En Mayenne, ceux qui ont fait l’année 2019 – Par leglob-journal

L’année 2019 est derrière nous. Celle qui vient, gageons qu’elle sera remarquable, car c’est une année double avec ces deux 20 côte à côte. Elle devra nous apporter plus de conscience, et de sagesse. Que nous puissions, par exemple, faire vraiment machine arrière, sans contribuer, cyniquement, au réchauffement climatique qu’on nous annonce si néfaste. En attendant, 2019 est derrière nous. Voici ceux qui ont fait cette année d’actualité sur leglob-journal et qui se sont retrouvés sous le feu des projecteurs en Mayenne.

Volontairement ou pas, ils ont fait 2019

Par leglob-journal


Début Janvier 2019, le mouvement a pris racine depuis quelques semaines sur les réseaux sociaux. Il est inédit, on ne le cerne pas bien. Il est « protéiforme » peut-on entendre ici et là pour tenter de le qualifier. Les Gilets jaunes, mouvement de protestation, pour réclamer « plus de démocratie et moins de mépris », occupera la scène médiatique française pendant plusieurs mois en 2019 et réussira à faire trembler l’exécutif qui emploiera les grands moyens de police pour tenter de le juguler. La France sera coupée en deux. Il y aura ceux qui les comprennent et les autres.

Février, c’est Olivier Richefou qui se trouve en pleine lumière. Il y a un parfum de conflit d’intérêt qui flotte en Mayenne, mais personne ne dit rien. Leglob-journal révèle le montage financier qui lie le président du Département à Samuel Tual, le patron d’Actual en Mayenne et à l’époque président du Medef départemental. Votre média en ligne avance, preuve à l’appui, la somme de 500 000 euros contractualisée pour les 21 mois de sous-location au 13 ème étage de la Tour Montparnasse, soit 25 000 euros par mois. Le reste de la presse campe sur la somme de 250 000 sans sourcer son information. Quelques jours après la mise en ligne de cette information, Olivier Richefou qui avait lancé avec un sourire au fondateur du Glob-Journal un « Salut Mediapart ! » allait finalement lui interdire de se s’asseoir à la table des journalistes, comme il était autorisé jusqu’à lors. Pour vivre heureux en Mayenne, on ne doit pas savoir…

En Mars, l’Eglise fait son mea culpa. Personne morale, l’Eglise est sous le feux d’attaques incessantes. Le diocèse de Laval organise une réunion publique sur la pédophilie. Il y a du monde. On y apprend que depuis dix ans, deux religieux et un prêtre diocésain en Mayenne, se sont rendus coupable de pédocriminalité. « La vérité nous rendra plus libre et nous ne devons pas avoir peur » devait déclarer publiquement l’évêque de Laval citant le Pape François. L’Église en Mayenne avait décidé, contrainte et forcée, de sortir de son silence. Il devenait urgent de tenter d’exorciser « la plaie purulente, ce fléau ravageur au sein des familles. (…) couverts par des réflexes injustes de secret et [de] repli sur soi » selon les termes de l’évêque de Laval Thierry Scherrer.

Pédophilie : l’Église catholique dans la tourmente – Par Thomas H.

Avril 2019, un mois avant les Elections européennes qui ont eu lieu le 26 mai 2019, leglob-journal accueille dans ses colonnes, Georges Garot « le premier mayennais à devenir Député européen ». Le père du député PS Guillaume Garot raconte ses premiers pas européens. D’abord dans un mouvement de jeunesse, puis il évoque la Pac, l’Europe des 15 qu’il a connu, et l’élargissement de cette institution qui n’allait pas s’arrêter de fédérer. Georges Garot raconte aussi ce qu’il appelle la « sortie de route de l’Union Européenne », dénaturant le projet hérité des « Pères de l’Europe ». Sans nostalgie et avec lucidité, il dessine à nouveau ce que devrait être l’Europe, selon lui, celle des citoyens «porteurs de progrès».

