Isabelle Eymon, résolument sociale et pour une « écologie lucide »

Municipales – Isabelle Eymon conduit la liste « Laval, Écologique et Solidaire » sur Laval. Avec l’écologie, bien évidemment, elle est encartée EELV, mais aussi le social comme point d’ancrage politique assumé. Pragmatique, réaliste, c’est une écologie « lucide » qui doit prévaloir selon cette professeur au Collège Fernand Puech de Laval.

Grand entretien avec Isabelle Eymon

Par Thomas H.


Leglob-journal : Voila votre liste au complet. Cela n’a pas été simple, non?

Isabelle Eymon : Simple, oui et non… Oui parce qu’on a, en règle générale, reçu des avis très favorables et des échos positifs. Une forme d’enthousiasme, des encouragements. Et non, parce que quelquefois quand il s’agit de prendre la décision de voir son nom figurer effectivement dans la presse, cela freine. La difficulté, c’est le courage de l’affichage politique, même si c’est dans le cadre des municipales. Mais nous avons une liste complète et on a fait le plein assez facilement. On n’a pas eu de difficulté à trouver des candidats. Et faire l’équilibre hommes-femmes.

Leglob-journal : Malgré tout il y a eu d’abord un changement de tête de liste, puis un départ d’un candidat société civile ?

Oui, il faut composer. Mais la question du changement de tête de liste je dirais est très secondaire…

Leglob-journal : Pourquoi finalement le tête de liste initial n’a pas pu rester, il n’y avait pas un problème idéologique ?

Absolument pas ! Nous sommes tout deux EELV. Ça a été une décision très personnelle pour Florent Durrey qui a des enfants en bas âge et qui s’est retrouvé face à une surchage soudaine dans sa vie familiale avec énormément de réunions le soir. Il n’avait peut être pas mesuré l’ensemble de ce qui l’attendait…


Avant la prise de la photo officielle – © leglob-journal

Leglob-journal : 45 noms (avec deux en réserves), avec un quart d’EELV. Est-ce que c’est une liste qui est équilibrée, Isabelle Eymon ?

Sur tout le début de liste EELV, à part Nadège Davout et moi qui suis tête de liste, EELV est relativement peu représentée. Mais il y beaucoup d’associations, et des associations qui ne sont pas nécessairement présentées par EELV. Elles ont pu être présentées par des gens du PCF… Ou bien, ils ont été amenés par les gens de la GRS ou du PRG -le centre Gauche, donc non ! L’équilibre dans la liste s’est fait en concertation totale…

Leglob-journal : Il y a quand même une suprématie d’EELV avec neuf noms, pour seulement trois PCF, deux GRS, deux Génération S et un PRG-Le centre Gauche ?

EELV a eu l’initiative de l’appel au rassemblement du 14 juillet, mais qui n’aboutissait pas au mouvement large, nombreux, donc quand EELV a pris contact et proposé un mouvement plus vaste, toutes ces forces ont adhérées et se sont associées a cet effort et ont reconnu, je dirais, la légitimité de représentants d’EELV en nombre, en tète de la liste, mais pas forcément surabondant dans les dix premiers.

Leglob-journal : Est ce que vous diriez que vous réalisez en quelque sorte « la gauche plurielle »… Mais sans le PS et La France Insoumise ?

(Sourires) Dans un sens oui…

Leglob-journal : Et vous regrettez qu’il n’y ait pas ses deux formations politiques dans votre liste?

On ne peut que le regretter parce que nous avons négocié très longuement avec le PS. La France Insoumise a fait partie des tous premiers rendez-vous des réunions collectives. La France Insoumise s’est détachée beaucoup plus tôt que le PS. Je dirais le travail collectif pour essuyer de trouver une entente s’est prolongé nettement, nous avons multiplié les réunions avec le Parti Socialiste, donc on ne peut pas dire qu’on ne regrette pas, quand on a passé autant de temps…


Pendant la prise de la photo, il faut un escabeau pour prendre de la hauteur – © leglob-journal

Leglob-journal : Pourquoi cela n’a pas été possible de faire qu’une seule liste de gauche ? Qu’est-ce qui a coincé vraiment avec le PS ? Et avec la France Insoumise (FI) ?

