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- Par Martin F..

A peine 5 ans après la révolution qui chassa Hosni Moubarak et moins encore après la destitution du Président Morsi, la situation en Égypte semble désespérément connue. Un ancien haut gradé de l’armée à la tête du pays qui étouffe la société civile, fait pression sur les médias et prohibe certaines formations politiques.

Parti pris

Al-Sissi et Moubarak, Mabourak ou Al-Sissi, la chose à de quoi décourager, elle est en tout cas la preuve, s’il en fallait une, de la puissance et du poids de l’armée qui depuis Nasser est le véritable instrument de pouvoir et du pouvoir dans le pays.

Terrorisme - Le fait que le pays soit à nouveau sujet d’attentats sert de justification au pouvoir en place pour étendre son arsenal juridique. Un arsenal pourtant déjà bien fourni, ce qui lui permet de réprimer légalement.

Outre les Frères musulmans qui font l’objet d’une véritable chasse aux sorcières depuis 2013, ce sont toutes les catégories sociales susceptibles de protester ou d’être en désaccord avec le pouvoir qui sont visées. Des militants des Droits de l’Homme en passant par les journalistes, les étudiants et d’autres encore.

Realpolitik - Face au phénomène, la communauté internationale, États-Unis et France en tête, ne réagit pas ou très peu. C’est qu’une fois de plus la liberté d’un peuple semble sacrifiée sur l’autel de la géopolitique. On préfère, en effet, une dictature militaire qui contrôle le pays d’une main de fer le rendant stable. Et pour cause, l’Égypte est aujourd’hui un îlot de stabilité stratégique coincé entre un Sahel et une Libye bouillonnante à l’Ouest, et un Proche et Moyen-orient chaotiques à l’est.

Cette situation en fait un partenaire privilégié pour les occidentaux, bien contents de pouvoir compter sur un État qui entend peser à nouveau sur la scène régionale. Les négociations de sortie de crise de la bande de Gaza à la fin de l’été ayant été souhaitées et dirigées par l’Égypte avec Le Caire comme hôtes des délégations internationales.

Dans ces conditions pour la communauté internationale qui soutient le président égyptien il est urgent d’attendre. On peut néanmoins s’interroger sur la durée réelle du règne sur le terrain du Président Al-Sissi ; le peuple égyptien ayant, par deux révolutions successives, éprouvé le pouvoir populaire et goûté la liberté.


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Quand l’Histoire se répète

Publié le: 16 novembre 2014
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