Progression très nette à Laval en Mayenne du port du masque de la débrouille


Finalement, le masque s’impose dans cette épidémie qui n’en finit pas de défrayer la chronique. un port du masque qui au début était voué aux gémonies, et dont on nous disait qu’il ne servait à rien. Cet outil de prévention aura connu en France une destinée incertaine.

Haut les masques!

par Thomas H.


Méprisé au plus haut niveau, voilà qu’on impose le port de cet instrument préventif de façon obligatoire. Un revirement qui n’arrive pourtant pas masquer une certaine impéritie. Souvenons-nous du « je ne sais pas porter un masque » de la porte-paroles de notre gouvernement qui tentait de justifier la pénurie.

La situation en Mayenne a été jugée et qualifiée par les autorités qui ont placé le département en rouge au vu des chiffres et des seuils qu’ils dépassent. Officiellement les autorités écrivent : « Santé Publique France annonce que le département passe en situation de vulnérabilité élevée au regard des indicateurs de suivi épidémiologique. »

« En conséquence et considérant que le virus affecte avec une sensibilité particulière le secteur de Laval, le préfet de la Mayenne a décidé de prendre un arrêté préfectoral en date du 15 juillet 2020 afin de rendre obligatoire le port du masque, pour les personnes de onze ans et plus dans les établissements clos recevant du public au niveau des communes suivantes : Laval, Louverné, Saint Berthevin, L’Huisserie, Changé et Bonchamps-lès-Laval. » Mesure réclamée par de nombreux maires en Mayenne, qui commençaient à vouloir ouvrir le parapluie. Situation qui permet à certains de voir rouge.

Des masques dont nous avons été dotés rapidement par le Département dans des conditions qui ont défrayées là aussi la chronique, des « masques officiels » que l’on ne voit guère en ville. « Pas facile à nouer », c’est pour résumer, le leitmotiv qui revient le plus souvent. En revanche ceux que l’on achète dans le commerce comme les masques dits chirurgicaux et ceux qui ont été fabriqués « made in maison » se portent de plus en plus. Les masques de la débrouille sont aussi un moyen de se distinguer dans l’adversité, et la diversité.

Ici dans les rues de Laval, il est possible de rencontrer toutes sortes de protections, aux couleurs et aux formes différentes qui « égaient » les visages des Lavalloises et des Lavallois, y compris le masque complètement transparent comme la visière. Comme le montre ce trombinoscope réalisé rapidement dans la grande rue commerçante de Laval, et bien avant que leglob-journal ne soit informé de l’opération communication de la ville de Laval, le masque a malheureusement de beaux jours devant lui. Car le virus qui se déploie à nouveau insidieusement nous oblige à redoubler de prudence, avec soi-même et pour les autres.

Inciter à le porter est un devoir pour le responsable politique en général qui encourage ses concitoyens à apprendre à vivre avec. De ce point de vue, et « pour motiver le plus grand nombre à porter un masque dans les lieux publics mais aussi en ville, dans la rue… l’équipe municipale propose de lancer un défi photo intitulé #aLavalJePorteUnMasque. Ce défi consiste à se prendre en photographie (selfie) masqué-e et de l’envoyer par mail et sur la page Instagram du service communication de la ville de Laval. »

Il est dit dans le communiqué de presse que « les clichés envoyés seront publiés tous les jours sur le compte Instagram de la ville de Laval et seront, à la fin de l’événement, présentés sur une fresque géante installée en ville et dans les quartiers. L’objectif de ce défi est de fédérer les jeunes et les moins jeunes autour d’une action de sensibilisation« , explique Camille Pétron, adjointe à l’animation de la ville et des quartiers.

On le voit, #aLavalJePorteUnMasque vise à motiver le port de masque. Mais « c’est aussi un moyen de répondre positivement, de manière ludique et fédératrice aux annonces publiées dans la presse qui se veulent particulièrement anxiogènes. » ajoute la ville de Laval qui n’a pas tout à fait tort. Premier petit aperçu de ce que pourrait être cette « fresque géante » dans leglob-journal.



Photos © leglob-journal ◼