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Par Gildas Charlès

Tu quoque mi fili*

Oui, je fais dans le latinisme ; à l’instar d’une candidate aux législatives dans la première circonscription de la Mayenne citant Juvénal, poète satirique latin de la fin du 1er siècle de notre ère. Comme quoi il est tout à fait possible d’être une scientifique et d’avoir fait ses humanités, « studia humanitatis ».

Tout cela pour en venir aux déboires des macronistes, qui espérant laver plus blanc que blanc, se retrouvent plonger dans des débats - le mot « affaire » serait à proscrire - concernant pour le plus gênant, un rallié de la première minute, Richard Ferrand, actuel ministre de la cohésion des territoires et député socialiste du Finistère.

Emmanuel Macron a fait de sa présidence, celle du « renouveau de la politique » et il veut en être le garant. Probité, honnêteté, toutes ses valeurs mises en avant et qui participent aux nombreux ralliements des Marcheurs de la République, puis des Français à cette nouvelle manière de concevoir la politique.

Nouvelles règles ?

Y insuffler la morale comme valeur cardinale, chose au final assez étonnante, laisse entendre qu’elle n’y aurait pas été avant ? Que ce qui puisse être légal encore aujourd’hui, ne le soit plus demain, la loi de moralisation en préparation, ou plutôt « la loi pour la confiance dans notre vie démocratique » comme le nouveau ministre de la justice François Bayrou l’a présenté, devant imposer de nouvelles règles. Ce qui est affligeant, c’est de constater qu’ils sont nombreux à minimiser leurs turpitudes, à se déclarer victimes de règlements de comptes politiques.

L’opprobre jeté sur eux n’est que le fruit de leur irresponsabilité. Alors oui, il faut au plus vite, au nom de cette morale nouvelle, que le nouveau pouvoir en place se sépare de ces fauteurs, qui ont certes contribué à son succès, mais dont le passé se révèle être un passif.

La « « dynamique » Macron est jeune, l’apprentissage de la marche s’accompagne de chutes, mais elles doivent être surmontées au plus vite au risque de l’immobilisme ? Aux Français d’en être les gardiens.

* Traduction : « Toi aussi, mon fils ». Locution célèbre attribuée à Jules César et qu’il a adressée au moment de sa mort au Sénat, à Brutus qu’il considérait comme son fils et que César aperçu dans ceux qui lui donnèrent au total 23 coups de poignard.


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Je vous fiche mon billet #17

Publié le: 2 juin 2017
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