Casse

«Et bien, c’est réussi. Elle est belle la France d’après… », dit cet homme qui se trouve être dans le cœur de cible de l’électorat du Président, simplement en regardant les informations à la télé.

Il fait référence au slogan du candidat qui est à présent de plein exercice depuis mars 2007 et à cette image de policiers partout devant sa permanence parisienne quand il « briguait le poste suprême ». Et maintenant le regard de cet homme a bien changé.

« Elle est belle la France d’après ». En disant cela cet homme à présent lucide qui a pourtant voter pour lui, vient de résumer avec ses mots une situation que beaucoup perçoivent.

« Une France et après ? Mais après quoi, ou qui ?», dit cet autre. Tout aussi âgé que le premier. Car c’est le gel des idées, des envies, de la vie. S’épanouir devient difficile, et le rejet, tel une greffe qui ne prend pas devient perceptible. C’est réussi.

Anesthésie

C’est une « France d’après » certes, mais c’est sans doute pas celle dont il avait rêvé. Une France qui subit à marche forcée une transmutation imposée. Ce qui ressemble à une « casse ». Le mot est peut être fort, mais il est souvent prononcé.

La grosse majorité de ceux qui sont spectateurs semble tétanisés depuis quelques mois et le président qui nous a donné l’habitude de mouiller sa chemise, au sens propre comme au figuré s’est à présent assagi. Mais le mal est fait et comme on dit familièrement dans le monde agricole, «le ver est dans le fruit.»

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