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Par Gildas Charlès

Inexorable

A l’heure où ces lignes sont écrites, les bureaux de vote pour les Primaires de la droite et du centre sont ouverts - j’ai d’ailleurs déjà voté - et vous, au moment où vous les lisez, vous connaissez les noms des deux finalistes.

L’un des deux sera donc le candidat officiel - je n’ose dire unique - à l’aube du 28 novembre, de la droite et du centre. Sera-t-il pour autant le prochain président, celui que nombre de français attendent afin de résoudre ces maux dont souffrent la France ?

Parmi ces maux, dans Un si vil Été (#3), je reprenais celui du chômage et parlais de « montée inexorable du chômage  », ce que je considère comme une des priorités d’action des politiques. Marrie de Laval, contributrice au glob-journal, avait fait ce commentaire :

Il y a en effet matière à s’interroger sur ce «  caractère inexorable », et comme le souligne Marrie, sur les responsabilités de chacun.

Les politiques ont une part non négligeable ; ils n’ont pas montré de capacité à le résorber, malgré toutes les décisions prises ces quarante dernières années. Le chômage n’est devenue au final pour eux qu’une variable comme une autre, un état de fait presque naturel. Leur intérêt pour lutter contre ce chômage augmentant avec l’approche des échéances électorales.

Mais les premiers, les principaux responsables ne sont-ils pas les citoyens eux-mêmes ? Premièrement, en continuant à choisir des politiques qui ont donc systématiquement échoué dans cette tâche. Deuxièmement, par leurs actions quotidiennes et leurs contradictions inhérentes : par exemple, dire vouloir privilégier les productions locales et acheter en masse des produits importés.

Je reconnais que cette approche parait simpliste, mais elle me semble partir aussi de certaines évidences. Imaginer que seul le secteur tertiaire serait l’avenir de tout travailleur est un leurre ; certes les progrès technologiques ont réduits les besoins de main d’œuvre dans les secteurs primaires et secondaires. Mais nous avons aussi accepté de laisser détruire des millions d’emplois, avec pour seuls justification le « ça coûte moins cher  ».

Le partage des composantes et des résultantes du travail sont certainement à revoir : 35 heures est-ce trop ? La répartition des richesses créées est-elle suffisante et équitable ? Le SMIG, le salaire minimum garanti est-il une contrainte ?

Travailler jusqu’à 65 ans ou plus, dans certains domaines, ne semble pas à mon avis incongru, de même qu’envisager des durées de travail différentes selon l’âge.

La notion même de travail est sans doute à redéfinir. Notre responsabilité est là aujourd’hui. Savoir comment répondre aux besoins et aux envies de chacun, afin d’assurer à tous des conditions de vie dignes.

Au final, rien d’inexorable du moment où chacun prend conscience de ses choix et de leurs conséquences.


2 commentaires
  • Je vous fiche mon billet #5 23 novembre 2016 15:57, par Marrie de Laval

    Pourquoi faudrait-il que l’auteur de ce billet ait voté pour le candidat ayant majoritairement obtenu les suffrages ?

    Répondre

  • Je vous fiche mon billet #5 23 novembre 2016 14:05

    C’est un billet qui n’engage que celui qui l’écrit. Il a du aller voter dimanche dernier pour celui qui est arrivé en tête du premier tour, et il y a une chose que votre contributeur omet, c’est tout l’aspect social du traitement du travail.

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Je vous fiche mon billet #5

Publié le: 23 novembre 2016
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