Florian Bercault – « C’est la social-écologie que je veux porter »

Une « gauche moderne, réaliste et profondément humaniste », voilà ce que souhaite incarner Florian Bercault. A trente ans, ce chef d’entreprise à la tête de dix salariés sur Paris s’engage en politique. Tête de liste de Demain Laval Ensemble, Florian Bercault croit en la victoire de la gauche, et appelle de ses vœux le rassemblement des forces de progrès au second tour.

Grand entretien avec Florian Bercault*

Par Thomas H.


Leglob-journal : Vous avez trente ans, diriez-vous que vous avez un « déficit de notoriété » dans cette campagne?

Florian Bercault : Quand on démarre une carrière politique, il faut bien un début… J’ai toute l’énergie, et une équipe derrière moi qui porte mon nom et le nom de la liste…

Je ne parlerais pas de déficit, mais d’une énergie dynamique qui est en train de se créer.

Leglob-journal : Déficit parce que vous êtes peu connu sur Laval…

Mais, qui a trente est très connu, à part les stars de cinéma et de séries ? Cela veut dire quoi être connu ? Moi, je préfère être reconnu pour mon action et l’envie de servir les Lavallois. C’est vraiment pour cela que je veux être reconnu.

Leglob-journal : On ne vous connaissait pas avant cet épisode politique… On dit de vous que vous avez été « parachuté »… Vous avez atterri en Mayenne, politiquement, un peu selon le même principe que Guillaume Garot … C’est un handicap, ou c’est une qualité selon vous ?

Dire cela c’est méconnaître mon passé, puisque j’ai grandi en Mayenne, il suffit de regarder les livres de Ste-Thérèse où je suis affiché… j’ai eu des parents très impliqués dans la vie lavalloise, avec un père journaliste, une mère éducatrice au foyer Guy Chevrot… Je suis bien implanté en Mayenne et depuis très longtemps. La Mayenne et Laval, c’est aussi la terre de mes engagements politiques. Dès 2012, j’ai été assistant de campagne pour Marie-Noëlle Tribondeau dans le sud Mayenne. Celle qui est devenue ma femme et que j’ai rencontré en politique, Flora Gruau, était assistante de campagne de Guillaume Garot, et je n’ai jamais lâché Laval et la Mayenne…

On dit cela de moi, car c’est la guéguerre politicienne de certains adversaires qui, plutôt que de parler des idées et du projet, préfèrent parler d’autres choses. A trente ans, parler de parachutage, non ! Trente ans, on s’installe et on forme une famille en Mayenne…

Sur la vitrine du local de campagne, on aperçoit la tour du château de Laval – © leglob-journal

Leglob-journal : Vous avez fait notamment sciences Po Paris et une école de commerce… Un temps vous avez voulu être journaliste et puis c’est le business qui vous a finalement séduit…Vous avez été un peu un jeune startupper, c’est ça ?

Non, je suis un entrepreneur… Le startupper, c’est une catégorie d’entrepreneurs très spécifiques que j’étudie, que je valorise au quotidien, car c’est mon métier…Mais je me définis avant tout comme un entrepreneur, avec un double cerveau, comme vous l’avez rappelé Public-Privé, avec le côté Sciences Po et le côté Business et cette volonté de toujours avoir un impact dans ce que j’entreprends et ce que je fais. Mon métier au quotidien, c’est de valoriser les entreprises, en ne regardant pas que les aspects financiers mais aussi les aspects environnementaux et sociaux. C’est cela que je porte. Donc je dirais que suis un entrepreneur engagé. Et donc, c’est assez naturellement aujourd’hui que j’ai l’envie de servir les Lavallois. Parce que c’est la ville où j’habite et où je veux voir mes enfants grandir.

Leglob-journal : Engagé ou militant?

L’engagement a toujours sa part de militantisme … mais, véritablement engagé pour des valeurs en actions…

Leglob-journal : Cela vous fait peur le mot militant ?

Non ! Il en faut… La société est composée de beaucoup d’énergies. Le monde associatif, et Laval, a cette énergie avec énormément d’associations, et le militantisme politique est important pour faire vivre notre démocratie. Et ce n’est pas toujours facile de la faire vivre au quotidien surtout dans le cadre d’élections municipales.

