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Politique et NTIC

La campagne pour les élections législatives bat son plein. Les réseaux sociaux sont évidemment un espace que les candidats n’hésitent pas à utiliser pour faire campagne, virtuellement, ce qui n’empêche pas le porte-à-porte. Revue de détails sur cette pratique campagne virtuelle avec le coup d’œil avisé et critique de Julie Vandard sur les NTIC, les Nouvelles techniques de l’Information et de la communication. Julie Vandard à qui rien n’échappe de la twittosphère ou de l’espace Facebook.

- Par Julie Vandard

Tous les candidats ou presque ont changé leur photo de profil et leurs bannières sur twitter ou facebook, pour mettre leurs photos officielles de campagne. Certains ont adapté leur biographie, Guillaume Chevrollier a créé un compte twitter spécifique à la campagne, et Yannick Favennec a choisi d’avoir son hashtag : son profil et ses tweets se terminent désormais par #Fav17. 

La photo « sur le terrain », la base de la com’

Dans cette campagne pour les Législatives, l’image est évidemment très présente : rencontres avec les professionnels, réunions publiques, coulisses de la campagne, tout y passe.

La carte à message, pour appâter l’électeur

Au rayon formule rapide et efficace, il y a ce qu’on appelle la « carte message » : c’est une photo du candidat accompagnée d’une citation. Philippe Habault tweete sous cette forme pour renvoyer vers son site internet où les électeurs peuvent connaître son avis sur bon nombre de thèmes. Il a commencé sa campagne depuis longtemps : élu seulement depuis 2014 à la ville de Laval, il a en effet besoin de se faire (re)connaître, et d’exprimer ses positions et propositions politiques. 

L’avatar "style petite sirène"

Du côté de Samia Soultani-Vigneron, l’équipe de campagne a choisi de délivrer le même type de cartes mais sur le thème « une raison de voter pour Samia Soultani-Vigneron  ». Mais en lieu et place d’une photo, c’est un avatar qui représente la candidate. Juste à côté, son nom est écrit en assez gros caractères. Et en dessous, une raison de voter pour elle, cependant écrite en beaucoup plus petit.

Figurent aussi le rappel des dates des élections, sa présence sur les réseaux sociaux, le tout sur fond bleu pour rappeler sa couleur politique. Tout comme pour Philippe Habault, ces messages doivent inciter les électeurs à se rendre sur le site internet de campagne pour découvrir son programme. 

Le ton façon "dessin animé" a même inspiré le compte du Ouest Franc (un site parodique) qui l’a détourné, en mode « élection des délégués de classe » à l’IUT de Laval ( Samia Soultani-Vigneron enseigne au département Génie biologique).

La vidéo peu présente

Et la vidéo alors ? Elle n’est que peu utilisée par les candidats, alors que beaucoup sont détenteurs de smartphones prêts pour ce format. Guillaume Garot a publié plusieurs vidéos sur son compte facebook dans lesquelles il est demandé à des citoyens d’expliquent pourquoi ils le soutiennent.

Le soutien-témoignage classique

Autres vidéos de soutien, celles diffusées depuis le début de la semaine par Samia Soultani-Vigneron. Le principe est le même sauf qu’au lieu d’interroger des citoyens, ce sont des élus qui expliquent pourquoi ils soutiennent la candidate : on a pu voir François Zocchetto, Olivier Richefou, Elisabeth Doineau ou encore Yannick Borde témoigner.

Le live sur Facebook

Le Facebook live a aussi les honneurs de deux candidats. Guillaume Garot a annoncé mardi 6 juin la retransmission de son débat public de ce vendredi via un facebook live. Les internautes peuvent poser des questions sur son compte facebook, auxquelles il répondra pendant la retransmission vidéo. Parmi les sujets déjà abordés dans les questions, sa position sur la loi travail, son vote sur la loi de moralisation de la vie publique, ou encore l’état d’urgence.

Autre Facebook live, celui de Samia Soultani-Vigneron pour son meeting de campagne de jeudi 8 juin au soir. Là, pas de question, juste une retransmission du meeting. Son équipe de campagne y a travaillé « depuis des jours » selon ses réponses sur son compte twitter. Mais la retransmission en live n’a été annoncée que jeudi matin. Pas sûr que beaucoup d’internautes aient pu voir l’information en amont.

Béatrice Mottier qui, rappelons-le, est une professionnelle de la communication, a posté sa première vidéo... tournée dans sa cuisine. Sans doute pour donner un côté proximité et coulisses de campagnes. On la devine cependant en train de lire son message, perdant un peu en naturel. 

Le diaporama refait surface

Un autre format a semble-t-il la préférence des candidats : magie de la technologie, le diaporama fait son come-back. Il mêle photos ou images fixes et musique, avec de légers effets de mouvements, ce n’est pas un film mais une façon d’animer les images. Béatrice Mottier, Guillaume Garot, et Josselin Chouzy y ont recours pour raconter l’histoire de la semaine qui vient de s’écouler.

Maël Rannou… n’a toujours pas de smartphone

Parmi les candidats très actifs sur les réseaux sociaux figure aussi Maël Rannou EELV. Comme à son habitude, il poste des messages sur facebook ou twitter sur tous les sujets qui l’intéressent, sa campagne électorale étant noyée dans ce flux, difficile à suivre.

« Je souhaite aller largement à la rencontre des habitants de la circonscription, mais ayant un métier, et aucun mandat, je suis dans l’incapacité de libérer un temps infini pour la campagne » explique-t-il sur son site internet. D’autant qu’il n’a pas... de smartphone, et ne communique donc pas quand il est à son travail ou dans les transports en commun par exemple. Il a opté pour une formule plus classique, celle du site internet, organisé comme un blog : soutiens d’autres élus, coupures de presse, ou « Trois questions à », dans lesquels il interroge «  des Mayennais, militants associatifs, personnes engagées, citoyens ». Cela lui permet d’aborder un thème précis, et de donner son avis et ses propositions. Ce qui est intéressant.

Mais la campagne sur les réseaux sociaux, c’est aussi l’occasion de faire passer des messages à l’image de Jean Arthuis après l’épisode des investitures dans la 2e circonscription, ou de Béatrice Mottier pour mettre les points sur les « i », suite au ralliement de quelques maires ayant parrainé Emmanuel Macron, à la candidature de son adversaire socialiste Guillaume Garot.

Reste à savoir si toutes ces stratégies de communication, qui sont surtout basées sur les réseaux sociaux convaincront les électeurs.

 


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#Législatives et communication politique sur les réseaux sociaux

Publié le: 9 juin 2017
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