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Sotira l’entreprise de Jean Py pourrait subir selon une étude prévisionnelle une baisse de 20% de son chiffre d’affaires sur les 6 prochains mois. Avec des dommages collatéraux pour la bonne marche de l’entreprise qui avait pourtant annoncé en 2008 un contrat d’une valeur de 120 millions d’euros sur dix ans avec le constructeur néerlandais de poids lourds Daf. Leglob-journal a pu se faire lire le compte rendu d’un Comité d’entreprise extraordinaire qui s’est tenu le 8 septembre dernier. Avec à l’ordre du jour, un seul sujet, la mise en place de mesures de chômage partiel sur la fin de 2015 et le début de l’année suivante.

- Par Thomas H.

C’est indéniable, l’entreprise de Meslay-du-Maine semble subir de plein fouet la baisse de son carnet de commande. A l’origine de cette perte substantielle d’activité moins d’ordre de la part des donneurs, comme les clients Decaux, DAF, ou bien Finot en raison sans doute d’un ralentissement général de l’activité mais aussi de projets qui n’ont pas pu être menés à leur terme.

Aussi le chiffre d’affaire prévisionnel de Sotira devrait passer de plus de 1 000 000 euros en septembre de cette année à un peu plus de 600 000 euros pour le mois de décembre, selon les informations obtenues par les représentants syndicaux. Les projections pour le premier trimestre de 2016 ne sont semble-t-il guère plus favorables. C’est pourquoi des jours de chômage partiel « pour éviter un PSE, un Plan de Sauvegarde de l’emploi » sont avancés par les dirigeants de l’entreprise.

7 mois. Le chômage partiel devrait s’échelonner sur 7 mois, par intermittence certes, mais c’est une assez longue période. Le chômage partiel avec fermeture de l’usine - toute l’entreprise serait concernée - devrait aller « du 18 septembre 2015 au 18 mars 2016  ».

En septembre, 3 jours seraient chômés, 6 en octobre et en novembre, et puis 5 jours en décembre. Et pour le premier trimestre 2016, c’est une moyenne de 5 jours par mois qui est prévue.

Le chômage partiel, c’est un pis-aller, bien-sûr. C’est ce qui peut arriver de moins fâcheux pour une entreprise. C’est un moyen d’éviter «  d’autres mesures plus radicales telles qu’un PSE. » Un Plan de Sauvegarde de l’Emploi, cela veut dire paradoxalement des suppressions d’emplois et du chômage totale à la clé.

Le chômage partiel, c’est aussi un moyen de limiter la casse coté trésorerie pour l’entreprise, car dans ce cas une indemnité de l’État égale à 7.74 euros pour une heure chômée est octroyée. Sotira devrait « compléter l’heure chômée afin de garantir 70% de la rémunération brute ».

On les comprends, les salariés sont inquiets pour l’avenir et la pérennité de leur outil de travail. «  Depuis le temps que tout ne tourne pas très bien ». Ils ont fait le calcul, et savent qu’un salarié en production par exemple aurait une perte d’environ 73 euros pour 5 jours chômés. Soit en moyenne, une baisse de 5% pour l’ensemble des salariés.

Avant la mise en place envisagée de ce chômage partiel des mesures avaient déjà été prises. 4 semaines de congés payés et l’obligation de solder les RTT capitalisées par les salariés. Aussi ces derniers ont le douloureux sentiment que ce sont à nouveau eux qui sont pénalisés financièrement. D’autant que le 13e mois versé normalement en quatre fois, ne l’a pas été en Juillet, et pas non plus pour ce qui est de la 3e partie, en septembre.


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Le spectre du chômage partiel plane sur Sotira à Meslay-du-Maine

Publié le: 22 septembre 2015
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