Une partie de l’équipe autour de Florian Bercault présentée dimanche 26 Janvier 2020, par pôles thématiques : Economie-Finances, Culture, Santé, Tranquillité publique, Ecologie ** – © leglob-journal

Leglob-journal : Comment faut-il vous placer sur l’échiquier politique, c’est la question que beaucoup se posent?

Je suis un homme de gauche. Une gauche moderne et réaliste et profondément humaniste. Donc finalement, je suis entre le socialisme et l’écologie. C’est la social-écologie que je veux porter, avec une démarche très citoyenne, participative du faire ensemble. Donc finalement je suis de gauche… point !

Leglob-journal : Vous nous dites que vous êtes de gauche et entrepreneur engagé, cela vous fait peur d’être d’une gauche plus appuyée, plus affirmée… ?

Pas du tout, je pense que les partis politiques ont leurs rôles à jouer dans notre société et à Laval, également. Le parti politique peut être très formateur pour toute une génération et de ce point de vue là, le Parti socialiste a beaucoup œuvré notamment à Laval… On voit aujourd’hui que la société évolue, elle s’individualise avec des luttes différentes, comme les jeunes pour le climat, les pétitions de mobilisation contre certains projets, etc. Moi, j’incarne finalement cette spontanéité, qui veut s’ancrer dans le temps, c’est pour cela que je m’engage en politique…

Lors de l’AG des personnels de Santé à l’hôpital de Laval, Florian Bercault écoute les doléances © leglob-journal

Leglob-journal : Etes-vous un candidat hors-sol ? Car sur vos affiches de campagne on ne voit pas du tout le Parti socialiste, or Guillaume Garot député PS de la Mayenne vous soutient ?

On a réuni énormément de forces de gauche, et bien plus que ce que peuvent aller chercher les partis politiques et des étiquettes qui parfois font des alliances contre nature… Donc je vais chercher des hommes et des femmes, justement comme moi, entreprenants, qui sont engagés, qui portent des valeurs et qui ont envie de donner un nouveau cap, un nouveau souffle à notre ville…

Leglob-journal : Comment se passe cette campagne ? Comme vous le souhaitez… ? Pas d’aléas, de défection, ou de volte-face?

Il y a la réalité du jeu politique (sourires) et on a vu différents scénarios qu’on n’ avait pas imaginés il y a quelques mois (sourires) qui ont été déboutés… Le maire qui ne peut pas se représenter, notamment…

Leglob-journal : Auriez- vous préféré avoir en face de vous le maire sortant François Zocchetto plutôt que Didier Pillon ?

Moi, je suis un démocrate. Je suis là pour porter un projet avec une équipe et changer la manière d’envisager la vie municipale telle qu’elle est menée actuellement. Non, la question ne se pose pas.

Leglob-journal : C’est difficile de concevoir une liste avec des personnes qui disent être avec vous et qui changent d’avis en cours de route ?

Non… c’est surtout une vraie aventure humaine, une campagne électorale. Ce qui est intéressant, ce sont toutes ces femmes et ces hommes que j’ai rencontrés depuis quelques mois que je prépare cette campagne électorale. Avec nos réunions de co-construction programmatiques et d’ateliers participatifs, où des idées et des hommes et des femmes ont pu émerger… Notre liste dispose d’une vraie représentativité de la ville de Laval : quartiers, âges, professions, etc. c’est une liste vraiment fidèle à l’image des Lavallois et des des Lavalloises. C’est très important pour éviter le coté hors-sol…

Lucie Chauvelier, 19 ans étudiante en Droit et membre d’un mouvement de jeunes pour le climat en charge de l’écologie avec Serge Launay ouvrier retraité de l’automobile – © leglob-journal

Leglob-journal : Mais, il y a des candidats, – une candidate en l’occurrence- qui viennent vers vous et puis ensuite vont sur la liste concurrente, comment analysez-vous cette chose-là ?

(Silence) Difficile de commenter ces petites exactions politiques… ce n’est pas très intéressant et l’opportunisme ne fait pas grandir la politique. Je suis vraiment très déçu de voir que Laval ne passionne pas au point d’être fidèle à ses propres valeurs.

Leglob-journal : Certains de vos détracteurs, car vous en avez déjà, vous taxent de ce fameux quolibet de « gauche caviar », ou bien même ils disent de vous que vous êtes encore une gauche excentrée sur la droite … Est-ce que c’est une façon pour eux de faire de la politique ou bien c’est un peu de vrai ?