Pour la FI, nous avions beaucoup d’éléments communs, des éléments de convergence, on le voit avec le programme qu’ils ont sortis, et que vous avez publié sur leglob-journal… En tout cas ce ne sont pas des consignes nationales… Pour nous, pas du tout… La question, c’était plus celle des choix pour le second tour…

Leglob-journal : Déjà, vous aviez sur la table le second tour avant de faire un programme ensemble avec la France Insoumise ?

Ça a très vite été une question de lucidité. Pour nous si nous gagnons au premier tour, le rassemblement ne se pose pas…

Leglob-journal : vous y croyez ?

Pourquoi pas… Pourquoi Pas ?

Leglob-journal : qu’est-ce qui vous fait dire cela ?

Les mouvements dans le sens de la prise de conscience de l’écologie est importante…

Leglob-journal : Cela suffit selon vous ?

Oui, avec l’idée que cette urgence écologique est étroitement associée à une urgence sociale. Il y a des mouvements partout qu’ils soient liés à des questions d’urgence climatique, il suffit de voir ce qui se passe en Australie. Que se soit aussi les mouvements liés à une urgence sociale, là aussi, il y a des situations catastrophiques. Localement, en France, ici à Laval…

Il y a des gens qui dorment dans la rue. Il y a des enfants qui viennent à l’école qui n’ont pas mangé le matin et qui feront peut-être qu’un seul repas… Et il y a une prise de conscience et à partir du moment ou nous portons ces valeurs dans une liste écologique et solidaire, on peut imaginer que des voix se portent vers nous… La liste est une liste d’associations, même si il y a des militants politiques avertis qui partagent leur expérience avec nous, les gens qui figurent au titre associatif sont des personnes très compétentes, et investies dans leur domaine, ils sont reconnus…

Patrice Morin pour le foyer Revivre, Camille Pétron, qui partage le même combat et qui travaille aussi pour la Ligue de l’Enseignement. Je pense à Geoffrey Begon salarié FCPE, président de Laval Vivre Vert, aux gens de Place au Vélo, que ce soit Florent Durrey, ou Sébastien Courteille…Des gens très compétents…

Les électeurs sauront que se sont des gens sérieux, qu’ils ne sont pas là pour rien, ce n’est pas de la poudre aux yeux, ni des effets d’affiche… C’est pour aller au bout des projets avec détermination pour que les dossiers avancent réellement et que cela se voit dans la ville. Certaines mesures pourront être mises en place rapidement…


En arrière plan une vue de la rivière Mayenne et la tour du Chateau- © leglob-journal

Leglob-journal : Donc la France Insoumise claque gentiment la porte dans un premier temps et après, le PS, donc il y avait moyen de s’entendre avec le PS, non ?

Oui de ce point de vue là, c’était envisageable… mais il voulait la tête de liste… Il voulait aussi un nombre de place dans les tous premiers rangs de la liste…. Comme l’a dit Florent Durrey chez vous, « hégémonique »… Ceci étant, notre objectif n’est pas d’attaquer une liste …

Leglob-journal : cela procède de la politique…

Oui, mais c’est peut-être cette politique politicienne qui conduit un nombre certain d’électeurs et d’électrices à ne plus venir voter… ce qui est totalement regrettable et inquiétant pour la démocratie. L’idée que l’on puisse envisager autrement la vie politique me paraît fondamentale. Le projet, les idées doivent passer avant la question de la personnalité ou des partis politiques. Ce qui compte c’est la détermination, ce n’est pas le plan de carrière de l’un ou de l’autre.

