Les paroles d' »invisibles » en disent souvent plus!

Regards de vies. Vie dans les regards. Quand l’argent manque et les intentions d’achats sont fortes. Quand ceux qui les fréquentent rêvent à des vies meilleures. L'hypermarché concentre la population, mais aussi les magasins et toutes les envies. Il a fait l’objet d’une étude à la première personne parue dans un livre intitulé Regarde les lumières mon amour. Annie Ernaux son auteure a expliqué pourquoi elle avait choisi ce titre, parce qu’il s’agissait d’une parole d’une mère à sa fille qui lui indiquait les galeries du centre commercial hyper-décorées pendant les fêtes de fin d’années. Et qui brillaient de mille feux. Éloge de la grande surface.
Extraits par Annie Ernaux

« (…) Les super et hypermarchés ne sont pas réductibles à leur usage d’économie domestique, à la « corvée des courses ». Ils suscitent des pensées, fixent en souvenirs des sensations et des émotions. On pourrait certainement écrire des récits de vie au travers des grandes surfaces commerciales fréquentées. Elles font partie du paysage d’enfance de tous ceux qui ont moins de cinquante ans.

Si on excepte une catégorie restreinte de la population – habitants du centre de Paris et des grandes villes anciennes –, l’hypermarché est pour tout le monde un espace familier dont la pratique est incorporée à l’existence...


Contenu réservé aux abonnés

Déjà un compte? Je me connecte


Abonnnez-vous pour lire la totalité de cet article. Choisissez ci-dessous une formule de soutien pour avoir accès à tous les articles du Glob-journal et faites le choix de l'investigation en Mayenne



Choisissez l'abonnement qui vous convient



Abonnement mensuel
3 €/mois
Je choisis 3 € de lecture mensuelle.
Formule sans engagement, vous pouvez résilier à tout moment.
J'ai accès aux archives du Glob-Journal
Abonnement annuel
32 €/an
J'opte pour 12 mois de lecture,
Paiement en une fois, engagement 1 an.
J'ai accès aux archives du Glob-Journal

Contactez-nous : ici