Qu’est-ce qu’on entend en campagne électorale ! Hein ! Je laisse les basses choses mourir de leur propre venin comme disait un ancien Président… Cela ne m’intéresse pas. Je m’engage avec une énergie pour changer le quotidien des Lavallois et des Lavalloises. C’est mon maître mot!

Leglob-journal : Pourquoi y-a-t-il deux listes à gauche et pas une seule ? Que s’est-il passé réellement, Florian Bercault?

On a cherché à travailler ensemble sur le plan des idées… Il y avait possibilité de faire alliance et j’y ai mis toute mon énergie, et je ne peux que regretter cette désunion ; et j’avoue ne pas avoir compris cette politique des partis qui veulent se compter aux élections municipales. Là aussi, je pense que Laval mérite une gauche unie, une gauche rassemblée, une gauche qui porte des valeurs et qui agit en fonction de ses valeurs…

Leglob-journal : Les écologistes ne voulaient pas travailler avec le PS… La France Insoumise – est exclue finalement de la liste conduite par les écologistes – c’est un repoussoir pour vous ?

J’ai pas de… Une fois de plus, il faut travailler ensemble. Et pour gagner, il faut être dans l’union…

Leglob-journal : cela préfigure le second tour ? Imaginons…

L’union doit se faire au second tour. En tout cas je le souhaite.

Leglob-journal : quels que soient les partis politiques qui se trouvent dans les listes respectives ?

Il le faudra avec cette injonction de dire : attention aux partis ! On vient chercher une équipe municipale prête à exercer les responsabilités autour d’un projet.

Leglob-journal : Est-ce que ces deux listes en présence ce n’est pas mettre en péril ce que, tous à gauche, vous rêvez, à savoir l’alternance ? Autrement dit, la machine à perdre n’est-elle pas en route ?

Le scrutin n’est jamais fait d’avance en politique, vous le savez bien. (sourire) et j’entends beaucoup de commentateurs qui s’appuient sur des faux sondages qui n’existent pas, pour essayer de repérer ce que dit l’opinion. Vous savez, le scrutin est plus qu’incertain. Qui avait prédit que le maire de Laval ne se représenterait pas ? Qui avait prédit que certaines têtes de listes ferait défection ? Personne ! Notre projet est solide. Nous avons une équipe qui est prête à exercer les responsabilités… J’y vais pour gagner. Toute l’équipe a cette envie. Nous, nous y croyons à ce changement de cap pour Laval.

Leglob-journal : A entendre l’autre liste de gauche, Laval Ecologique et Solidaire, vous auriez eu une position hégémonique… Vous vouliez tirer la couverture à vous ?

Je suis arrivé, il y avait un passé effectivement. Il y avait des partis politiques qui avaient des consignes nationales qui leur demandaient de faire seul, et de se compter, je le répète… Je m’en désole. Mais à mon petit niveau, il n’y a pas de volonté hégémonique… Au contraire, il y a celle du rassemblement. La gauche peut gagner à Laval et va gagner à Laval.

Avec quelques-uns de ses co-listiers lors d’une première conférence de presse en 2019 – © leglob-journal

Leglob-journal : Au niveau du programme, on a quelques grandes lignes mais sans plus… La France insoumise, qui ne présente pas de liste pour le moment a donné son programme, dit-elle, pour peser sur le débat municipal. Un projet très détaillé. Pourtant, vous, vous y travaillez depuis longtemps ?

On a commencé à y travailler bien avant l’été. On ne peut nous reprocher de ne pas travailler sur le programme. L’important dans un programme, c’est qu’il ne soit pas hors sol, fait dans un entre-soi dans un bureau… D’où les ateliers participatifs et la plateforme numérique. Pour toucher un autre public parfois éloigné de la politique, ou qui n’a pas le temps : je pense notamment aux jeunes actifs… et puis on va sur le terrain. Le programme on est loin d’être en retard, des commissions thématiques travaillent pour faire la synthèse de ces propositions…

Leglob-journal : Quel est le socle de la liste Demain Laval Ensemble ?

Trois choses : Celle du progrès social, qui soit partagé, dans la justice. Cela passe notamment par une meilleure santé et l’ouverture de maisons de santé.