Leglob-journal : Florian Bercault, tête de liste « Laval Demain Ensemble » proche du PS, parle de Social-Ecologie et vous c’est de l’écologie-sociale ?…

Social, ça ne fait aucun doute et l’écologie bien évidemment… Et ensemble l’écologie et le social… Les mesures écologiques doivent servir tout le monde et les plus démunis. On ne peut pas mettre en place une écologie qui sera faite pour certaines tranches de la société, parce que cela a un coût. Si elle n’est pas orientée comme cela – je dis souvent qu’il n’y pas de transition écologique sans justice sociale – notre travail n’a pas de sens.

Leglob-journal : Concrètement, cela veut dire quoi sur le terrain ?

Prenons par exemple les cantines scolaires. Le prix de base du repas, c’est-à-dire les familles qui ont le plus faible revenu, et bien nous ramènerons de 1,35 à un euro le tarif du repas. Ce « un euro » se retrouvera comme premier prix sur un restaurant social. Également dans les premiers mètres cubes d’eau, qu’on peut appeler l’eau vitale, celle dont on a véritablement besoin pour boire, se laver. Une eau essentielle.


La tête de liste Laval Écologique et Solidaire – © leglob-journal

Ce « un euro », très symbolique se retrouvera sur de nombreux points. Mais cela ne veut pas dire qu’on baissera la qualité du service. C’est une mesure sociale et nous tenons aux repas bio le plus possible… Bio et/ou local. Une agriculture plus proche, donc cela veut dire des circuits courts… La restauration collective a une puissance d’achat très importante. C’est quelque chose comme 4000 repas quotidiens, donc il est évident que par rapport à une filière de production agricole, c’est un levier pour faire évoluer et permettre le développement d’une agriculture locale, avec des circuits raccourcis… Je dirais éventuellement de reconversion vers le biologique. Nous pouvons aider, favoriser cette conversion par le choix des producteurs engagés…

Leglob-journal : Vous voulez aussi notamment agir aussi sur la petite enfance et instaurer un petit déjeuner dans les écoles…

Je dirais en terme de solidarité. C’est bien évidemment avec les personnels concernés que cela se fera… On se rend compte que les gens en situation fragile, les plus coupés des réseaux d’entraide et qui risquent des formes d’isolement, peuvent être en grandes difficultés… Je pense aux foyers avec les plus précaires, parents, femmes avec enfants. Et donc, quand il y a un tout petit, c’est difficile de répondre aux exigences du marché du travail. D’où l’instauration d’un moyen de garde, à trouver et qui soit sécurisé. Les crèches avec des personnels en plus sur des horaires décalés, il faudra construire cela ! C’est une priorité… Il ne faut plus qu’une personne renonce à un entretien d’embauche par exemple parce qu’il n’a pas de solution de garde…


La photo définitive, mais pas officielle © leglob-journal

Quant à la question des petits déjeuners à l’école, le financement est minime et ce sera toujours en lien avec l’école et l’équipe éducative, des personnels qui connaissent les familles et les situations et les enfants qui arrivent en ayant faim le matin …

Leglob-journal : Les transports en commun…cela reste classique pour une liste écologique… Vous êtes toutefois revenu sur l’interdiction de circuler en centre-ville et les bus gratuits… Vous n’imposez plus, vous dites que la liberté de circuler est trop importante. C’est quoi , un virage, une inflexion ?

Oui c’est une inflexion…On évolue sur les moyens, sur la méthode. Nous ne renonçons pas aux transports gratuits, mais nous renonçons aux transports gratuits le week-end… C’est juste une évolution sur la manière d’appliquer…

