| Retour à la Une
leglob-journal
Journal d'informations, d'investigations, d'analyses et d'opinions sur la Mayenne

Pour l’Emploi, au nom de sa préservation et de sa création. Soit ! En décembre 2008, et ceci n’est qu’un exemple, la Commission permanente du Conseil régional des Pays de la Loire a voté une aide de 495 000 euros. Pour 12 entreprises appartenant à la filière nautique, à l’agro-alimentaire, la mécanique, l’habillement, le secteur du bois, l’informatique et le virtuel, mais aussi l’activité du recyclage. Et ce, dans le cadre de l’aide à la création d’entreprises. Ce n’est pas rien !

- Par Édouard L.

327 612 euros de participation régionale

De l’argent public - Là aussi près de 400 000 euros ont été dévolu à l’agrandissement du restaurant universitaire situé sur le petit campus lavallois qui se développe doucement. Ou bien pour la refonte presque globale du Lycée agricole de Laval dont la Région a la compétence et dont les travaux annoncés ont finalement été confirmé juste avant les élections régionales. En présence du candidat sortant et pendant la campagne électorale. C’était de bonne guerre !

Plus polémique, il y a quelques temps, l’agglomération de Laval a reconduit une aide à une « agence de communication et de stratégie », en lien avec le Diocèse de Laval, chargée de faire du prosélytisme financier, et de réactiver le denier du culte ! Toujours au nom de l’Emploi créé à venir ou à confirmer !

Le Département avait subventionné aussi. (cf leglob-journal - Église : « une méthode contestable ») Du coup et c’est logique, à ce stade de ce « catalogue », il nous faut signaler également la subvention de 325 000 euros ( Photo ci-contre) versée par le Département de la Mayenne et autant par la Région Pays de la Loire, à l’opposé sur l’échiquier politique.

325 000 euros pour le financement de simples travaux d’aménagement et de confort décidés par l’enseignement diocésain en vue de l’installation d’un pôle d’enseignement supérieur à Laval, appelé ISCAL...ISCAL, littéralement : Instituts Supérieurs Catholiques à Laval et dont le but, en faite, est d’apporter une offre concurrente à celle du service public !

Cautionnement ? - De même, il nous faut aussi parler du gymnase qui se construit dans le centre ville à Laval. C’est la société Lucas dont le PDG est le Président régional du Medef qui a obtenu le marché. Une salle de sports pour le compte du « Lycée, collège, école primaire et maternelle Immaculée conception » Et une aide de 327 612 euros…que la Région a accordé.

Un énorme panneau publicitaire trône d’ailleurs le long de la rivière devant le chantier de construction. Il est bien visible. Car la Région communique. Il faut bien avoir une lisibilité ! « C’est comme une provocation ! » estime ce lavallois qui nous parle des classes qui sont fermées dans les écoles publiques.« Et alors de l’argent il y en a ! » rétorque-t-il.

Certes, c’est l’État qui est le donneur d’ordres concernant l’affectation des postes dont l’Inspection d’Académie - corps déconcentré - ne serait après tout qu’une «  simple courroie de transmission  ». Certes !

Dans le domaine des subventions publiques donc, beaucoup s’interrogent sur le bien fondé de sommes qui sont attribuées par les collectivités locales ou territoriales. Faut-il parler de subventions, d’aides, de cautionnements ? Sont-elles toujours de bonne aloi ? Et peuvent-elles à l’heure actuelle être aussi « ostensibles » ?

Approbation politique - Certains habitants de Château-Gontier ont fait le calcul. Ils se demandent s’il est bien raisonnable pour la municipalité, (au complet car l’opposition vote les délibérations en question comme la majorité) au nom de l’entretien du « patrimoine cultuel » de dépenser des sommes qui leur paraissent « faramineuses » ? Même si la facture est partagée, car État, Région, et Département, tous mettent la main au porte monnaie. Alors la note paraît moins salée. Mais tout de même.

On ne lit pas bien mais c'est 305 000 euros TTC

Une « saprée » dépense globale et sur plusieurs années "pour des églises qui sont de moins en moins fréquentées !" En revanche dernièrement, 50 000 euros, pour une festival de rues sur 2 jours, dans la ville du Sud de la Mayenne, avec spectacles professionnels ont été discutés. Le jeu en vaut-il la chandelle ? La question a été posée.

Restaurer des églises et des calvaires par exemple "Cela fait travailler les artisans du coins" expliquent en Mayenne des élus en terme de justification. Alors cet argent émanant des contribuables qui s’acquittent de l’imposition, leur appartient-il toujours une fois collecté ? Et n’ont-ils pas encore un droit de regard dessus ?

Aussi, et parce qu’il s’agit finalement de leur argent, même utilisée par délégation de pouvoir et même si l’élection vaut mandat pour l’élu, leurs interrogations ne sont-elles pas toutefois légitimes ? Des contribuables se posent des questions. En ces temps de crise. Simplement parce qu’ils analysent et observent. En ayant un regard critique sur le pouvoir et l’utilisation qui en est faite !


Réagir

Droit de regard

Publié le: 9 mai 2010
- Lire aussi d'autres articles de la rubrique: leglob-mayenne
Laval Politique Gauche Droite Impôts Château-Gontier Mayenne
Acteur et vecteur de la Pensée critique en Mayenne : leglob-journal
leglob-journal, votre journal indépendant en ligne - Informations, Analyses, Opinions en Mayenne - Nous contacter : redaction@leglob-journal.fr
© leglob-journal 2018 - Mentions légales - Editorialisé avec SPIP - se connecter - RSS RSS