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Quels prénoms à Laval par exemple, donne-t-on aux nouveaux-nés ? C’est la question que s’est posée leglob-journal.fr

La Mayenne est le département des Pays de la Loire, selon l’INSEE, le plus atypique en France. En ce sens qu’il s’écarte le plus de la moyenne des départements français. Pour autant, peut-il être qualifié de « département des records » ? Oui, si l’on retient par exemple ces quelques paramètres. Plus faible taux de chômage et plus faible part de l’emploi dans les services, plus faible proportion de familles monoparentales, plus fort taux d’activité féminine entre 25 et 55 ans. Cela dit, naissances, unions et catalogue des prénoms sont instructifs !

- Par leglob-journal

Naissances hors mariage Dans ce département plutôt conservateur et où le poids de la religion est toujours très fort, faut-il, à l’aune de cette information, y voir un signe ?

A Laval, cette valeur là, celle du respect d’une certaine tradition, ne semble plus forcément ancrée dans les esprits. Faut-il y déceler une évolution ?

Pour voir naitre un enfant dans la ville préfecture de la Mayenne : pas besoin d’être marié !

Selon des statistiques établies par les services municipaux lavallois et communiqués récemment, la part des naissances en dehors du mariage a augmenté. 57 % des bébés sont nés en 2011 hors mariage contre 55% en 2010. Plus 2 points !

Quelle horreur ! Des enfants nés hors mariage !

Plus de filles - Le nombre de naissances est en légère diminution. Le préservatif préserverait des naissances non désirées. C’est tant mieux. 1 757 naissances ont eu lieu à Laval en 2011, contre 1 861 l’année précédente. Un léger recul.

Le nombre de naissances de garçons s’établit à 639 très précisément. Il oscille avec toutefois des écarts significatifs depuis plusieurs années autour de ce chiffre : 651 en 2007, 648 en 2008, 690 en 2009, 628 en 2010. Les filles sont donc nettement plus nombreuses à naître à Laval.

Contrairement aux années précédentes, 2011 a vue donc naitre plus de filles que de garçons. 890 contre 867. Prépondérance du sexe dit « faible » sur le sexe dit « fort » ? Il faudrait poser la question à Darwin, le spécialiste de la sélection naturelle !

C’est le mois de juillet qui a enregistré le plus grand nombre de naissances : 176 petits conçus à l’automne, quand il commence à faire froid ! En 2010, c’était le mois de mars et le printemps : des petits conçus pendant l’été sous la toile de tente, sans doute ! Les jumeaux sont assez nombreux et représentent 2,7 % du nombre total des naissances avec 48 bébés.

Le mariage reculerait - Si le nombre de naissances augmentent pendant que les couples vivent dans le pêché (Pas bien !), le mariage perd logiquement mais légèrement du terrain.

152 ont été célébrées en 2011 à Laval. C’est un peu moins qu’en 2010 (154) et 2009 (157), mais plus qu’en 2008 (147). Des chiffres qui ne permettent pas de tirer un enseignement particulier.

Cependant et comme de bien entendu (comme dit la chanson) c’est le joli mois de juillet qui a été le mois le plus prisé avec 27 unions, à égalité avec le mois de septembre, le retour des vacances pour avoir tout le monde à la fête. Ah, les beaux jours !

Un peux moins de 17% des époux avaient moins de 25 ans au moment de leur mariage, c’est très jeune, vous ne trouvez pas ? 65 % avaient entre 25 ans et 45 ans, et 18,5% avaient plus de 45 ans.

Pour 27,5 % d’entre eux, c’était un remariage. Comme quoi, pour certains il y a la foi dans le mariage pour faire un bis repetita. Mais après tout ne peut-on pas se tromper la première fois ?

Exotique et classique - Les prénoms les plus donnés en 2011 ont été, pour les garçons, Noa ou Noah (21 fois), sans doute parce que le chanteur est toujours aussi apprécié en France et en Mayenne. Puis viennent Léo (20 fois), Enzo (17), Timéo (16). Plus classiquement Louis (un prénom de roi qui s’est arrêté à 15 !). Gabriel et Jules (14, ex-æquo) tiennent bien la route et constituent des valeurs sûres. Ange et charmeur !

Chez les filles, aussi ! - C’est Léna (17) qui tient la corde. Viennent ensuite Inès, Lola, et Maëlys ou Maëlyss (16, là aussi à égalité). Comme pour les garçons, les prénoms plus anciens donc plus classiques ne sont pas pour autant négligés pour les filles.

Camille (13), Emma (12), Romane (11) Jade ou même Louise (10) se portent bien. Comme cela, Louise pourra épouser Louis pour faire ensemble « un beau couple ». Jules pourra pourquoi pas « vivre à la colle », à la fois avec Emma et Romane ! Quand à Timéo, il pourra peut-être si le cœur lui en dit se marier avec Enzo, si la société évolue !


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"Comment ils s’appellent les bébés ?"

Publié le: 1er mars 2012
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