Leglob-journal : Une politique de l’offre ?… avec une carte de 50 trajets…

Oui, si vous voulez… L’idée c’est de créer une carte citoyenne  – le nom est encore à trouver, si vous avez des idées, elles ont les bienvenues dans le cadre de la démarche de concertation (sourires) – donc cette carte donnera la possibilité de 50 trajets gratuits par an et par personne. L’équivalent viendra évidemment en déduction pour les gens qui ont des abonnements. Elle donnera effectivement une liberté car en réfléchissant plus à fond nous avons mesuré que le besoin de déplacement qui immédiatement nous avait apparu le week-end pouvait aussi concerner d’autres jours de la semaine. Et que chacun pouvait être en droit d’appliquer cette gratuité au moment qui lui convenait. Qu’il s’agisse de travail, de loisirs, de course et pas nécessairement le week-end. Cela a un but social, parce que cela contribue à réduire les coûts du transport, d’autant que ce sera associé à une offre culturelle ou sportive ou d’autres services … L’arriére pensée est évidement écologique. Il s’agit d’inciter ceux qui n’ont pas d’abonnement à prendre les transports en commun. Facile, gratuit. 50 fois dans l’année. 50 trajets…


Un bus des Transports Urbain Lavallois (TUL) – Transports en commun et trnsition écologique – © leglob-journal

Leglob-journal : C’est peu non… Même si c’est mieux que rien ?

Un trajet tous les 15 jours à peu prêt… et on peut jongler avec le co-voiturage, le vélo, le vélo en location, et revenir à pieds, etc.

Leglob-journal : Donc vous êtes plus dans l’incitation que la facilité…

C’est dans l’incitation oui, avec l’idée qu’avec 50 trajets gratuits , c’est déjà le moyen de s’accoutumer aux transports en commun et goûter à l’efficacité du service…et de s’abonner ensuite.

Leglob-journal : Isabelle Eymon, c’est quoi cette écologie là, c’est de l’écologie réaliste ?

Lucide !

Leglob-journal : on ne peut donc pas tout faire quand on est écologiste ?

Oui, on ne peut pas tout faire quand on arrive à la mairie… On est contraint ou tenu…Enfin, il faut être … Oui je dis lucide… les finances ça compte…

Leglob-journal : Comment aller vous faire avec cette situation qu’a bien décrite la chambre régionale des comptes qui évoque une dette de 1500 euros par habitant, une difficulté à investir, etc. ? Renégocier la dette ?

La chambre régionale a fixé à 2023 la date marquante du début du désendettement. Et je dirais que nous allons mettre en place sur toute cette première partie du mandat des mesures visibles et peu onéreuses. La restructuration, la réflexion avec les services municipaux ; avec l’agglo sur la mutualisation, le fonctionnement des services… C’est construire en concertation pour envisager plus sereinement la deuxième partie de mandat après 2023, de façon à être très opérationnel pour la mise en place de projets beaucoup plus lourd et plus onéreux. Ils seront préparés dans la période 2020-2023 : je pense particulièrement à l’extension du réseau de transports en commun. Si on augmente les dessertes, si on allonge des lignes, si on met en place des systèmes électroniques pour visualiser le délais d’attente des bus aux arrêts, si on envisage jusqu’à deux lignes à haut niveau de service, dont la rapidité est garantie parce que les bus circuleront en site propre dans un couloir réservé…

Leglob-journal : Ce n’est pas facile à mettre en œuvre ?

C’est surtout coûteux. Parce qu’il faut une fréquence accrue, avec du personnel en plus… Il peut y avoir des travaux, etc. Mais Laval a un réseau de qualité. Il doit être encore amélioré et nous voulons aller encore plus loin. C’est une compétence de l’agglomération, vous le savez. Il y a les villes de première et deuxième couronnes. Nous sommes fusionnés avec le Pays de Loiron maintenant. Avec 34 communes et toutes ont besoin d’accéder à ce réseau de transports. Il ne s’agit pas de faire un maillage étroit de l’hyper centre, il s’agit d’assurer des dessertes sur des horaires plus amples et des distances plus importantes. C’est onéreux et ce sera structurant et pour la deuxième partie du mandat.

Leglob-journal : Vous faites des économies en arrivant Isabelle Eymon, et sur quoi, si c’est le cas ?

Un petit peu sur le fonctionnement…

Leglob-journal : C’est-à-dire, vous allez réduire le nombre d’agents municipaux et agir sur la masse salariale ?

