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Plus de 10 000 manifestants. Entre 10 000 et 12 000 ! Des mines de syndicalistes réjouies et des forces de l’ordre qui couperont la poire en deux. En fait du jamais vue depuis 1968 dans les rues de Laval selon certains manifestants. Un cortège assez dense s’est ébranlé, avec force et détermination. Il a occupé toute la longueur du quai de la rivière Mayenne, ça ne trompe pas. Et ce fut "impressionnant !"

Un "roman photo" collage sur le dos d'une manifestante.

Avec peu de slogan sonore, le cortège a suivi son petit bonhomme de chemin. Tranquille.

Les organisateurs avaient pourtant fait des efforts pour activer le répondant des participants et pour faire marcher leur imagination. En revanche, on notera beaucoup d’initiatives individuelles pour se transformer en homme ou femme-sandwich, comme sur la photo ci-dessus où par exemple cette femme trimbale sur son dos "le roman photo de ceux qui nous gouvernent".

Dans le cortège des opposants à la politique du gouvernement, beaucoup d’enseignants et de fonctionnaires, mais aussi des salariés du privé qui avaient choisi de rejoindre les rangs de la manifestation. "

Il se passe quelquechose" raconte ce salarié d’une grande entreprise de la Zone Industrielle de la ville, " nous savons que l’on ne peut plus laisser les enseignants ou les gens du service publique monter seuls au créneau".

Des jeunes aussi, des jeunes travailleurs et des retraités qui par solidarité avec les génrations montantes ont tenu à être de la manif : "Je ne conçois pas une réforme qui n’aille pas dans le sens du mieux pour tous" explique cet homme qui marche avec détermination.

Le soleil et une certaine douceur de l’air en cette fin d’été a rendu la "petite randonnée en ville" comme disaient certains "agréable" d’autant que manifester aussitôt après la reprise, début septembre, "c’est plutôt rare" commente cette femme.

"C’est la première fois que je manifeste, je suis mayennaise et ce n’est pas en principe dans les habitudes des gens du coin de battre le pavé, mais cette fois-ci, la coupe est pleine". Elle a la petite cinquantaine et comme elle dit, elle est "mère au foyer".

Cette enseignante, directrice d’école raconte : "Dans mon école en campagne, je n’ai pas eu trop de difficulté cette fois à convaincre mes collègues à cesser le travail, pour venir manifester à Laval. Du coup l’école est fermée. La retraite mais aussi les conditions de travail, et le mépris dans lequel nous tient notre hiérarchie, ça compte !"

Ce salarié d’une chambre consulaire a fait des émules lui aussi. Il a réclamé qu’une journée de salaire lui soit prélevé pour faire grève. Jusqu’à présent, on lui imposait et aux autres de poser une journée de RTT pour aller manifester, mais cette fois il a insisté pour être comptabilisé comme gréviste. Du coup, 4 autres de ses collègues dans son service ont fait de même. "Du jamais vu" commente-t-il.

Pas de haine ni de colère agressive, simplement une volonté froide et assurée de se faire entendre. Tout simplement.


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Démonstration !

Publié le: 7 septembre 2010
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