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1914-2014, entrons de plain pied dans l’année Jaurès. L’année 2014, c’est aussi celle de la commémoration de ce qu’on a appelé, d’une bien drôle de façon, la Grande guerre. Cette immense boucherie contre laquelle en amont l’homme Jean Jaurès et l’homme politique avait lutté de toutes ses forces jusqu’à en mourir.

- Par Thomas H.

Le 31 juillet 1914, le fondateur de l’Humanité était assassiné à Paris. Il allait avoir 55 ans. Son journal avait prit fermement position cette année contre la guerre qu’on annonçait. Le lendemain le journaliste Louis Dubreuilh qui était présent dans le restaurant Le croissant au moment où le drame s’est joué raconte : « Jaurès est mort, il a été tué sous nos yeux par deux balles assassines. A la minute où il fut ainsi mortellement frappé, il s’entretenait avec nous des événements si graves qui acculent l’Europe à une catastrophe sans précédent dans l’histoire […] Il nous disait comment par un viril et lucide effort le gouvernement français pouvait encore sauver des horreurs d’un cataclysme universel la France et l’Europe avec elle. »

Merci a http://caradeumsoboles.over-blog.com/article-29002492.html

Sa capacité oratoire, sa présence naturelle, son imposition sur la scène de la tribune de la Chambre des députés comme on disait à l’époque, Jaurès était tout cela à la fois. Agrégé de philosophie, c’était aussi un homme d’idées et de convictions, un homme qui croyait le « Socialisme ancré dans la République  » ; un journaliste hors pair aussi qui s’inspire du naturalisme qu’avançait Émile Zola dans son œuvre, toujours si proche des petites gens et des sans grades. Pour le journaliste Jean Jaurès fondateur de son journal en Avril 1904, dont il était le directeur politique, il s’agissait de pousser l’enquête objectivement et jusqu’au bout.

Anatole France, Jules Renard, Octave Mirbeau ou Tristan Bernard écrivirent dans l’Humanité, que des futurs grands ! La rédaction comptait beaucoup d’agrégés et de normaliens, ce qui fit dire à Aristide Briand, cette phrase désormais célèbre : « ce n’est pas l’Humanité mais les humanités !  »

Jean Jaurès nous a donné une leçon d’action et de courage ! De l’Affaire Dreyfus pour laquelle il s’est engagé, aux mineurs de Carmaux qu’il a aimé et soutenu, avec ses discours ardents contre les réactions anti-ouvrières durant les grandes grèves, l’anti-colonialisme, en passant par sa défense de sa foi républicaine et de la Paix. Son militantisme passionné lui fit perdre la vie.

« Martyr sublime de la paix » écrivait au lendemain de son assassinat l’Humanité. Le quotidien socialiste ajoutait aussi dans ses colonnes que le peuple de France et au delà avait perdu un grand bonhomme. Hommage, 100 ans plus tard, à ce « grand mort » de France.


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Jaurès est toujours resté dans le camps des travailleurs

Publié le: 15 avril 2014
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