Le ministre visite l’usine Gruau de l’intérieur et salue son travail

Le véhicule de la Police nationale est vérifié en bout de chaîne, avant la sortie de l’immense atelier

« J’ai oublié de dire dans mon discours qu’en un an, Gruau avait créé 240 emplois… » me confie Patrick Gruau. Il est comme ça, humble et modeste, le PDG de cette «très belle entreprise mayennaise» située Saint-Berthevin près de Laval, dont 10 % des effectifs travaillent à réaliser les commandes pour le ministère de l’Intérieur.

Bruno Le Roux qui a pris le relais de Bernard Cazeneuve à la commande des forces régaliennes en France était en visite le 17 mars 2017 chez Patrick Gruau, du moins dans l’une de sa vingtaine d’usines. Il a tenu à saluer le travail du carrossier-équipementier mayennais qui se présente comme un «acteur global dans le domaine du véhicule utilitaire».

Par Thomas H.


«Ne croyons pas que les véhicules de Police, et de gendarmerie [mais aussi Douanes, Sapeurs-Pompiers, ambulances, etc. NDLR] sortent comme ça du constructeur ! Vous y êtes un peu pour quelque chose, dans cette réussite » a lancé le ministre qui a découvert aussi, au passage, les nouveautés mises au point par le carrossier mayennais et son équipe d’ingénieurs au service « innovations ».

« incognito »

Un ouvrier travaillant à la fixation d'un gyrophare
Un ouvrier travaillant à la fixation d’un gyrophare

Comme par exemple le pare-soleil « incognito » , appelons-le comme ça. Il permet aux voitures banalisées de se transformer en voiture de police en un tour de mains.

Simple pour le fonctionnaire, il suffit de glisser une languette spéciale et lumineuse, marquée Police, qui fonctionne sans pile mais, fait contact avec le pare-soleil et s’éclaire, et le tour est joué.

Avant le mot Police était insérée constamment dans le pare-soleil et le policier devait le faire pivoter, ce qui était facilement repérable quand les six lettres éclairées n’étaient pas apparentes. Pas simples pour les planques.

Le fameux système qui était jusque là-intégré au pare-soleil
Le fameux système qui était jusque là-intégré au pare-soleil

Le groupe Gruau selon le ministre de l’Intérieur « est obligé de continuer de se développer» a-t-il souligné lors de sa prise de paroles devant un parterre d’élus et de travailleurs. Se développer, c’est ce que fait Gruau apparemment , et sans attendre les recommandations de Bruno Le Roux.

« Je pense qu’il voulait dire surtout développement à l’international  » commente le PDG mayennais, car « le savoir-faire de Gruau est très reconnu à l’étranger » a-t-il déclaré au glob-journal, une fois le ministre parti. Bruno Le Roux avait fait dans son allocution également référence à de futurs marchés mais il a préféré ne pas les évoquer en présence des journalistes.

« Savoir-faire Gruau »

Quoiqu’il en soit, le développement, cela passe aussi par l’humain, c’est-à-dire par ces hommes et ces femmes sans qui aucune progression du chiffre d’affaires ne serait possible. Des ouvriers et des ouvrières, ne l’oublions pas, qu’on a généralement trop tendance à considérer comme des variables d’ajustement. À l’heure de la globalisation qui joue souvent les oublieuses de ce point de vue-là, il est bon aussi, tout simplement, d’essayer de s’en souvenir.

Sophie, une ouvrière en charge de la qualité
Sophie, une ouvrière en charge de la qualité
Un ouvrier du groupe Gruau
Un ouvrier du groupe Gruau

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