La French Fab en Mayenne, un coq bleu pour jouer collectif

LABEL in Mayenne – French connection, French couture, French Lover, French kiss, French food, French tech, et maintenant French Fab ! La mode est décidément à l’identitaire, même en matière de marketing et de communication avec en plus une touche d’anglo-saxon. Le « French  » se porte bien et même se revendique ; le « français » fait ringard à présent. On connaissait le Made in France, voici la French Fab !


Par Thomas H.


Une quarantaine d’industriels en Mayenne se massent déjà derrière le label French Fab autour du monde industriel. Déclinaison de la Tech, pour Digital Technologies, la Fab pour fabrication se veut plus terre à terre. Derrière ce label selon Laurent Lairy, l’image du chien en collectif : « on chasse en meute » explique le président de Made in Mayenne et PDG de Protech’homs. Le label comme vecteur de business à l’international.

La «fierté, symbolisé par le coq » pour Olivier Richefou. «On affirme que l’on croit au modèle industriel  » ajoute le patron du Département. On est fier, on veut y croire, il faut « promouvoir aussi l’industrie du futur, de créer des mutations pour demain, des savoir-faire d’avenir en lien avec des startups » avance le président du Medef 53, le patron d’Actual. C’est beau.

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Des chefs d’entreprises attentifs dans la salle de réunion de Wilo à Laval

barreintertitre.jpgCousinade

Tous derrière et lui devant. Lui, c’est donc le coq bleu, véritable déclinaison du coq rouge de la French Tech. Il s’agit selon le patron de la Sodistra en Mayenne, Erwan Coatanéa à l’origine du label du coq en 3D, d’agglomérer : « à l’étranger, grâce à ce symbole visible, on transforme un endroit en cousinade en l’espace de quelques temps». Cool! Ce serait un facilitateur et cela marcherait. Le coq relie, même monté sur ses ergots, il agrège, valorise, identifie et comme à chaque fois tout le monde est prié de se ranger derrière cet « étendard  », sauf à se marginaliser en cas de refus. Une histoire de cocorico. Premier test grandeur nature, le salon industriel de renommé mondiale à Hanovre en 2018.

Bon. C’est « une marque de différenciation » selon Samia Soultani-Vigneron, une «offre de la visibilité» à l’international. Soit. «La région Pays de la Loire a été la première à se lancer dans cette démarche qu’elle approuve à 100 %! » L’élue rappelle aussi au passage que la Région Pays de la Loire, qu’elle représente, est au deuxième rang en terme d’emplois industriels. Et que la Sarthe, département voisin de la Mayenne est sur le point de rejoindre le club de la French Fab. Pierre-Yves Bally, le boss de Wilo, spécialisé dans la fabrication de systèmes de pompage, accueille chez lui, dans ses murs où travaille 600 personnes, le lancement de ce label bleu de France et le voit d’un très bon œil car « Nous travaillons avec la Chine notamment et énormément à l’exportation ». Alors.

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Marketing, stratégie et communication ciblée sur écran géant

barreintertitre.jpgAttractivité

Le petit coq bleu horizon de la French Fab intronisé officiellement le 2 octobre dernier par le ministre de l’Économie Bruno Le Maire pourrait apparaître « pourquoi pas! » sur les produits industriels au coté du Made in France. Comme le Label rouge pour les poulets fermiers signe de qualité. Sauf que « lancé nationalement, cela ne suffit pas ! avance le président de la CCI Patrice Deniau, Il faut aussi que le label soit repris localement ». Il faut, en quelque sorte, s’investir dans l’investissement French Fab!

En Mayenne, «territoire de production », c’est donc déjà fait. Le 53, « le plus petit département de la région Pays de la Loire » selon Samia Soultani est premier! Qu’on ne rêve pas! Premier à se labelliser French Fab. Premier à franchir le pas sans doute parce qu’il y a une certaine urgence, en terme d’attractivité notamment. Malgré de gros efforts, malgré une LGV qui raccourcit les distances, le département est à la peine. Geoffroy Roux de Bézieux, le futur patron national du Medef, au cours d’une présentation de « L’Entreprise du futur » récemment à Laval, ne s’était pas privé de le faire remarquer publiquement devant un parterre de chefs d’entreprises, sans doute très attirés par la remarque de leur N°1.

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