Morale législative

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 Par Thomas H. –

Légalité, légitimité, moralisation. La régulation commence bien-sûr par la loi universelle qui permet une juste égalité de principe. La régulation ne passe certainement pas par le contrat comme on voudrait nous le faire croire, car dans ce cas qui fixe les règles ? Des règles qui ne sont pas applicables pour tous car elle sont contractualisées entre quelques parties seulement . La moralisation passe donc par la régulation. Et la loi. Tout cela pose le principe du « vivre ensemble ». Mondialisation, moralisation, et gouvernance mondiale sont au cœur de la problématique. Essayons d’y réfléchir plus avant!


lettrea_big2.jpgcteurs économiques sont concernés bien-sûr mais aussi les États. Mais pas que. La responsabilité des entreprises redevables par principe de la loi sur le territoire Français doit être engagée lorsqu’elles agissent à l’étranger. Et elles doivent répondre de ces mêmes lois et ne pas s’acquitter de celles du pays qui accueille.

Le cas de Noz’, ce soldeur, qui a éteint des emplois en Mayenne pour délocaliser un service entier, celui de sa comptabilité, en Roumanie, est de ce point vue symptomatique et moralement inacceptable même si rien n’empêche légalement l’entreprise en cause d’agir de la sorte. Engagements sociaux et sociétaux ne peuvent être exclus de la nécessaire moralisation y compris dans le monde de l’entreprise.

Inciter plutôt que contraindre ? Certes. Les règles du jeu sont de plus en plus contraignantes et pourtant de plus en plus inopérantes. Pourquoi? Parce que la morale est dictée par l’individu, pas en fait par la collectivité même si c’est le cas. La collectivité dépend du respect des lois édictées, respect par les individus et donc par les groupes d’individus qui s’agrègent pour finalement former ce qu’il est convenu d’appeler Société. Société collective. Transparence donc en matière d’économie? C’est franchement nécessaire!

Préserver – Ayons conscience que la transparence est également dangereuse en matière d’individualité. Car les frontières sont poreuses entre ce qui est du domaine public et ce qui demeure du privé. Et il ne faut surtout pas atteindre à ce qu’on appelle la vie privée qui doit rester un jardin secret. Au nom d’une certaine laïcité. Contradictoire, au nom de la transparence moralisatrice ? Pas vraiment. N’existe-t-il pas une morale individuelle, et de ce fait plurielle. Est-elle pour autant universelle? Non à priori.

La mondialisation est un espace qui offre des possibilités aux entreprises, aux décideurs, aux individus, des offres de choix multiples et en même temps différenciés. Les manifestations de rue se multiplient au nom de la moralisation appelée ici pour plus de dignité et d’égalité, ou bien là pour plus de conservatisme. On observe un consensus sur les valeurs universelles des Droits de l’Homme.

Existe-t-il pour autant une morale universelle ? La réponse est non, les critères des valeurs ne sont pas identiques. Par exemple, la liberté pour un russe n’est pas celle d’un français, d’un ressortissant d’un pays africain ou bien d’un chinois. Relative moralisation donc dans le concert de la mondialisation.


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