Demain Laval : Une liste « au centre de[s] gravité[s] des lavallois »

« Demain Laval entre dans la course aux municipales! » : c’est le tête de liste, Florian Bercault qui le dit mettant fin ainsi au suspens – quasi insoutenable – d’une deuxième liste positionnée à la gauche de celle du maire sortant. Florian Bercault mènera donc cette liste de 43 noms issue du « collectif Demain Laval! », devenu par la suite un « mouvement participatif » autonome après l’échec des négociations menées avec la liste Laval, Écologiste et Solidaire autour d’EELV, et considérée trop à gauche.

Une liste « humaniste, progressiste et écologiste »

Par Thomas H.


Elle est « située entre une certaine gauche d’appareil sous la domination de l’extrême gauche et la droite pure et dure », voici, comme le dit Florian Bercault, la liste Demain Laval, « au centre de gravité » à gauche.

30 ans, chef d’entreprise au service du financement participatif dans le secteur des énergies renouvelables, il est a présent « un analyste financier». Celui qui se voit maire de Laval, habite le quartier Saint-julien, a fait le collège Sainte-Thérese à Laval, puis HEC et Sciences Po. Un parcours qui le mène dans une start’up à « croi[re] à la finance humaine au service de l’homme et pas l’inverse, à la tête d’une équipe de personnes« .

Florian Bercault est marié depuis l’été dernier à Flora Gruau, – élue d’opposition au conseil municipal de Saint-Berthevin et conseillère communautaire. La première fois qu’il a rencontré leglob-journal, il s’est décrit comme « un citoyen libre mais avec des valeurs ». Déjà dans le mouv’ socialiste au moment des dernières Législatives, il avait confié avoir « travaillé à la campagne de Marie-Noëlle Tribondeau« .

Quand on tape Florian Bercault dans un moteur de recherche, on tombe sur Estiméo dont notre tête de liste lavalloise est le « président-fondateur ». On peut y lire :  » Multi-engagé, Florian est vice-président du Club des Jeunes Dirigeants Financiers, membre de l’Advisory Board d’Orange Business Services, vice-président des Franco-British Connections, et, membre du comité du comité de rédaction de la revue de gestion des risques Préventique. Il publie régulièrement dans les médias nationaux et spécialisés notamment en tant que contributeur Forbes où il tient une chronique hebdomadaire sur les startups. »

« Une liste sans quota de partis »

« Notre liste est à 80% citoyenne, sans quota de partis » lance-t-il en faisant référence a la liste emmenée par EELV. Forcément, sommes-nous tentés de dire, puisqu’il s’est agit, finalement, de rassembler des « lavalloises et des lavallois de la société civile, connus pour leurs engagements et leurs savoir-faire » avec des noms de personnes encartées dans un parti, celui du PS, sans que le nom de ce dernier ne soit cité. Citons au premier chef, Caroline Garnier, co-secrétaire fédérale du Parti Socialiste en Mayenne (Centre-ville), mais aussi Jonathan Guillemin, 35 ans (agent de sécurité – Saint-Nicolas) au PS depuis 2007 et qui souhaite « faire entendre la voix des quartiers populaires« , ou Nathalie Rannou, coiffeuse à domicile qui habite la rive droite de Laval et qui se trouvait déjà sur la liste de Guillaume Garot et de Jean Christophe Boyer, encartée au PS.

« Laval, une ville qui n’avance pas, que l’on dit sans projet, avec en plus des difficultés financières notoires, soulignées par la Chambre régionale des comptes « , analyse le prétendant au fauteuil de n°1 à la place de François Zocchetto et qui « espère un venir pour Laval. Une ville juste, durable et citoyenne, en co-construction avec l’ensemble des habitants…Laval avec vous donc, plutôt que Laval pour vous [Nom de la liste du maire sortant, NDLR], qui se veut paternaliste et condescendant. »

Caroline Garnier, Eric Paris, Florian Bercault, Nathalie Rannou, Georges Poirier, Lucie Chauvelier et Jonathan Guillemin – © leglob-journal

Outre les noms de ceux déjà cités dans un précédent papier, on note la présence d’Eric Paris, 60 ans pédiatre à l’hôpital de Laval qui se dit « pour la liberté de parole, et pour un bien-vivre à Laval qui se doit de se trouver une identité forte« . Le médecin qui a été sollicité pour rejoindre la liste s’est dit séduit par « la diversité de parcours et d’âge » qui se constate déjà dans la « bonne moitié » des personnes qui pourront se situer sur Laval Demain.

« Pour une écologie sociale et non punitive »

« Nous ne sommes pas dans la marketing politique. » déclarait Florian Bercault. Mais « pour une écologie qui ne taxe pas les citoyens, il n’y aura pas de taxes incitative sur le ramassage des poubelles« , comme cela se fait à Château-Gontier. Et « si demain je dois renouveler le parc des bus à Laval, dit-il, ce ne sera pas par des bus fonctionnant au diesel... » L’écologie, ce pourrait-être aussi  » plus de rues piétonnes, pourquoi pas… » Mais pas question de hausse d’impôts, Florian Bercault n’exclue pas le contraire, non plus. « Nous sommes pour une écologie sociale et non punitive » amène-t-il sur la table après quelques questions, en référence aux mesures prises par par le gouvernement qui ont déclenchées le mouvement des Gilets Jaunes.

D’autres idées ont été avancées au cours de cette conférence de presse. « Le renforcement du rôle de la Mayenne avec la création d’une promenade balisée le long de la rivière, piétons et cyclistes entre le Viaduc et Avenières ». La mise en place d’un Laval Service où si vous préférez : « les élus viendront dans les quartiers à la rencontre des citoyens » ; pour « le manque d’offre criante de soins » : place à des « maisons de santé mixtes de proximité« . Les seniors seront priés de venir en aident à leur concitoyens forts de leur expérience de retraité, à travers « une bourse des bonnes volontés et des savoirs faire qui soit intergénérationnelle ». Quant aux jeunes, et pour faire de « Laval une ville accueillante », il sera « créé un Pass-Jeunes et des animations, le jeudi soir« .

Des jeunes qui sont déjà au travail : comme Lucie Chauvrelier, qui est étudiante en droit et membre des Jeunes pour le climat. Elle habite le quartier de Thévalles et propose simplement que soit appliquée la loi de 2008 sur l’extinction des enseignes des commerçants pendant la nuit. Cela passe aussi par là, selon Laval Demain, la transition écologique.


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  1. Laval Écologique et Solidaire « trop à gauche », ça sonne comme un compliment, à une époque où le recours aux masques est la tendance majoritaire.

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