| Retour à la Une
leglob-journal
Journal d'informations, d'investigations, d'analyses et d'opinions sur la Mayenne

A Laval le sénateur centriste François Zocchetto et l’élue de droite Samia Soultani-Vigneron, ce serait donc le « couple » dont le dessein serait de rassembler à droite pour gagner les municipales de 2014. Mais dans la ville préfecture de la Mayenne, beaucoup s’interrogent concernant François d’Aubert, l’ancien maire de Laval qui s’est fait ravir son fauteuil par le socialiste Guillaume Garot en 2007.

Car peu présent en conseil municipal à Laval où il est sensé incarné, de par son poids, son passé politique, et « son expertise et sa connaissance des dossiers », le « leader de l’opposition à Guillaume Garot », François d’Aubert a également été peu audible et surtout quasiment inexistant au moment des législatives en Mayenne. Même chose pour les Présidentielles. Manifestement François d’Aubert est ailleurs.

- Par Thomas H.


illeurs, mais où ? Semble dire certains de ceux qui l’ont admiré, porté, soutenu et qui ont participé à son comité de soutien, signataires de « l’appel des cent » aux municipales. Mais aussi les autres.

Samia Soultani-Vigneron explique simplement qu’« il a passé le flambeau à une nouvelle génération qui doit aujourd’hui se positionner. Il veut que notre équipe œuvre pour la ville  ». Manière de dire de façon diplomatique qu’il s’est comme disent ses détracteurs « rangé des camions ».

Cependant, François d’Aubert magistrat à la Cour des comptes est devenu ancien ministre du Budget et de la Recherche, ancien député, et ancien maire de Laval. Est-il aussi ancien chef de file de l’opposition ? Bref, et s’il était, disent ceux qui le critiquent ouvertement, « ancien tout » ! Ses détracteurs les plus virulents continuent de l’appeler par le diminutif de son patronyme. Sympathique !

Titres avantageux - Celui qui est l’auteur de Colbert, la Vertu usurpée (Perrin 2009) fut également ambassadeur pour la réalisation en France du projet ITER, le réacteur expérimental international de fusion nucléaire et en 2009 « délégué général à la lutte contre les juridictions non coopératives au Ministère de l’économie et des finances » S’il vous plait !Titres avantageux, ce ne sont pas moins des « jobs  » qui nécessitent de « s’expatrier », et de quitter un temps son ancien fief.

Maintenant François d’Aubert travaille à Paris où il exerce ses qualités «  Il a toujours aimé donner des leçons, ce qui ne lui a pas toujours réussi  » disent ceux qui ne l’ont que peu apprécié, ni lui ni « son système » qu’il aurait mis en place quand il était à la tête de la municipalité de Laval. Guillaume Garot fustigeait ce qu’il appelait « son mépris ». Il fait des allers et retours fréquents sur Paris. Il est souvent aperçu à Laval sur le quai de la gare qu’il a contribué à rénover.

« Donner des leçons », cela semble bien aller à l’auteur de L’Argent sale (Plon 1993), car il préside à présent depuis 2011 l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP) qui a été créée en Juin 2008 sur le socle du Bureau de Vérification de la Publicité.

« Porter haut » - […] j’ai été particulièrement honoré d’être choisi par le conseil d’administration de l’ARPP, en novembre dernier, pour en devenir le Président et, porter haut ses couleurs et celles de l’autodiscipline […] » écrit-il sur le site de l’ARPP en succédant à Dominique Baudis nommé Défenseur des Droits.

Règles, obligations morales, etc. finalement, mais on le savait, on ne devrait pas faire n’importe quoi quand on communique en tant qu’annonceur. Et dans la Pub ! Sinon intervient ce qui ressemble à de la censure. Témoin Les infidèles. Le film et surtout les affiches.

« Février 2012, le Président de l’ARPP, François d’Aubert, à la demande des Administrateurs, décide d’intervenir au sujet de la campagne d’affichage annonçant la sortie prochaine du film Les infidèles. » Les affiches sont partout. Et notamment à Paris. Campagne de promotion du film oblige.

« Contraires aux recommandations »

Deux affiches dans le collimateur de l’ARPP. Au motif qu’elles « mettent en scène les acteurs Jean Dujardin et Gilles Lellouche, dans des positions sexuelles explicites, et visibles. […] et sont contraires aux recommandations de l’ARPP, en particulier les dispositions relatives au respect de la décence et de l’image de la personne humaine en publicité ».

L’adultère semble donc interdit d’affiches se sont insurgés les défenseurs de la liberté d’expression dénonçant le retour en force d’une France pudibonde quand d’autres dénonçaient eux la condition de la femme réduite à un simple jouet.

L’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité a été également saisie en 2011 par Sos Hommes battus à propos d’une publicité pour Cuisinella. L’exploitation de la publicité pourra tout de même être menée son terme alors que dans le clip en question la femme défenestre son mari ! Les motifs invoqués par l’ARPP furent les suivants : « […] le recours à l’exagération et au ton humoristique, puisque la femme se « débarrasse » de son mari uniquement pour admirer la perfection de la cuisine, tout comme le déroulé de la séquence qui reste exempte de danger puisque l’homme réapparaît visiblement indemne, rendent ce film acceptable pour la majeure partie du public. »

Questions que beaucoup se sont posées alors : que signifie pour l’ancien Bureau de Vérifications de la Publicité « la majeure partie du public  » ? Et qu’en aurait-il été si la personne poussée par la fenêtre avait été une femme ?

Association loi 1901 - Causeur.fr écrivait en Février 2012 au moment de la polémique suscitée par l’occultation des affiches de Les infidèles : « […] cette autorité de régulation n’est pas, à l’instar du Conseil supérieur de l’audiovisuel ou de l’Autorité des marchés financiers, un organisme relevant de l’État même si son intitulé pompeux le laisse croire […] L’ARPP est en effet une association relevant de la loi 1901. Une association, certes présidée par un ancien ministre, François d’Aubert, mais une association dont les adhérents, publicitaires et afficheurs, doivent respecter les préconisations […].

Un lecteur s’interrogeait d’ailleurs dans un commentaire qui suivait « […] de prestigieux personnages pour une simple association 1901, mais pourquoi ? » Et d’ajouter aussitôt : « l’influence peut-être des politiques dans la pub ? ». Sans doute. « Mais pas que », comme on dit en Mayenne.


Retour à la une du journal


Réagir

François d’Aubert : ici et là

Publié le: 23 septembre 2012
- Lire aussi d'autres articles de la rubrique: leglob-mayenne
Laval Politique Droite LR Elections
Acteur et vecteur de la Pensée critique en Mayenne : leglob-journal
leglob-journal, votre journal indépendant en ligne - Informations, Analyses, Opinions en Mayenne - Lisez leglob-journal - Nous contacter par mèl : redaction@leglob-journal.fr
© leglob-journal 2017 - Mentions légales - Editorialisé avec SPIP - se connecter - RSS RSS