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L’affiche de campagne des écolos est sur leglob-journal en exclusivité. Et bien évidemment, parler d’écologie, c’est parler « Verts » ! C’est donc en toute logique la couleur quasi exclusive de l’affiche de campagne du candidat Maël Rannou et de sa suppléante Catherine Daux sur la 1re circonscription de Laval. Décryptage.

- Par Marrie de Laval

Une tonalité verte, et peut-être un rien criarde pour se démarquer, avec un mur « végétalisé » par un lierre comme pour enfoncer le clou ! Nous voici avec le portrait en gros plan de Maël Rannou qui crève l’écran, candidat d’une plateforme exclusivement écologiste, faute d’alliance en ouverture avec le PS, par exemple.

Comme la campagne des législatives ne va durer que 4 semaines, après 6 mois de Présidentielles, chaque détail compte pour se faire connaître, reconnaître et élire.

Si nous avons l’habitude des « poids lourds » du paysage politique local, force est de constater qu’il est des candidats plus confidentiels qui peinent à trouver une certaine audience auprès des électeurs parfois bien en peine de citer ou de reconnaître tous les prétendants.

Un projet politique qui s’affiche

C’est à croire qu’après des compromissions ministérielles aux risques de dissensions internes jusqu’à l’implosion, EELV retourne aux fondamentaux. Dans un soucis d’apaisement mais aussi de régénération auprès de militants pas encore pollués par les ors de la République, EELV retrouverait son âme auprès de Demain en commun et de Nouvelle Donne.

Pour bien se faire comprendre et affirmer l’orientation politique du parti représenté, l’affiche de Maël Rannou annonce en grand « l’écologie », dans un mouvement ascendant et ouvert dans le sens de la lecture, dans un style très « BD » mais dépourvu de point d’exclamation et donc privé d’enthousiasme de ralliement. Ce n’est pas un slogan pour un projet mais une conviction de base. Il s’agit vraiment de se faire connaître auprès du plus grand nombre des électeurs inscrits.

Au bas du panneau, on retrouve cette même dynamique avec le nom du candidat titulaire en bandeau ouvert. Voilà qui soigne l’égo. A la suite de quoi, l’ensemble des partenaires politiques apparaît avec les différents logos des formations : Demain en commun, formation transformée en parti politique en mars dernier, Nouvelle Donne formation politique mise en place en 2013 par l’économiste Pierre Larrouturou, rejoint un temps par Stéphane Hessel, et enfin, la formation la plus emblématique de cette association verte, Europe-Ecologie-Les Verts (EELV).

D’ailleurs, EELV dispose de la plus grande taille de logo, pour son ego, en raison de sa notoriété, de son ancienneté, de sa capacité de financement de la campagne. Les autres formations, elles, sont gentiment insérées dans un rectangle bien propret, sans doute déjà bien satisfaites d’apparaitre.

Une affiche pour exister

C’est qu’avec tous ces bouleversements sociétaux, les formations politiques subissent des tensions internes tandis que de nouveaux partis apparaissent portant dans leur charte les nouvelles aspirations de leurs adhérents.

Maël Rannou, bibliothécaire municipal, après avoir été suppléant de Claude Gourvil puis co-listier sur liste EELV lors des dernières régionales tente sa chance à titre principal à la députation. Sa suppléante, Catherine Daux, maladroitement référencée comme « remplaçante », mais présente visuellement sur l’affiche, est infirmière en EPHAD près l’hôpital d’Evron.

Nous voici avec de nouveaux prétendants à pratiquer une politique « autrement », grande rhétorique à la mode mais qui n’empêche pas les grandes mutations sociétales dont l’écologie. Face à une certaine urgence climatique, ainsi que le goût à la transversalité dans la gouvernance, puisque l’organisation pyramidale un rien autoritaire n’est plus aussi performante que par le passé, l’écologie est largement remise en cause par des électeurs en mal de repères et de projets.

En s’associant à Demain en commun et à Nouvelle Donne, EELV est à la recherche d’un nouveau souffle mais aussi, tente de rallier à son étendard des électeurs « perdus » parce qu’abstentionnistes, grandement engagés dans des causes locales, et dans des structures pour l’instant invisibles, mais qui ne renoncent pas à exister politiquement.


2 commentaires
  • Maël Rannou nous fait remarquer que le terme "suppléant" n’a plus cours et qu’il faut désormais parler de "remplaçant". Je l’ignorais. Le document émanent de l’assemblée nationale ne le mentionne pas expressement et semble permettre sur les bulletins de vote l’usage des deux mots (cf page 19 du document http://www2.assemblee-nationale.fr/... ).

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    • Merci pour cette note (et l’article). Je m’étonne en effet que le guide officiel du candidat mélange les deux allègrement ! La consigne était bien que l’administration demandait "remplaçant". Bon, c’est anecdotique mais ce document du ministère montre bien que même pour eu, l’usage reste plus fort (alors que ça fait déjà plusieurs années qu’ils parlent de remplaçant je crois, en tous cas déjà aux départementales).

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Législatives, une affiche bien raccord avec le projet politique des Verts

Publié le: 17 mai 2017
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