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C’est souvent avec envie, et un brin de jalousie, mais rarement avec de la compassion qu’est regardée la profession. De plus en plus le grand public qui n’est pas dans les arcanes de la profession semble percevoir que le métier de journaliste n’est pas aussi facile que l’on voudrait bien le supposer.

- Par Thomas H.

Moins bonne presse ! - Au premier abord, il apparaît comme un miroir aux alouettes ce métier-là. il attire ? il subjugue, il est captif. Puis à bien y regarder les jugements s’affinent. Longtemps une sorte de noblesse accouplée à du panache quelquefois mal placé a été adossé au savoir faire journalistique.

Mais depuis quelques décennies les choses ont bien changé. Les journalistes ont moins bonne presse. Alors la faute à qui ?

Aux journalistes eux-mêmes ! Oui qui se sont laissés embringuer dans des configurations qui leur ont ôté un peu de leurs prérogatives : trop de sollicitude de la part des attachés de presse, trop de sollicitations des cabinets de relations publiques et de communication, pas assez de distance vis à vis des politiques, trop de connivences avec les hommes et les femmes de pouvoir.

Avoir l'esprit libre...

Est-ce nouveau ? Pas vraiment. Souvent la force et le pouvoir qu’ils soient extrêmes ou plus insidieux ont permis de fabriquer les rails qui ont entraîné les journalistes à la dérive. Dérivations du«  droit chemin » de la profession et par voie de conséquence perversions étaient ou sont fréquentes.

Être à la hauteur - Refus de se hisser en rempart contre le pouvoir en excès, non volonté d’affirmation des valeurs du journaliste qui doit par exemple reposer sa question s’il considère qu’il n’a pas obtenu de réponse satisfaisante.

Celui ou celle qui exerce le métier de Journaliste est le garant de la liberté démocratique que crée son action. Il doit incarner le contrôle en quelque sorte, mandaté qu’il est par celles et ceux qui le lisent, l’écoutent ou le regardent. Sans ces valeurs fondamentales, la fonction n’est plus à la hauteur des espérances qu’attendent les lecteurs, ou les téléspectateurs. Et il y a forcément déception.

De journaliste, il devient alors un simple communiquant, un transmetteur, un relayeur qui fait de la communication sans se mettre en danger et ne remplit plus alors sa fonction. Comme les journalistes sportifs ou certains journalistes politiques. Être journaliste, n’est-ce pas informer sans compromission ?


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Publié le: 19 février 2010
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