Le deuxième point, c’est l’écologie. Une lutte permanente, quotidienne contre le réchauffement climatique. Ce ne sont pas de vains mots et là aussi l’action municipale est essentielle dans ce combat. Cela passe notamment par l’expérimentation des bus – qui ne seront plus au diesel – et seront gratuits le week-end et la sécurisation des pistes cyclables pour une mobilité douce. Et c’est l’isolation thermiques des logements des quartiers créés dans les années 60-70 et des bâtiments municipaux. Nous ne sommes plus dans l’écologie cosmétique. C’est profondément dans notre ADN. Et dans mon ADN également d’entrepreneur qui, au quotidien, œuvre pour un monde juste et qui prenne en compte les préoccupations environnementales.

Le troisième volet, c’est celui du « faire-ensemble ». C’est le volet du participatif, du citoyen. On a la chance d’avoir une ville de personnes engagées, avec des associations qui font un travail formidable, sur tous les plans. On va les soutenir et c’est pour cela qu’on va augmenter de 10 % en moyenne les subventions aux associations qui œuvrent au quotidien.

Leglob-journal : vous arrêterez les cessions , les ventes du patrimoine ?

On ne cédera pas des bijoux environnementaux, là aussi de la ville. Saint-Julien, on regrettera cette privatisation de notre espace public sans concertation, sans réflexion, et encore moins avec les élus. Ce n’est pas passé en bureau municipal. On fera différent.

Leglob-journal : Concertation cela veut dire référendum , ou cela vous paraît compliqué de l’envisager ?

Pas du tout, c’est essentiel de faire ensemble! Si on veut lutter contre l’abstention, car tout le monde nous prédit une abstention record dans ce scrutin, il faut inclure dans nos politiques publiques au quotidien nos concitoyens et faire avec eux et pour eux. Donc il faudra consulter, surtout sur des cessions et des projets aussi importants que St Julien et Corbineau aussi.

Leglob-journal : Est-ce que ce sont des idées que vous développez quand vous écrivez dans le magazine Forbes qui se présente comme « le magazine de l’actualité business pour les entrepreneurs et les décisionnaires » ?

Tout à fait… Je suis contributeur Forbes de part mes activités professionnelles et j’interviewe des entrepreneurs chaque semaine. Des chefs d’entreprises qui changent le monde au quotidien. Par exemple Julie Chapon co-fondatrice d’une application qui permet de scanner les produits alimentaires dans son magasin et de sortir un nutriscore pour voir si c’est bon pour la santé. Cela permet au consommateur de devenir acteur de sa consommation. Une belle aventure ! J’ai aussi interviewé les fondateurs d’un site de vente de vins bio. Là aussi ce sont des outils numériques qui permettent de changer sa consommation.

Leglob-journal : Forbes est tout de même un magazine pro-capital qui est très tourné vers le business, non ?

C’est un support comme un autre pour véhiculer des informations et des idées (sourires). Voilà… Je pense que c’est très manichéen de croire qu’un homme de gauche comme je le suis doit écrire dans Le Monde ou Libé, ce que je fais aussi… (sourires à nouveau). Il faut savoir s’ouvrir et tout média est intéressant et a sa raison d’être.

Leglob-journal : Vous êtes un candidat qui veut avoir les pieds sur terre. Mais entendez-vous les colères actuelles qui ont un impact sur la vie des Lavallois et des Mayennais qui sont des êtres modérés. Etes-vous aussi un modéré ?

Non, je suis quelqu’un d’engagé pas spécialement modéré. Vous savez, j’entends les colères qui sont au delà des fonctions municipales. Le référendum d’ADP, j’ai signé la pétition. J’ai participé aux manifestions contre la réforme des retraites. J’entends la colère des Lavallois et Lavalloises sur la santé, le manque de dialogue et de reconnaissance du personnel soignant de l’hôpital et dans le monde de l’éducation, l’incompréhension de cette réforme. On ne sait pas où ils veulent aller, il y eu la suppression de certains critères de pénibilité, cela m’inquiète et cela touchera bien évidemment les Lavallois et Lavalloises.

