Vidéo – Classée sans suite, la plainte du maire pourrait se retourner contre lui

Jean-Pierre Thiot et Christian Briand. Le premeier a porté plainte contre le second. La justice l'a classée sans suite - © Photo Archives leglob-journal.fr
Jean-Pierre Thiot de face et Christian Briand – © Photo Archives leglob-journal.fr

Jean-Pierre Thiot, le maire de L’huisserie avait porté plainte contre Christian Briand estimant que ce dernier l’avait diffamé dans un écrit attenant à une enquête publique. La justice a classé sans suite : pour elle la diffamation n’est pas caractérisée. L’ex-maire de L’Huisserie réfléchit à présent à se retourner contre son accusateur pour dénonciation calomnieuse.


Par Thomas H.


La belle lettre J sur leglob-journal

Jean-Pierre Thiot avait déposé plainte en diffamation contre Christian Briand en octobre 2022 auprès de la procureure de la République.

Quelques mois et un an plus tard, après avoir diligenté une enquête de gendarmerie, la procureure de la République de Laval a fait savoir à l’ancien maire et actuel conseiller départemental qu’elle avait ordonné un « avis de classement (…) Après enquête, l’examen de cette procédure ne justifie pas de poursuite pénale (…) cette affaire a donc été classée sans suite.  »

C’est un tournant. Et c’est même selon celui qui avait été mis en cause un boomerang que le maire de l’Huisserie pourrait recevoir de plein fouet. Christian Briand réfléchit, fort de la décision prise

par la Procureure, à porter plainte pour dénonciation calomnieuse.

Contacté par leglob-journal, Jean Pierre Thiot, le maire de L’Huisserie qui semble ne pas admettre l’absence de poursuite et le classement sans suite devait nous déclarer : « Détromprez-vous, dans le courrier que j’ai reçu, la procureure écrit avoir trouvé quelques éléments de preuves » de la diffamation sans dire précisément lesquelles…

Pourtant à leglob-journal.fr,il avait assuré : « je souhaite une réponse quelle qu’elle soit de la part de la Procureure… C’est l’accusation qui pose problème, pas le contenu [La Délibération, NDLR], il a été travaillé avec la Préfecture. Mais falsifier une délibération, c’est une faute gravissime, ce n’est pas dans mes gênes et je ne peux pas l’accepter ! Vous vous rendez compte, si c’est justifié par la Justice, cela pourrait avoir des conséquences, comme une démission !…» ◼️


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