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#Arts & #Actu n°6 - « À suivre... » écrit à la fin de son article et à juste titre Valérie R. qui a été inspiré par le combat qui oppose Persée à Gorgone. Fantastique métaphore de celui qui déchire le père et la fille, Jean Marie et Marine. C’est en regardant la célèbre statue de Camille Claudel Persée et Gorgone que le parricide est sans doute apparue, lumineux.

Couper une tête, c’est de façon psychiatrique se couper de sa propre identité. Le père ne refuse-t-il pas que la fille puisse continuer à porter son nom ? Coupez la tête de celui qui incarne le diable, c’est dédiaboliser. C’est se mettre en ordre de marche pour obtenir le pouvoir absolu, être “clair” sur l’antisémitisme par exemple cheval de bataille que le "vieux" enfourchait trop régulièrement. C’est aussi refuser, stratégie de conquête dans l’atelier du pouvoir pour séduire les jeunes, celui qui incarne le passé.

Dans la petite PME de l’extrême droite, se joue un drôle de petit jeu des familles. Je ne veux plus le père, alors je ne veux plus la fille. Alors il faut piocher, et tirer une carte qui permet de s’octroyer une respectabilité. Mais ne plus vouloir l’un, et l’autre, et réciproquement, c’est oublier son propre passé. Son héritage génétique, idéologique, et politique. Après tout un chien ne fait pas un chat. Et dans les forces du mal, les armes se fourbissent actuellement. Mais qui va gagner le combat et trancher la tête ? « À suivre... »

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Les ennemis des forces du mal ! - Par Valérie R. de Passeur d’Arts

Le geste est précis et sans appel, l’arme au poing, tout en évitant de croiser son regard, qui pétrifiait de terreur quiconque s’en approchait, Persée tranche la tête de la Gorgone Méduse tout en contrôlant son geste dans le bouclier-miroir. A ses pieds, gît le corps ailé de cette dernière, sa main gauche s’élevant, pour chercher, en vain, sa tête.

Dans cette représentation Camille Claudel saisit le moment où Persée, dans un geste triomphal, brandit au-dessus de lui, la tête horrifiée et coiffée de serpents, de celle qui lui faisait ombrage. Mais il prend soin de ne pas l’observer en face car malgré sa décollation, celle-ci conserve ses capacités de nuisance…

Il fixe donc son regard dans le bouclier-miroir qu’il tient dans sa main droite. Mais miroir, mon beau miroir, celui-ci lui renvoie aussi par ricochet son propre visage…

Double visage donc. Plus terrible encore, où se mêlent la rage d’être morte et la haine d’être « soi » (détentrice du passé !), la douleur de ne plus être et la douleur d’exister…avec tout l’héritage à porter ! Persée se pensait délivré de ses terreurs en décapitant Gorgone, qui, dans le miroir, se découvre, lié à jamais !

Depuis Freud, nous savons l’intelligence redoutable de l’inconscient qui, à travers des actes apparemment incompréhensibles, se souvient à notre place ! A suivre…


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Les ennemis des forces du mal !

Publié le: 10 mai 2015
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