Septembre, et la rentrée sociale. Dans un entretien accordé au Glob-journal, le syndicaliste Alain Grandin nous dit que « la peur ne doit pas nous empêcher d’agir ». Cet homme se bat depuis des années pour défendre les salariés d’une institution qui a très souvent défrayé la chronique. Syndicaliste à l’Adapei 53, un établissement d’accueil de personnes handicapés mentales, Alain Grandin raconte au Glob-journal, le douloureux épisode Fernand Hotton, celui du directeur et harceleur moral. Il parle avec passion et sincérité de ses combats, et de ses entretiens avec les élus et les représentants de l’État en Mayenne qui se sont soldés par une absence de résultats. Il nous fait comprendre que l’indifférence et le silence, qu’il regrette, sont des moyens de réponse à ses interrogations légitimes.

En novembre, un témoignage poignant. Celui de Jean-Luc Bansard est publié sur leglob-journal. Le directeur du Théatre du Tiroir à Laval parle 55 ans après les faits. Dans nos colonnes, cet homme, acteur et directeur artistique, raconte de ce qu’il a du vivre pendant plusieurs années à Mayenne dans le collège où il était pensionnaire alors qu’il n’avait qu’une douzaine d’années. Il évoque, le soir venu, « les mains moites du surveillant général (…) [qui] respire le dégoût… Ses mains sont un cauchemar, dit-il. Ce sont ces mains qui sont entrées, de nombreuses nuits … sous les draps, dans mon pyjama… (…) Le cauchemar le plus lourd de ma vie » dira Jean-Luc Bansard qui dévoilera aussi l’existence de son cancer. C’est la maladie qui le forcera à parler au lieu de se taire…swAA

Décembre, dans le calendrier de l’avant, à la date du 3 décembre, c’est François Zocchetto qui est sous le feux des projecteurs. Il vient d’annoncer qu’il renonçait à briguer un second mandat de maire de Laval alors qu’il avait dit quelques temps avant, devant un public conquis, qu’il était candidat à sa propre succession. Il jette l’éponge après le témoignage d’Audrey, cette jeune femme qui sous couvert d’anonymat a réactivé l’affaire romaine dans laquelle l’élu lavallois est impliqué. Prend-il les devants pour éviter d’autres révélations? Il terminera le mandat, et laisse la place, sans désigner quiconque, pour conduire la liste de la majorité sortante.

L’ex-sénateur en cette année 2019 a beaucoup pris du champs. Cette fois c’est volontairement, en février 2019, il annonce devenir le 41 ème avocat-associé du cabinet parisien De Gaulle Fleurance & Associés. François Zocchetto déclarait alors au Glob-journal que «Travailler à Paris évite tout risque de conflits d’intérêt à Laval», faisant allusion au cabinet ZRA, Zocchetto Richefou et Associés qu’il avait fondé à Laval et qu’il a quitté, laissant à son collègue Olivier Richefou les clients du cabinet dont « 95 % sont mayennais ». Un aveu implicite de conflit d’intérêt que François Zocchetto avait déjà soldé avec la création d’Apiane une société d’avocats indépendante qu’il avait fondée en vendant ses parts à Olivier Richefou.

Décembre encore, avec cette fois encore, un « homme de pouvoir ». Habitué à être dans l’ombre, il se retrouve sous les feux de la rampe. Dans un grand entretien accordé au Glob-Journal, Didier Pillon se dévoile, quelques jours après s’être imposé pour conduire la liste que François Zocchetto a lâché en cours de route. Au Glob-Journal, l’actuel maire de Laval devait déclarer après rejoint le cabinet d’affaires parisien De Gaulle Fleurance et Associés : « C’est évidemment que la politique, pour moi, ce n’est pas un métier (…). C’est certain que vous ne me trouverez pas à 75 ans dans une fonction élective! ça je peux m’y engagez… mais il y a un travail à continuer sur Laval avec toute une équipe, et je ne suis pas tout seul… »

Prémonitoire ? On peut l’imaginer en tout cas à la relecture de l’actualité et au regard des événements qui se sont enchaînés après cette déclaration. François Zocchetto redeviendra presque un simple citoyen en Mars prochain et c’est son adjoint à la culture qui se dit Centre droit qui va reprendre le flambeau de la campagne des municipales. Avec en prime, comme en 2014 sur la liste et en deuxième position, la présence à nouveau de Samia Soultani, l’ex-présidente de Les Républicains en Mayenne. Bis repetita placent*

*Les choses répétées deux fois plaisent.


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