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#Arts & #Actu n°10 - Qu’il est bon finalement de s’arrêter, quand tout s’agite inutilement autour de soi ! Et d’ouvrir les systèmes de réflexion qui sont inhérents à tout individu.

Être dans l’introspection et le savoir réflexif. Valérie R. nous donne à réfléchir avec et sur l’éloge de la pensée. Notre contributrice nous dit qu’il faut savoir faire une halte salutaire parce qu’il arrive que nous soyons trop facilement emporté par le courant des informations qui nous abreuvent et dont finalement nous ne saisissons plus l’essentiel.

Faire l’éloge de la pensée, c’est prendre le temps. Prendre le temps, c’est faire une pause. Être dans le temps long. Volontairement. Pouvoir se poser et ignorer ce chemin de facilité qui est celui du temps raccourci qui rythme et cadence. Repérer par exemple les storytelling, ces constructions politiques savamment élaborées par des spin doctors, des histoires à dormir debout qui masquent les informations essentielles. Celles qui comptent.

Les hommes et les femmes politiques en responsabilité changent leur action politique en actes de communication, répétitifs et planifiés. Ils oublient au passage de faire l’éloge de leur pensée réelle. De celle qui les guident. Ils en oublient de faire l’éloge de leur idée fondamentale. Qui peu à peu s’estompe.

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Éloge de la pensée - Par Valérie R. de Passeur d’Arts

Nous sommes dans les années 20-30-40. L’ Amérique est en passe de devenir le première puissance industrielle mondiale. La cohue des grandes villes se dispute le triomphe du consumérisme, le marketing commercial et la culture de masse se côtoient dans un brouhaha assourdissant. Tout bouillonne, tout s’accélère.

Et Édward Hopper peint. Il peint des villes et des quais de gare quasi-déserts, des espaces clos ou ouverts, des individus qui se côtoient sans se regarder, absorbés dans leur pensée. Il peint l’attente, le silence, la réflexion.

Habillement Hopper amène notre regard vers ce qui a résisté à son dépouillement : une machine à écrire, une lettre, un journal, un livre et un rayon de lumière. Des rideaux ou un store font un lien discret entre ces deux mondes : l’extérieur trépidant, bruyant, exposé et un intérieur épuré, source d’introspection.

Et surtout, ses personnages lisent. S’extraire de la réalité absorbante par l’intimité des mots.

« Personne ne déploiera jamais les facultés de son intelligence s’il n’intercale, pour le moins, quelques moments de solitude dans sa vie. » estime Thomas de Quincey

La solitude, le temps, le silence, la pensée, c’est toute la malice d’Édward Hopper dans ses toiles, ce vide qui devient créateur et nourricier.

À l’agitation fébrile, la force de la lenteur et de la réflexion en réponse.


1 commentaire
  • Eloge de la pensée 21 juillet 2016 22:22, par Marriedelaval

    Tout comme il est bon de s’affranchir du tumulte, il est bon de s’ennuyer. Cela stimule l’esprit pour produire quelque chose de lui même.

    Répondre

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Eloge de la pensée

Publié le: 18 juin 2015
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