Non ! Enfin… (silence) Pour l’instant la question ne se pose pas… Nous sommes tenus, c’est un fait par les contraintes financières telles qu’elles ont été clairement énoncées par la Chambre régionale des comptes. Je vous le dit nous avons séquencé notre programme pour que les mesures peu onéreuses soient mises en œuvre en début de mandat pour préparer intelligemment les mesures plus onéreuses qui prendront place après.

Leglob-journal : Est-ce que vous renoncé au Conservatoire par exemple ?

Alors que la première pierre va être posé ? (Sourires) Difficile ! De même qu’il faudra assumer l’Espace Mayenne [Ce qu’il est convenu d’appeler le petit Bercy mayennais construit par le Département, NDLR]. Là ce sont des projets pharaonique qu’il faudra bien assumer…

Leglob-journal : Parce que vous serez effectivement gestionnaire de l’Espace Mayenne et de son éventuel déficit… Est-ce que vous pourrez renégocier ou renoncer carrément à cette convention scellée entre la le Département et la Ville, par Olivier Richefou et François Zocchetto ?

Si elle est négociable, nous le ferons…


Avec Maël Rannou qui a démissionné du conseil municipal en 2018, ce qui a permis à Isabelle Eymon de siéger dans l’opposition à François Zocchetto – © leglob-journal

Leglob-journal : Isabelle Eymon, est-ce qu’il n’y a pas finalement la belle idée écologique et la réalité, deux choses qui se télescopent quand on a les mains dans le cambouis ?

L’idéologie, tant qu’elle reste dans le discours n’a pas d’intérêt. Elle n’a d’intérêt que parce qu’elle fait avancer les idées, les fait évoluer et les mentalités aussi, c’est évident. Donc il ne s’agit de la renier l’idéologie, par contre quand on est dans une municipalité nous sommes à une échelle tout à fait locale, il s’agit de la vie quotidienne des concitoyens et concitoyennes . Il s’agit de rendre la ville plus agréable, dynamique, plus apaisée…

Leglob-journal : On imagine bien…que vous n’allez pas faire des choses négatives ..

C’est bien notre intention de regarder positivement les choses…Il ne s’agit pas en effet de faire une écologie punitive, du tout… il s’agit de faire découvrir en quoi des modes de vies peuvent être plus plaisants. Un indice de bonheur à mettre en place sur la ville de Laval, cela pourrait être bien…Non ?

Leglob-journal : J’aimerais revenir sur le second tour, un aspect important de ce scrutin sur Laval la ville préfecture de la Mayenne que vous avez simplement évoqué tout à l’heure. Est-ce que vous appelez de vos vœux, Isabelle Eymon, ce rassemblement au second tour comme d’autres listes de gauche l’appellent aussi ?

Nous l’appelons de nos vœux si nous ne sommes pas majoritaires au premier tour… cela va sans dire. Nous espérons être en première position, en ballottage favorable pour ce second tour et aller vers un rassemblement effectivement. L’objectif est de gagner la mairie !

Leglob-journal : Il n’y aura plus de logique de partis à ce moment là, comme vous l’avez dit tout à l’heure ? Vous pensez que tout le monde va pouvoir se rassembler sur une liste commune et vous aussi?

Il y a toujours des arbitrages. Et ils peuvent être cruels pour certains. Il y aura, dans ce cas de figure, des gens qui se sont beaucoup investis et qui ne figureront pas dans la liste finale à partir du moment où l’on fait une liste à partir de deux… la moitié des colistiers restera en dehors. Ces arbitrages auront nécessairement lieu… La logique, à ce moment là, sera guidée par le résultat du premier tour. Avec des pourcentages pour une liste, et pour l’autre, et ça contribuera aux arbitrages. Et les facilitera, probablement… probablement.

Cet entretien avec Isabelle Eymon a été réalisé le lundi 27 janvier 2020


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