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Laval se mue en une cité du virtuel. Le temps de quelques jours. Le temps de Laval-Virtual, la ville se dote d’une image éphémère et se positionne aussi sur l’internet avec cette appellation internationale lisible par tous les internautes. La voilà dotée d’une image de modernité, liée à la fibre optique, l’informatique, les écrans. Mais aussi la 3 D, la réalité virtuelle et la réalité augmentée.

Cet article a été publié la première fois en avril 2011 sur leglob-journal.fr

- Par Thomas H.

Un pari - Laval vote pour le futur. En transformant la salle polyvalente en salon de la Réalité virtuelle tous les ans. Et la mayonnaise prendrait en Mayenne. Les japonais sont là et les États-Uniens d’Éon reality aussi qui croient en Laval, comme « lieu unique au monde » pour attaquer le marché européen. Petit à petit Laval ferait donc son trou dans le virtuel, ce procédé qui permet entre autre de reproduire la réalité et même de l’augmenter. A des fins industrielles. Mais aussi ludique et éducatif. En souhaitant que ce ne soit un trou noir !

Imaginez-vous virtuellement bien-sûr dans le futur de Laval en 2030

Le projet d’aménagement du site du 42e RT désaffecté avec la création de la cité de la réalité virtuelle est encore dans les cartons et sur les brochure. Mais on anticipe. C’est l’intention qui compte, n’est-ce pas ? Et c’est bien peut-être ce qui est retenue par la Fondation Territoires de demain.

La réalité, c’est qu’elle vient d’accordé son label à la ville de Laval. Un trophée remis lors de la cérémonie de clôture de Laval Virtual. Un symbole d’encouragement ou bien un trophée symbolique soulignant les efforts accomplis ? Les 2 en fait.

Synergies et partages - Ce n’est qu’une reconnaissance remise en grande pompe à la ville et ce fut l’occasion d’une photo-poignée de mains comme la presse locale en raffole, entre le Président de la Fondation et le député-maire de la ville récipiendaire.

« La Fondation entend développer les synergies et le partage d’expériences entre les différents réseaux d’innovation déjà existants et ainsi démultiplier leur capacité d’action et leur rayonnement à l’échelle européenne et internationale  » peut-on lire sur le site internet de la Fondation. Voilà un dessein qu’il est beau !

La vocation de la Fondation Territoires de demain « est d’aider les décideurs territoriaux à penser, concevoir et mettre en place les villes et territoires de la connaissance dans lesquels les citoyens seront véritablement informés, ouverts, à l’écoute et entendus. » Oups ! Sacré challenge en Mayenne !

Du très haut numérique - De fait la Ville de Laval s’est lancé dans le Très Haut débit et a passé une convention avec France-Télécom-Orange pour un « équipement qui se veut performant dès 2012  ». Mais qui s’installera en fait par tranches. En termes de communication, voilà qui est bien pensé, et c’est vrai que 2012 c’est plus vendeur, car n’est-ce pas déjà demain ?

Ainsi les entreprises présentes sur Laval et la première couronne de l’agglomération accéderont à du 100 Mb/s (Mégabits par seconde). Ensuite ce sera le tour des vingt mairies qui composent l’agglomération d’être reliées entre elles par de la fibre optique pour un débit de 20 à 100 Mb/s. Ce n’est que dans un troisième temps qu’il est prévu que 55 à 60 % des foyers de Laval et Saint-Berthevin bénéficient de la fibre optique.

Enfin, 7 % de la population en zone rurale et isolée accéderont à un minimum de 2Mb/s. On le voit la progressivité éloigne à nouveau les zones rurales de la desserte immédiate, cette fois en raison du calendrier.

Le Très Haut débit passe par le déploiement de la fibre optique. Fil en verre ou en plastique très fin, il a la propriété de conduire la lumière ( c’est beau ! ) et sert dans les transmissions de données à la fois terrestres et sous les océans. La fibre optique offre un débit d’informations nettement supérieur à celui des câbles qu’on dit coaxiaux et supporte un réseau à «  large bande » par lequel peut transiter aussi bien la télévision, le téléphone, la visioconférence ou bien les données informatiques.

Très Haute technologie coûteuse - Mais raccorder de l’infiniment petit - essayer par exemple de relier 2 fils nylon définitivement sans que cela ne se voit trop ! - pour que la fibre devienne une vraie « autoroute de l’information  » comme on disait avant le passage à l’an 2000, cela a un coût. « L’investissement public sera de 7 à 8 millions d’euros, pour un cout total de 16 à 20 millions  » selon la ville.

De son côté Orange communique à sa façon. Sur le fait que Laval est devenue en début d’année « la première agglomération couverte à 100% par le THD grâce à un co-financement public-privé ». On peut lire encore sur le net : « 100 % des foyers et des entreprises seront couverts en THD d’ici 7 ans.

Plus de 200 km de fibre permettront ainsi un déploiement homogène entre les zones les plus denses et les zones pavillonnaires (80 % de chacune des communes couverts en 36 mois). Une solution intermédiaire est proposée avec un débit de 2 Mbit/s pour tous d’ici 12 mois via le satellite. »

«  Un facteur d’attractivité essentielle pour Laval Agglomération  » se gargarise France Télécom-Orange qui obtient tout de même une délégation de service public qui lui est confiée pour 25 ans. Un quart de siècle !

« Laval va pouvoir renforcer son leadership dans le domaine de la réalité virtuelle et augmentée » analyse l’opérateur historique. Et de mettre en avant les avantages de ce contrat-convention entre les 2 parties qui doit être à tout le moins intéressant.

« Le Très Haut Débit permettra également aux particuliers de télécharger, en quelques secondes, des photos et des vidéos. Ils pourront bénéficier non seulement des services tripleplay (internet-téléphone-télévision) avec un confort accru, mais également de profiter des nouveaux services (existants et à venir) permis par cette technologie (la TV 3D, le télétravail, l’e-santé, etc.). La collectivité investira 9,8M€ pour la mise en place du THD. » Orange dans sa présentation ne fait pas de quartier.

André Loechel, le Président de la Fondation Territoires de demain qui vient d’inscrire Laval dans son carnet de liaison avec les autres villes qui « développent des projets d’innovation et de rupture  » résume ainsi ce que représente finalement le label qu’il vient de décerner : « en définitive, notre objectif est d’aider les différents acteurs à penser, à concevoir et à mettre en place les territoires de demain (...) et le monde qui en découle (...) » Fichtre !

Et c’est Laval,« la socialiste », qui loin de la « rupture » réalise ce qui avait été initialement mise en place par l’équipe libérale de l’ancienne majorité D’Aubert. Augmenter la réalité de l’utopie « réalité virtuelle » sur laquelle l’ancien maire de Laval de droite avait beaucoup misé. Sans doute une histoire de fibre.

Cet article a été publié la première fois en avril 2011 sur leglob-journal.fr


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Laval Virtual, une histoire de fibre

Publié le: 10 avril 2014
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