Un mur qui tombe

Un mur qui tombe, c’est de la liberté en plus. Un mur qui se lève, c’est de l’incompréhension, à tout le moins, de la distanciation. Celui qui se trouve entre vous et votre voisin, vous avez envie de le conserver intact, parce qu’il vous préserve dites-vous et vous procure une certaine intimité. En revanche celui qui sépare 2 nations, 2 pays, 2 peuples en 2 mondes idéologiques différents, et qui écarte l’individu l’un de l’autre et qui déchire peu à peu les familles, celui-là vous n’avez qu’une seule envie bien sûr , c’est de le voir s’effondrer.

Par Thomas H.


L’Allemagne de l’Est l’appelait « mur de la paix » et l’Allemagne de l’Ouest « mur de la honte ». Un mur-sécurité érigé pour éviter toutes tentatives d’ingérence des dogmes.
Un ouvrage pare-idées qui finalement sous les coups de boutoir des hommes et des femmes et de la communauté internationale finit par se retrouver démonté. Pourtant, il a duré. Majestueusement incongru, et protégé par des miradors et des soldats en armes aidés de chiens, pendant toutes les années d’après guerre. Les années de la Guerre froide où le monde était scindé en 2 blocs.

Le cri de la liberté - Photo Raymond Depardon
Le cri de la liberté – Photo Raymond Depardon

Ce mur devenu symbole n’était-ce pas une manifestation concrète de cette attitude de guerre non assumée fort heureusement où il ne restait plus qu’à s’observer, se jauger et s’imaginer? Mur de privations physiques, psychiques et culturelles, sécurité contre les idées jugées subversives

Tombé le mur, il y a 20 ans. Par la force des éléments, la concentration, le volontarisme et l’aide aussi de l’Église. Un Mur en moins mais pour combien de plus ? Aberrations un temps, les murs sont à présent tolérés dans la presque indifférence.

Ainsi le « mur de sécurité » en Israël que le gouvernement a construit autour de la Cisjordanie et de Jérusalem est une clôture trois fois plus haute et deux fois plus large que le mur de Berlin, ou bien ceux qui séparent les États-Unis du Mexique, à la frontière. Elles sont dressées ses barrières parfois symboliques pour éviter le passage de clandestins d’un pays à l’autre, sécurité contre les hommes.

Mais les murs les plus tenaces ne sont-ils pas ceux de l’inconscience, de l’intolérance, et de la haine qui en découle? Nous qui sommes libres car en dehors en tout cas des périmètres des geôles et des prisons de nos société dites avancées, libres de nous exprimer et de penser plutôt sereinement, essayons une fois au moins de saper les bases de ces sentiments effrayants qui envahissent peu à peu nos concitoyens et se propage nt de plus en plus vite : l’indifférence, la xénophobie et le racisme.

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