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C’est ainsi, il serait plus tentant de réduire l’offre politique à un choix binaire, à une offre se résumant à 2 possibilités.

Dans le rendu médiatique notamment de la campagne électorale, il est souvent négligé de relater la présence du multipartisme. Sans doute plus facile pour le traitement journalistique de la campagne. Il serait donc préférable de laisser la place, toute la place aux partis dominants, aux poids lourds de la politique quitte a réduire à la portion congrue les autres candidatures.


’est simple, il suffit de voir comment la candidate des verts se démène pour avoir une émission sur « la première chaine du service publique ». Pour pouvoir obtenir de donner Des paroles et des actes. La campagne serait jouée et tout se jouerait entre les 2 candidats favoris des instituts de sondages. Les grands médias focalisent sur ces 2 là.

Le bipartisme ?

C’est une situation politique où, dans un régime démocratique, seulement deux partis politiques sont en mesure d’obtenir la majorité au Parlement et de gouverner en alternance. C’est le cas non ?

Il faut dire qu’à ce stade, il y a entre eux de vraies différences. Et c’est sans doute pour cela que la lisibilité est plus facile à retranscrire concernant le choix de société qui peut paraitre réaliste par rapport à d’autres candidats. Parce qu’après tout ne s’agit-il pas de gouverner ?

Deux façons d’être donc. Celui qui ne prétend pas avoir trouvé la formule magique. En face le président sortant qui se fait fort de son expérience.

En assénant ce qu’il présente comme des vérités inamovibles, il espère pouvoir continuer à vouloir faire bouger les lignes et s’il est élu, pour sûr, il sera encore plus efficace pendant les 5 ans de son nouveau mandat !

De l’autre, celui que l’on présente comme le fils spirituel de Jacques Delors avancerait sans à-coup. Fort de son crédit et de son score dans les sondages. Celui qui a travaillé au début des années 80 comme chargé de mission économique auprès de François Mitterrand porte le fer.

Cela parait simple, il semble le faire aussi étonnamment prudemment, dans une campagne qui apparait étrangement atone.

Vers un duel

Celui qu’on présente comme challenger dans ce duel, avance doucement mais surement et se porte en contradicteur contre celui que certains dépeignent comme le fils spirituel de Charles Pasqua. Il apparaît tenant en tout cas à ce stade de la campagne de «  propositions floues et trop tardives » pour « redorer son aura de réformateur déterminé » comme le note perfidement de l’autre côté de la Manche la presse étrangère.

De son côté le « capitaine de pédalo  » selon le mot d’un candidat qui s’est placé dans un premier temps comme son adervaire en se positionnant plus à gauche, avance à son rythme.

L’adversaire sortant n’arrête pas de faire des vagues, en bifurquant sur son extrême-droite, au volant de son yacht qui brave la tempête. Il s’est dit souvent embarqué dans les remous de la crise économique «  la plus importante jamais enregistrée depuis le but du siècle  » comme il se plaisait à le rappeler jusqu’à maintenant.

Portraituré comme un socialiste « rétrograde  » par certains tenants de la City qui le voit comme un « désastre pour la Grande Bretagne  », parce qu’il a déclaré la guerre à la Finance, le candidat socialiste avancerait néanmoins masqué selon certains de ses détracteurs.

Les « 60 engagements pour la France » proposées fin janvier dans un petit livre avec un bandeau rouge ressembleraient davantage à « du bricolage qu’à une révolution  » disent de mauvaises langues journalistiques hors des frontières de France !

« Homme d’action doublé d’un iconoclaste  » selon un éditorialiste d’un grand journal de New-York, le président sortant parlerait en fait à la raison. Nous y voilà. Il incarnerait le réalisme qui l’emporterait sur l’idéalisme. La rigueur sur le cœur. La raison sur l’espoir.

Cet espoir que ferait vibrer le candidat-challenger du président-sortant qui se targue de vouloir donner la priorité à la synthèse et au consensus en référence à son poste de patron du PS. Celui pour qui « le changement, c’est maintenant » exhorterait en quelque sorte que la France choisisse sa voie plutôt que d’être emportée et ballotée par les flots du capitalisme mondialisé.

Dans cet confrontation clivante la différence se conjugue jusqu’aux dénominations des changements structurels qui font le programme des 2 hommes. L’un évoque les « réformes » qui seront poursuivies et accentuées au cours du prochain mandat, quand l’autre parle de « refondations » nécessaires pour progresser. Référence à la notion de progrès qui fonde la Gauche.

Le clivage droite-gauche serait donc de retour. Le beau clivage basé sur des mots, des paroles et des actes. L’espoir et la rigueur : deux moyens bien différents et bien lourds de conséquence pour envisager l’avenir plus qu’incertain !


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Bipartisme

Publié le: 10 mars 2012
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