| Retour à la Une
leglob-journal
Journal d'informations, d'investigations, d'analyses et d'opinions sur la Mayenne

C’est un fait, la cravate s’est habilement positionnée pendant plusieurs décennies, pour finalement régir le monde d’un « nœud de fer ».

Elle s’est tout d’abord enroulée autour des cous de militaires, puis a tourné autour des nuques de la cour française courant 17e siècle, pour se propager ensuite à toutes sortes de professions dotées de quelques responsabilités. Petite histoire de la cravate.

- Par Martin F.

a cravate est apparue sous Louis XIII. Elle était à l’époque un simple attribut de l’uniforme réglementaire du régiment des hussards croates. Et oui, le régiment fut nommé plus tard, sous Louis XIV, Royal Cravate et il correspond aujourd’hui au 10e régiment de cuirassiers de l’armée française. Le mot contemporain cravate trouverait donc là son origine, il serait en fait une déformation du mot croate.

La cravate ne date donc pas d’hier et cet accessoire noué et serré, qui pend de nos jours au cou de millions d’hommes, domine le monde depuis plusieurs siècles.

Banquiers, avocats, hommes d’affaires, magistrats, hauts fonctionnaires, lobbyistes, commissaires, PDG, militaires, députés, ministres, présidents, etc. Elle fait partie de la tenue réglementaire stricte de toutes ces professions.

Autorité Pris à la gorge par la cravate... - Qu’elle discours à l’Assemblée générale de l’ONU, qu’elle vote dans n’importe quel parlement du monde ou qu’elle siège dans un quelconque Conseil d’administration, cette marque d’autorité et de responsabilité portée systématiquement dit clairement à ceux qui n’en porte pas, « je suis un homme important et sérieux ».

Conformisme

Esthétiquement, la cravate peut-être très élégante, très agréable même, mais elle reste un grand symbole du conformisme à l’occidentale. Ce bout de tissu reste l’apanage de décisionnaire masculin, généralement âgé et qui occupe la plupart des postes à responsabilité de nos sociétés modernes.

Dress-code - Ce bout de tissu, décidément tyrannique, est devenue planétaire et représente bien l’écrasante influence de la culture occidentale et notamment états-unienne sur le reste du monde. Elle s’est imposée partout, de l’Afrique à l’Asie, en tout cas jamais séparé du costume sombre souvent mal coupé.

Règlementaire pour de nombreuses professions, la cravate fut pensée pour des hommes. C’est devenu même un dress-code. Cette presqu’armure ne laisse donc aucune place à la gente féminine, car une femme portant une cravate est, au mieux une gravure de mode, au pire un garçon manqué. Et pour ce qui est des jeunes hommes, elle est un élément obligatoire si celui-ci espère être pris un minimum au sérieux.

La cravate est définitivement un accessoire archaïque pensé par et pour les hommes. La cravate finalement, l’important n’est-ce pas qu’on en vienne à bout !


Réagir

La cravate, ce tyran !

Publié le: 11 octobre 2012
- Lire aussi d'autres articles de la rubrique: leglob-société
Regard Commentaires Libertés
Acteur et vecteur de la Pensée critique en Mayenne : leglob-journal
leglob-journal, votre journal indépendant en ligne - Informations, Analyses, Opinions en Mayenne - Lisez leglob-journal - Nous contacter par mèl : redaction@leglob-journal.fr
© leglob-journal 2017 - Mentions légales - Editorialisé avec SPIP - se connecter - RSS RSS