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Joseph Gaudin est candidat dans la 2e circonscription de la Mayenne, celle de Château-Gontier pour le Parti du Vote Blanc. Il explique qu’ « aux dernières législatives de 2012, dans cette 2e circonscription de la Mayenne, les 40.75% d’abstentionnistes du premier tour sont devenus 42.87 au second. Et les 1.14% de vote blanc sont devenus 1.92. Résultat sans appel, qui malgré cela, de toute évidence, ne gêne en rien notre élu sortant et candidat à sa réélection. » Joseph Gaudin fait référence à Guillaume Chevrollier, le député LR proche de Fillon et qui se représente. Tribune Libre avec Joseph Gaudin sur leglob-journal.

- Par Joseph Gaudin

Je suis candidat aujourd’hui avec comme suppléante Nelly Deleersnyder, c’est pour le Parti du Vote Blanc (PVB). Passablement désabusés, voire écœurés par tout ce que nos élus nous ont infligé depuis plus de 20 ans, et ce à tour de rôle, le dernier sondage IFOP de fin mars sur le sujet précise que 86% des français souhaitent la reconnaissance du vote blanc.

Donc je suis candidat pour le Parti du Vote Blanc avec deux objectifs. D’un côté, la modification de la constitution française pour que les votes blancs soient enfin comptabilisés. Et ceci avec invalidation du vote à partir de 50% de votes blancs et interdiction de se représenter à l’élection suivante pour l’ensemble des candidats ainsi refoulés. Et de l’autre, je suis candidat pour le Parti du Vote Blanc pour la mise en place d’une plateforme en ligne par chaque député, laquelle permettra l’exercice d’une véritable démocratie participative.

Joseph Gaudin, au micro, en octobre 2016 devant l'usine Aprochim de Grez-en-BouèreLe PVB n’ayant pas de véritables moyens financiers pour aider les 82 candidats qui le représentent, chacun d’entre nous paie ses bulletins et ses affiches avec son argent personnel. N’ayant aucune certitude d’obtenir les 5% de suffrages nécessaires, pour prétendre au remboursement des frais de propagande électorale, comme pour la plupart des autres candidats, il n’y aura donc pas de distribution de profession de foi pour ce qui me concerne. M’épargnant ainsi au passage une dépense particulièrement risquée de plus de 2 000 euros.

Même si notre mot d’ordre est de ne pas aller sur le terrain politique, n’étant pas là pour rentrer dans le débat mais pour amener à la reconnaissance du vote blanc, notre but n’est pas de récupérer les voix de ceux qui votent blanc, mais bel et bien de permettre à ceux qui veulent le faire, de voir leur voix comptabilisée cette fois-ci, le candidat devenant alors un simple outil démocratique.

Toutes celles et ceux qui ont lu mon livre autoédité 2012 Le Big-Bang paru juste avant l’avant dernière Présidentielle connaissent parfaitement le fond de ma pensée. Dans son contenu sont précisés entre autres, dans le chapitre Salaires, le détail des 7 100.15 euros d’indemnité de base (et le reste), laquelle laisse 5 246.81 euros net, à nos chers, très chers députés.

Avec ses 5 412 euros bruts, l’Indemnité Représentative de Frais de Mandat destinée à payer les collaborateurs, fait que les 5 246.81 euros de l’indemnité de base sont pour l’essentiel de l’argent de poche. Puisque les frais de transport et de courrier qui sont pris en charge, ainsi qu’une dotation pour le matériel informatique avec connexion gracieuse octroyée limitent le déplacement des oursins dans la poche des députés.

Secouer le cocotier

Il va de soi que si les abstentionnistes et les auteurs des votes blancs de 2012 veulent secouer le cocotier, la surprise peut être de taille. Et que, si j’ai abondamment critiqué le montant scandaleux de ces indemnités, ce n’est évidemment pas pour mieux en profiter derrière, en cas d’élection surprise. Car en effet, je considère que 1 500 euros nets me suffisent largement comme argent de poche, et que dans mon cas, le reste disponible de mon indemnité de base serait alors reversé à une association qui regrouperait des retraités de diverses professions. Lesquels auraient à gérer bénévolement cet argent pour en faire du microcrédit.

Pourquoi ? Tout simplement parce j’ai dû emprunter 40 000 francs en 1979 pour monter mon outil de travail. Les ruches que le prêt finançait alors, n’étaient ni un logement (à 12%), ni des éléments de confort (à 16%) et que n’ayant pas encore le statut d’agricul- teur, un « Prêt professionnel » ne m’était pas accessible. Ma seule solution a été l’obtention d’un prêt « sans présentation de facture » à 20.25% tous frais compris (mon épouse ayant alors son salaire d’aide-soignante). Atroce. Et cela je ne l’ai pas oublié. Nombreux sont ceux qui comme moi à l’époque, veulent se lancer mais à qui les banques ne veulent pas faire confiance, même pour de petites sommes.

Pour ce qui est de l’éducation, tous nos politiques nationaux souhaitent un maximum de bacheliers qui n’entrent pas dans la vie active avant l’âge de 25 ans, pour ne pas les voir prétendre à une retraite à taux plein avant l’âge de 65 ans (40 annuités obligent). Alors qu’en réalité, c’est au primaire qu’il faut donner le maximum, puisque la meilleure solution pour lutter contre la délinquance, ce n’est pas de mettre les jeunes en prison mais de leur donner les moyens de savoir lire, écrire et compter. Avec le nombre de classes nécessaires et d’enseignants que cela implique.

Dire oui devant et faire le contraire par derrière, une fois élu, j’ai trop vécu cela avec un certain Marc Bernier [Il fut député UMP élu sur cette circonscription, NDLR] au sujet d’Aprochim lors des législatives de 2012, la pollution aux PCB ayant été révélée en 2011. Quant à son successeur Guillaume Chevrollier, le député sortant, le sujet Aprochim est tabou pour lui, puisque jamais évoqué en cinq ans de mandat, y compris lors de ses vœux à Grez-en-Bouère en 2016.

Opposant ? J’ai en tout cas élaboré il y a moins de quinze jours de cela, le nouveau plan de surveillance de la pollution avec le directeur de l’usine et la responsable de Biomonitor (la société chargée du suivi de la pollution). Nouveau plan fait à trois, à la demande de l’industriel et qui va être soumis à la DREAL puis à la commission de suivi du site. De plus, lors de la négociation de mon indemnisation à l’amiable, le Directeur général d’Aprochim (et de Chimirec la maison mère) m’a invité à participer à la réflexion ainsi qu’à la mise en place de la prochaine activité du site. Alors infatigable opposant ? Oui mais à la pollution seulement...


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Législatives 2017, Joseph Gaudin candidat à compte d’auteur pour le Parti du Vote Blanc

Publié le: 2 juin 2017
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