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Un soutien de poids en Mayenne, une dynamique qui ne semble pas faillir, des adhérents qui arrivent « chaque jour » si l’on en croit l’équipe de campagne d’En Marche 53 (Aurélien, Françoise, Arnaud, Isabelle, Pierre, Matthieu) qui anime le collectif en Mayenne du candidat Emmanuel Macron. Une équipe mayennaise qui a bien voulu répondre collectivement aux questions de votre Journal en ligne. Notre « génération ne se retrouve pas dans les pratiques actuelles » disent-ils ensemble, et l’absence de programme écrit, ce n’est pas un souci car « la longue liste de promesses [électorales] ça ne marche plus ».

- Entretien

-  leglob-journal : La bulle Emmanuel Macron ne semble pas faiblir, assiste-t-on réellement à une dynamique Macron notamment en Mayenne, ou est-ce une construction de communication de votre part en faveur de votre candidat ?

En Marche 53 : Tout le monde a pu se rendre compte ces dernières semaines qu’il n’y a pas de "bulle Macron". Appuyons nous sur les faits : les salles pleines partout en France, plus de 130 000 adhérents, les ralliements quotidiens de personnalités issues de divers horizons.

Pour revenir en Mayenne, nous sommes aujourd’hui 400 adhérents, et nous en accueillons trois nouveaux chaque jour. La vraie campagne commence maintenant. Tout reste à faire pour convaincre les Français. Emmanuel Macron a pris des risques, il aurait pu rester au gouvernement. Il a préféré offrir une nouvelle offre politique qui s’appuie sur des valeurs fortes : la liberté, la justice sociale, l’attachement à l’Europe. En Mayenne, En Marche, c’est 5 comités locaux à Laval, Mayenne, Evron, Pré-en-Pail, Château-Gontier.

- Emmanuel Macron avec En marche n’a pas de programme écrit pour le moment, et se revendique de tous les bords, ni gauche ni droite, est-ce bien raisonnable ?

C’est faux. La longue liste de promesses ça ne marche plus. On a reproché à Emmanuel Macron de ne pas avoir la légitimité du suffrage et donc de ne pas représenter les Français. Faut-il avoir cumulé tous les mandats pendant 30 ans pour se présenter à l’élection présidentielle ?

Il n’est pas de tous les bords, au contraire, il a une ligne claire, celle du progressisme. Il proposera un projet complet le moment venu. Il a déjà annoncé des mesures fortes : la suppression des charges salariales financées par une hausse de la CSG, la division des classes de CP par deux dans les écoles situées en réseau d’éducation priorité, le maintien des remboursements de soins voire leur développement.

Pour les indemnités chômage, il propose de les élargir aux indépendants et aux artisans. Ce sont des mesures réalistes, des mesures innovantes ! Plus de souplesse pour les entreprises, plus de protections pour les salariés. C’est sans doute plus important que de parler à longueur de journée de la laïcité ou des migrants, même si ces sujets doivent être pris en considération.

- N’est-il pas le candidat de la sphère médiatique et des puissances de l’argent, car on sait bien qu’un passage dans une grande banque d’affaires permet de se faire un carnet d’adresses ?

Avoir travaillé dans une banque pour le développement des entreprises c’est un crime ?? Doit-on lui reprocher de ne pas être un professionnel de la politique ? Il connait bien le fonctionnement de l’économie et de l’État. C’est quand même très utile pour être Président de la République.

- Emmanuel Macron est aussi soutenu dans les réseaux sociaux par les jeunes, surtout des trentenaires de la sphère entrepreneuriale, comment comprendre cet engouement ?

C’est une génération qui ne se retrouve pas dans les pratiques actuelles. À 30 ans, ils connaissent la réalité du marché de l’emploi, ils savent que la vie sera beaucoup plus compliquée qu’elle ne l’a été pour leurs parents. Emmanuel Macron leur dit que le travail est leur meilleure moyen pour se réaliser, ça leur parle.

Par son énergie, ses idées, sa jeunesse, Emannuel Macron renouvelle la politique. Beaucoup d’adhérents connaissent, avec En Marche !, leur premier engagement politique. Contrairement à ce qu’on peut entendre, les Français ont envie de participer, de s’engager.

Les réseaux sociaux c’est important, mais il faut aussi aller sur le terrain. Les salles ne désemplissent pas et c’est la queue à chaque meeting. Faisons preuve d’humilité, ce n’est pas les sondages qui décident ce sont les Français.

- En Mayenne, Jean Arthuis le soutient, et d’autres pourraient rejoindre En Marche, est-ce à dire que face au FN et à une droite représenté par François Fillon qui repoussent, Emmanuel Macron se poserait en recours par défaut ?

Pas du tout ! Pour la première fois depuis longtemps, les gens soutiennent un candidat pour son projet, pour son dynamisme. Miser sur la peur de la droite conservatrice et de l’extrême droite n’est pas un projet. Ça ferait du bien au pays qu’une majorité de Français élise un Président par conviction et adhésion.

Le débat démocratique c’est aussi la concurrence entre des projets différents. Et les différences sont fondamentales. Le projet Fillon n’est pas réaliste. Supprimer 500 000 postes de fonctionnaires personne n’y croit. Et le déremboursement des soins, n’en parlons pas ! Quant à l’extrême-droite, ses propositions ne méritent aucun commentaire. Parlons d’abord aux Français, répondons à leurs attentes, redonnons de l’espoir. C’est l’ambition de notre candidat.

- Ne pourrait-il pas aussi tenter des personnalités à gauche en Mayenne ?

Bien évidemment ! Le travail, la priorité à l’éducation, la santé, l’engagement européen sont des priorités qui peuvent rassembler largement. C’est la force de notre mouvement de rassembler sur des valeurs et des propositions. Nous devons assumer notre pluralisme.

- Un mot des Législatives, le double étiquetage est-un moyen d’attirer les candidatures ?

Emmanuel Macron a indiqué qu’il y aurait des candidats partout en France, il a lancé l’appel à candidatures pour les législatives de juin prochain. Chacun peux proposer sa candidature, et une commission sera chargée de toutes les étudier. La seule chose dont on soit certain, c’est que 50 % des candidats En marche ! seront des candidates. On ne peut pas faire plus transparent et égalitaire comme processus.

Aujourd’hui l’équipe d’En Marche 53 est concentrée sur la préparation des prochaines actions : distribution dans les boites aux lettres, une réunion publique sur la santé, une réunion sur l’emploi, le porte à porte…On veut faire gagner nos idées, nos valeurs et notre candidat.

- Propos recueillis par Thomas H.


1 commentaire
  • Devant les chiffres des adhérants, j’ai souvenir de ce même "volume" lors de la constitution du MoDem à la fin de l’année 2007. L’incapacité à gérer toute cette ressource humaine très diverse a très rapidement abouti à réduire ce mouvement à un crypto-parti. Au delà du programme, l’enjeu sera de conserver l’enthousiasme et le dynamisme des militants avec un encadrement performant et pertinent.

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En Marche 53 : notre « génération ne se retrouve pas dans les pratiques actuelles »

Publié le: 26 janvier 2017
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