Leglob-journal : Attentif et compassionnel aujourd’hui, mais demain, imaginons que vous êtes élu, est-ce que la réal-politique ne reprendra pas ses droits ? La gestion de la ville, c’est faire des choix, arbitrer, etc. Prenons les agents municipaux, ils sont nombreux… Est-ce que votre politique cherchera par exemple à rationaliser, à mutualiser, à diminuer, etc. C’est ça la réal-politique locale, non ?…

L’objectif c’est justement d’incarner cette gauche moderne, réaliste et prête à exercer les responsabilités. C’est pour cela que je me suis entouré de personnalités qui on un savoir-faire dans un certain domaine et qui sauront être à l’écoute des agents municipaux. C ’est très important. C’est certain, il y aura des marges de manœuvre limitées sur certains sujets et notamment financiers. On en prendra notre part, mais l’important c’est d’expliquer la démarche et le projet et d’avoir la volonté politique au quotidien d’améliorer notre sort. Dans la justice, dans la préoccupation des générations futures et en faisant ensemble. Et le projet sera réaliste et financé. En tant que chef d’entreprise, je connais les difficultés au quotidien. Je sais gérer une équipe. A moindre échelle, avec dix personnes. Je les entends les souffrances et les colères…L’ important c’est d’être à l’écoute, d’être disponible et de montrer le cap…

Leglob-journal : Pour le moment vous montrez une image lisse, plutôt attrayante d’après ce que vous nous dites dans cet entretien, mais ensuite dans la réalité, est-ce qu’on va découvrir le vrai Florian Bercault?

Je ne trouve pas que j’ai une image lisse. Je suis moi même (sourires) J’ai profondément envie de servir les Lavallois.

Leglob-journal : vous ne répondez pas à ma question, est-ce que vous changerez d’attitude quand vous serez au pouvoir ? Si vous l’êtes ?

Non, pourquoi je changerai demain ? Effectivement certains aiment bien comparer la conquête du pouvoir avec l’exercice du pouvoir…Comme je suis moi-même aujourd’hui, quand je porte mes idéaux de gauche, je le serai aussi en tant que maire. Disponible et à l’écoute…

Aux vœux du PS et du député Guillaume Garot – © leglob-journal
Leglob-journal : Le collectif est soutenu par Guillaume Garot, le député PS de la Mayenne qui a franchi un pas de plus, en se positionnant en toute fin de votre liste Demain Laval ensemble lors de la présentation de ses vœux (Photo leglob-journal ci-dessus) … Qu’est-ce cela veut dire ? Qu’enfin vous dévoilez votre étiquette PS, parce que jusqu’à présent vous l’avez un peu cachée, non ?

On n’a pas caché qu’il y aurait des socialistes sur la liste…On en a présenté à une conférence de presse. Quant au soutien de Guillaume Garot, il est fort avec la volonté de transmettre tout son savoir faire, et c’est le sens de sa démarche de venir soutenir la liste, un projet et une personne qui incarne un maire en lequel il croit…

Leglob-journal : Il y aura sur votre liste des gens du PS et des gens de LREM comme Rihoui Chanfi qui a passé deux ans à LREM 53 avant de vous rejoindre, n’est-ce pas?

Nous n’aurons pas de personnes de LREM sur la liste. On aura, sans doute, des personnalités qui ont pu effectivement être En Marche ou voter en Marche… Il faut se rappeler les élections présidentielles de 2017 : le PS fait 6,5 %. Effectivement, il y a beaucoup de personnes qui ont voté ailleurs… Une fois de plus, je ne suis pas dans ces sujets de partis politiques, mais vraiment dans la volonté de réunir des hommes et des femmes qui peuvent contribuer à l’avenir de Laval, un avenir toujours plus juste, durable et citoyen.

Leglob-journal : est-ce qu’il y aura des gens du centre droit sur votre liste ?

Ce sera une liste de gauche !

Leglob-journal : uniquement?

Oui! c’est important d’être clair vis-à-vis des électeurs à venir…Ils doivent savoir qui nous sommes et que ce sont des valeurs de gauche que nous défendons…


*Cet entretien avec Florian Bercault, tête de liste Demain Laval Ensemble a été réalisé vendredi 24 janvier 2020

**A gauche sur la photo, Bruno Bertier en charge des Finances de la ville. Avec l’écharpe, Marie Boisgontier retraitée, (Libraire M’Lire à Laval). A la culture aussi Bruno Fléchard du Centre culturel le Kiosque à Mayenne (5ème position, en partant de la gauche). Signalons aussi Eric Paris (3ème à à la gauche de Florian Bercault), Responsable du pôle Femme et de l’enfant de l’Hôpital de Laval. L’ex-LREM Sébastien Buron (second rang à la droite derrière Marie Boisgontier).


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