Pour Géraldine Bannier, ce fut une «session extraordinaire» au Palais Bourbon

lettrelbigup-9.jpgLa toute première session de travail de  l’Assemblée nationale de l’ère Macron. Des réformes initiées par le candidat devenu Président comme le code du travail, ou bien la « moralisation » de la vie publique. L’Assemblée Nationale a travaillé tant bien que mal. Réussites ratés, et «couacs». Trop jeunes, pas assez expérimentés, et rompus aux rouages du pouvoir. Et pour cause, les députés ont voté souvent comme un seul homme, presque mécaniquement. Géraldine Bannier, élue dans la deuxième circonscription de la Mayenne tire pour leglob-journal le bilan de ses premières semaines de travail au Palais Bourbon.


Par Géraldine Bannier*


La session extraordinaire de l’Assemblée nationale a pris fin le 9 Août. Ce fut l’occasion, pour nous, nouveaux députés, d’entrer dans nos nouvelles fonctions et de découvrir l’ambiance de l’hémicycle.

Première mauvaise surprise : interruptions incessantes des orateurs – essentiellement féminins ou jeunes étrangement ! – par mes collègues situés sur ma gauche, députés républicains rompus à l’exercice qui nous expliquent que : C’est ça, l’assemblée ! ». Nous réagissons par des « Chut ! » ou des applaudissements pour couvrir leurs réactions.

«Des rapports parfois alambiqués à la loi»

On aurait pu imaginer un lieu où le respect de la parole politique eût été plus grand… Nous pouvons avoir des opinions différentes mais l’exprimer dans le chahut et le brouhaha ne me paraît pas digne de nos fonctions.

Autre surprise : les prises de parole sont parfois longues, occupent l’espace imparti (les 2 minutes, 10 ou 15 minutes accordées), avec des rapports parfois très alambiqués avec la loi en cours de discussion, et un contenu au final pauvre.

assnat-2.jpgC’est le fameux procédé d’ « obstruction » sur lequel il faudrait que les groupes de travail, voulus par le bureau de l’Assemblée et prévus en septembre, se penchent, pour plus d’efficacité de la procédure législative.
En 2017, la parole politique doit aller à l’essentiel et ne plus servir d’étalage à des egos qui n’espèrent qu’occuper la sphère médiatique.

 

Une fois sortis de l’hémicycle, nous nous retrouvons dans une ambiance que certains qualifient, à juste titre, d’« internat ». Effectivement, on se croise au petit-déjeuner, dans les lieux de restauration, collaborateurs et parlementaires de tous groupes, et on loge dans des bureaux-chambres, les uns à côté des autres.

«Des députés nouveaux qui n’ont rien d’hors-sol»

Les élus du groupe Modem se connaissent de longue date ; l’entente est parfaite, avec des personnalités différentes mais complémentaires ; chacun garde, comme cela a toujours été le cas, la liberté de s’exprimer librement au sein des réunions de groupe comme dans l’hémicycle.

La figure tutélaire de François Bayrou, initiateur du projet de loi sur la moralisation de la vie publique, est évidemment parmi nous ; nous continuons à échanger régulièrement avec lui. Il est très satisfait de voir les idées qu’il a défendues portées par un groupe parlementaire qu’il connaît bien et sera efficace.

Voilà : ce 9 août, notre session prend fin. Après un repos bien mérité, chacun s’attellera à reprendre contact avec le terrain ; être à l’écoute toujours… Pour des députés nouveaux qui n’ont rien d’« hors-sol » comme ne cesse de le faire croire l’opposition.

*Députée de la Mayenne – MoDem-LREM

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