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Que va-t-il advenir du collège Fernand Puech ? Voué à la fermeture sine die par le président du conseil départemental Olivier Richefou, décision non approuvée publiquement par le maire de Laval François Zocchetto, l’établissement situé en centre ville à quelques encablures d’un établissement privé, a été l’objet d’une série de onze réunions sous le vocable de Comité de Pilotage (Copil), « une instance d’informations mutuelles, et pas une instance de co-décisions » selon le conseiller départemental qui préside le Copil. Michel Hervé a bien voulu répondre aux questions de leglob-journal.

Manifestation en Novembre 2016 devant le conseil départemental à Laval

Entretien

-  leglob-journal : L’avenir de ce collège « à taille humaine » avec ses 290 élèves inscrits actuellement à la rentrée 2017, sera scellé dit-on « avant la Toussaint », mais qu’est-ce que cela veut dire ?

Michel Hervé : en fait une dernière réunion du Comité de pilotage (Copil) aura lieu le mardi 21 novembre. Je présenterais à ce moment là une synthèse des conclusions émanant de toutes les études conduites, que j’aurai rédigée avant la Toussaint ; c’est pour cela qu’on parle de cette date et je ferais état de 3 ou 4 scenarii possibles concernant le collège Fernand Puech. Voilà tout simplement.

- Comment s’est passée la dernière réunion du 19 septembre qui portait sur la « sectorisation », alors que celle du 12 avait trait au « bâtiment » ?

La dernière réunion en date, celle du 19 septembre dernier a été un peu houleuse sur la fin. Vous savez ce sont des réunions qui durent près de trois heures ...Dans les têtes des uns et des autres, chacun pense que le Comité de Pilotage (Copil) est une instance de décisions. Or le Copil, et je le rappelle à chaque fois, est une instance d’informations mutuelles, pas une instance de décisions. C’est dans cette optique que nous l’avons voulu.

- Vous pouvez nous en dire un peu plus sur les scenarii ?

Ce que je peux vous dire simplement, c’est qu’avant la Toussaint je rédige donc le document de synthèse avec trois ou quatre options concernant le devenir du collège Fernand Puech. Pour le 21 Novembre, date du dernier Copil donc, le document en question sera envoyé aux représentants du comité de pilotage composé de 40 personnes. La commission du conseil départemental se réunira le 28 novembre et en l’état actuel du calendrier du conseil départemental, il me semble qu’il sera trop court pour inscrire ce dossier en séance publique de début décembre. Il faudra sans doute attendre la séance publique de début 2018 pour que la décision soit présentée au vote des conseillers.

- Quelle pourrait-être cette décision qui appartient au Préfet de la Mayenne en dernier ressort ?

Je ne vais pas vous dire précisément, mais entre les solutions extrêmes, il y a de la place pour des solutions intermédiaires. Certains plaident pour des actes « forts et courageux ». D’autres dont je suis ont une façon plus pragmatique d’appréhender le dossier. En tant que Président président du Copil, et je ferais la synthèse de tout ça avant la Toussaint. Le préfet de la Mayenne pourrait être saisi du dossier au cours du premier semestre 2018.

- Pensez-vous que le Préfet pourrait aller à l’encontre de la décision finale préconisée par le conseil départemental de la Mayenne ?

Autrement dit, bloquerait-il ? Je ne peux en préjuger, mais je ne le pense pas...

- Une annonce de fermeture, Michel Hervé, puis la mise en place d’un comité de pilotage avec du temps et de « l’information mutuelle », pensez-vous que l’on pourrait s’attendre à un nouveau moratoire dans ce dossier ?

Écoutez, il ne s’agit pas de juger le collège au niveau de la pédagogie, et du travail fourni. Je suis même convaincu de l’excellent travail de l’équipe du collège. Mais nous nous intéressons au bâtiment. Il faudrait 500 000 à 700 000 euros pour effectuer des travaux à minima. Mais il faudrait en revanche dépenser 2,5 millions à la charge du Département pour des travaux complets et autant pour sortir de terre un gymnase, cette fois à la charge de la ville de Laval. Soit l’équivalent financièrement de ce que coûterait la construction d’un établissement neuf sur un site différent. Ce qui constitue une solution alternative.

- Politiquement, car il s’agit bien de politique, comment sortir honorablement de ce dossier, et pensez-vous que le principe de réalité sauverait la politique pure ?

Il y a eu, et vous avez raison de le souligner, du temps de donner à la réflexion, et la concertation après l’annonce de la décision de fermeture par le Président Richefou. Il faut que le principe de réalité comme vous dites s’applique, en envisageant les choses sur un angle nouveau. Tout le monde a à y gagner. Nous sommes des gens raisonnables, qui avons le sens de l’intérêt général, nous l’avons montré, et il faut que l’opinion publique mayennaise en ait conscience. Vous savez, le Copil je l’ai porté pendant un an et demi, et maintenant, il faut qu’on débouche sur une décision.

- Propos recueillis par Thomas H.

Lire aussi : Collège Fernand Puech : un copil qui horripile de plus en plus


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Michel Hervé : « entre les extrêmes, il y a de la place pour des solutions intermédiaires »

Publié le: 22 septembre 2017
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