Hulot s’en va, le dérèglement climatique se poursuit – Par Michel Lemosquet

Exit le ministre de l'Écologie, Nicolas Hulot a finalement renoncé à rester au gouvernement, créant un peu plus d'embarras encore pour le chef de l'État. François de Rugy le remplace. Le ministre laisse à celui qui prendra sa place un certain nombre de dossiers en cours ; le plus urgent concerne les arbitrages sur le nucléaire. Mais Nicolas Hulot, ministre d'État, n'a pas su - pas plus que les douze ministres qui l'ont précédé en vingt ans - infléchir la politique de la France face aux défis climatiques. Issu de la société civile, l'ancien présentateur d'Ushuaïa a néanmoins réussi sa sortie. «Cette démission largement commentée a provoqué des réactions en "chaîne" qui méritent d’être analysées.» commente Michel Lemosquet*.

Ministre le plus populaire du gouvernement, Nicolas Hulot, avait une certaine influence mais pas beaucoup de pouvoir. Les derniers arbitrages, la PPE [Programmation pluriannuelle de l'énergie, NDLR] et le Nucléaire (rapport qui préconise la construction de six EPR à partir de 2025) ont eu raison de sa patience. Plus globalement la politique de «petits pas» qu’il tentait de mettre en œuvre, n’était plus, selon lui, à l’échelle des défis climatiques qu’il y a à relever.

Que les lobbies existent, ce n’est pas une nouveauté… qu’ils paralysent à ce point l...


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