volante sur fond de ciel bleu, avec à son bord Fred et Nico, chapeau et cheveux au vent, en route vers de nouvelles aventures.

Je ne peux que vous conseiller Méhari. Fred et Nico vous emmèneront à Hendaye rencontrer Le Branleur parfait, parce qu’après tout Vivre est un poème. Mais Rien ne sert de courir, sinon c’est La joie de rompre qu’on va rencontrer Rue de la joie. Si être les Fils de Gérard Boisnard, « y’a plus glamour comme étendard  », « on ne se contentera jamais de n’aimer Archimède qu’un été  ». Et « si on suit leur carrière, ce sera à l’odeur. » Une forte odeur de talent.

À écouter - sur la playlist leglob-journal sur Spotify

À voir - sur la chaine leglob-journal Youtube, plusieurs clips d’Archimède.


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33 tours de plaisir - Par Julie Vandard

Publié le: 26 août 2017
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