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On connaissait « Laval la vie » trois petits mots, issus de la cogitation d’une précédente majorité. Puis « Laval la ville » distribué tous les mois dans les boites aux lettres. Pourrait-il y avoir à présent, sans être un slogan, simplement « ville lente », accolé au chef lieu du département de la Mayenne ? Ce qui donnerait « Laval ville lente ». Dans l’équipe municipale du PS Guillaume Garot, on en étudie la possibilité. Avec cette double certitude : postuler pour cette appellation qui se veut actuelle, pourquoi pas ! Sauf que « Laval Ville lente » : bonjour l’image !

- Par Thomas H.


L'hôtel de ville de Laval Il n’empêche, des villes se focalisent non sans raison sur la qualité de vie et l’économie de proximité. Et elles veulent aussi le faire savoir ! Ces villes-là s’appellent entres-elles les « villes lentes ». Il s’agit en fait d’un réseau de villes, réunies sous la bannière des Slow Cities, (à l’origine Cittàslow).

Les « villes lentes » visent délibérément à œuvrer pour ralentir le rythme de la société, quitte à aller à contre courant. C’est une histoire de politique volontariste !

Ce réseau réunit des équipes au pouvoir dans la cité, et qui sont toutes désireuses, à un niveau et des degrés importants, d’améliorer la qualité de vie de leurs concitoyens. Et cela passe notamment par un certains nombres de préceptes en matière d’environnement.

Contre courant - Né en Italie, le réseau Cittàslow est issu d’un autre mouvement plus connu celui-là, le mouvement Slow Food. Le fruit d’une réflexion là aussi qui est venue en opposition au Fast Food états-unien, trop souvent synonyme de mal bouffe. L’objectif de Slow food, cette organisation internationale, est de protéger la gastronomie et le plaisir de la table.

Comme 140 autres communes dans le monde, en France par exemple la ville de Segonzac en Charente, a rejoint le réseau international des « Cittàslow ». Laval en Mayenne s’interroge sous l’impulsion notamment de son adjoint en charge de l’Environnement.

Pour les illuminations assez prisées chaque année, la municipalité a choisi de faire des économies en faisant appel à des leds plutôt que des ampoules trop gourmandes en électricité

Une cogitation afin de lutter, tant faire se peut, contre l’homogénéisation des modes de vie standardisés et la frénésie de la vitesse. Derrière ce label de « ville lente », les 70 villes italiennes de moins de 60 000 habitants qui ont essaimé il y a 20 ans jusqu’en Nouvelle Zélande avaient pour objectif de dénoncer la mondialisation et la culture du toujours plus de vitesse.

Philosophie du bien-être en quelque sorte, le réseau Cittàslow a adopté un manifeste qui comprend 70 recommandations et obligations. Diantre ! Des grands principes dont certains ont déjà été adopté par la municipalité de Laval comme la mise en valeur du patrimoine bâti existant plutôt que la construction de nouveaux bâtiments, comme la volonté de réduire fortement les consommations énergétiques, ou bien la diminution des déchets et le développement de programmes de recyclage. Soit !

Technologies « vertes » - Reste à l’équipe de Laval à cogiter sur la multiplication des zones piétonnes avec le souci de ne pas en faire des lieux voués au seul commerce ou bien la promotion des technologies « vertes » pour assurer les besoins énergétiques indispensables ou encore le développement de commerces de proximité avec interdiction progressive des grands centres commerciaux ( signalons qu’un centre commercial en centre-ville est à l’étude pour acueillir des enseignes de grande distribution de vêtements prêts à porter et populaires) sans oublier la priorité aux infrastructures collectives avec des équipements adaptés aux handicapés et aux divers âges de la vie. Ouf ! Et sur ces points Laval a encore un peu de chemin à parcourir pour être estampillée « Laval ville lente ».

Une partie de la Cité administrative située dans le quartier Saint Nicolas à Laval

Laval ville lente à l’ère du TGV - La priorité aux transports en commun et autres transports non polluants (marche à pied, vélo, patins à roues alignées) avec la volonté de limiter le nombre d’automobiles est une idée qui est bien ancré dans l’esprit de la municipalité quand le premier magistrat de la ville se plait à parler de « transport doux ». La municipalité à installer des vélos en libre service payant.

Mais le développement de la solidarité intergénérationnelle, et d’une véritable démocratie participative sont autant de grandes idées qui restent à creuser.

Alors s’inscrire dans la modernité tout en refusant l’omniprésence de la vitesse ! La municipalité lavalloise franchira-t-elle le pas au moment où le TGV devrait permettre de rallier Paris à Laval en 1 heure 10 en grignotant 22 minutes d’un temps précieux sur l’ancien trajet ?


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Laval ville lente ?

Publié le: 1er juin 2012
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