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C’est vrai, Laval se lit de gauche à droite et de droite à gauche. C’est ce qu’on appelle un palindrome en langue française. Sauf que là point de fioriture. Ils parlent de « malaise » qui semble « profond ». C’est à en croire ceux qui réceptionnent les doléances des agents qui se plaignent, « la culture du grand secret qui mène à tout  ». Et ce serait dû au manque de transversalité entre les services. Résultat un « malaise global ».

- Par Thomas H.

C'est ce qu'on peut lire sur l'offre d'emploi publiée sur le site officiel de la Mairie Un manque de clarté ! - Certains disent que ce serait « le bazar ». « Le bazar de l’hôtel de ville ». Il existerait donc une « vrai absence de clarté dans les projets, quand il y a des projets ! ». Le jugement sonne comme un verdict. Tranchant, coupant, sans nuances.

Les 1600 agents seraient concernés par ces pratiques managériales qui en début de mandat pouvaient « résulter de la méconnaissance des dossiers et de l’inexpérience ». A présent que 2008 et l’arrivée aux responsabilités s’éloigne, elles seraient dues selon les détracteurs à un « mode de gouvernance, une mode de gestion  », plus que de la non-compétence.

Un petit nombre de personnes qui décident et ne font pas redescendre. Autrement dit « absence de communication. » Sans appel.

Jamais deux sans trois - Les représentants des agents de la municipalité lavalloise disent réclamer depuis longtemps un « travail de profondeur dans les services  ». Une « organisation plutôt qu’une réorganisation et une écoute des agents  ». La ville cherche actuellement à combler la vacance d’un poste de Directeur général des services. Un DGS qui est parti en cours de mandat.

La situation a été peu entendue semble-t-il selon les responsables des organisations syndicales depuis que la première sonnette d’alarme a été tirée. Et le malaise se serait ancré dans la continuité et la « situation stagnante  » aurait perdurée en raison de « l’absence de décision prise à la tête de l’exécutif ».

Le N°1 de la municipalité, le Maire se défend d’être à l’origine du trouble et estime qu’il ne peut pas embaucher plus. Il a rappelé que l’une de ses priorités en matière d’emploi c’est la résorption de la précarité. Cet agent explique qu’« on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs ». Une manière pour lui de faire comprendre peut-être qu’il y a l’héritage laissé.

En tout cas, c’est la troisième manifestation à l’endroit de la ville de Laval. La troisième grève depuis 2008, et cette fois, il s’est agit d’une action qui se voulait intersyndicale et qui n’est pas liée à un secteur précis.

Devant la Marie de Laval, dans l’après-midi alors que les agents étaient appelés à débrayer, environ 150 salariés ce sont rassemblés.


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Publié le: 8 décembre 2011
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