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Alors que s’ouvre à Paris la COP 21, la Conférence des Nations unies sur le climat qui devrait statuer sur l’impérieuse nécessité de lutter contre le réchauffement climatique, intéressons-nous à l’élevage comme source de gaz dangereux pour la planète. La Mayenne est une terre d’élevage : tellement vrai qu’on a coutume de dire - avec un sourire - qu’il y a plus de vaches que d’habitant. Des vaches qui broutent paisiblement dans les prés mayennais et qui ne sont pas aussi inoffensives qu’on veut bien le penser.

- Par Thomas H.

Le cheptel bovin question émission de gaz à effet de serre n’est pas en reste et contribue à peser lourdement sur l’environnement et le climat. Ce n’est pas leglob-journal qui le dit, mais la FAO, la très sérieuse Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture.

Pour produire un kilo de bœuf qu’il soit « fermier du Maine » ou non, labellisé ou pas, nous disent les experts, 27 kilos de CO2 sont produits. Pour le poulet, dont la filière a le vent en poupe en Mayenne, à titre indicatif, c’est quatre fois moins.

La consommation de viande mondiale a explosé en cinquante ans. Et la production de viande à travers le monde, c’est en conséquence aujourd’hui 65% des émissions totales d’hémioxyde d’azote. Ce gaz est invisible et provient de la dégradation du fumier ou du lisier. Drôle non ? Drôle surtout quand on sait qu’il s’agit du fameux gaz hilarant. Mais cela fait moins sourire, quand on sait que c’est le quatrième plus important gaz à effet de serre qui contribue au réchauffement de la planète après la vapeur d’eau. Oups !

Pas très drôle - La production de viande à travers le monde, c’est 18% des rejets totaux de gaz à effet de serre et puisqu’on y est, tenez encore un chiffre plutôt significatif : la production de viande mondiale pèse 37% des émissions totales de méthane, une vache produit entre 1,3 et 2,6 tonnes de méthane par an. Le méthane cela vous dit quelque chose ? Oui - c’est ça - vous avez raison, c’est un gaz à effet de serre aussi, et considérablement plus puissant que le CO2.

Son action néfaste pour la planète, c’est d’absorber une partie du rayonnement infrarouge émis par la Terre, et c’est donc de l’empêcher de s’échapper vers l’espace. Un phénomène de "cloche" qui contribue ni plus ni moins au réchauffement de la Terre.

Pas anodin du tout - Cela fait réfléchir, non ? D’autant que la production d’un kilo de bœuf occupe une surface agricole pouvant donner jusqu’à 160 kilos de pommes de terre, et nécessite l’utilisation de 15 000 litres d’eau et consomme l’équivalent de 71 litres d’essence. Stop ! leglob-journal.fr ne dit pas qu’il faut se passer de l’élevage. Il veut seulement donner à réfléchir.

Autrement dit l’élevage n’est pas aussi anodin que l’on pourrait bien le penser. C’est même tout le contraire. Mais le dire en Mayenne, département qui fait parti de la toute première région d’élevage en France, cela n’est pas « politiquement correcte ». Et cela faire rire les agriculteurs. Rire, certes, mais souvent jaune ! Comme de parler des subventions européennes qu’ils perçoivent par exemple. Pourtant en 2011, en Mayenne, 7321 bénéficiaires de la PAC, la Politique Agricole Commune ont perçu la bagatelle de 141 745 000 euros d’aides. Près de 142 millions d’euros si vous préférez. Pas rien !

Mais revenons à nos moutons ou plutôt à notre kilo de viande de bœuf. Pour une vache pesant 600 kilos, simplement 220 kilos de viande seront réellement consommables, le reste c’est notamment la carcasse qui ne se mange pas bien-sûr. Et on en fait quoi ? De la farine ? Non, cela a déjà été expérimenté !

Un kilo de viande de bœuf produite, il faut le savoir, aura entrainé une émission dans l’atmosphère de gaz à effet de serre équivalente à 60 kilomètres parcourus en voiture. Et si on ajoute qu’un kilo de bœuf a le même poids environnemental que 10 kilos de légumes, on est en droit de dire « halte-là ! » n’en jeter plus « la coupe est pleine ! ». Mais bon...

C’est vraiment trop bête, non, vous ne pensez-pas ? Trop bête tous ces ruminants qui paissent bien sagement dans les prairies ? Bien loin de la vache folle bien évidemment, et parfois remplacées par du cheval de réforme dans des plats “confectionnés” par une industrie agroalimentaire peu scrupuleuse. La vache ! On pourra pas dire qu’on ne sait pas. Merci la FAO, Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture de nous avoir appris que l’élevage bovin contribue et pour une part non négligeable au réchauffement climatique de la planète !


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Ici en Mayenne comme ailleurs : gaz à effet de serre

Publié le: 29 novembre 2015
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