La revue 303 : une somme de numéros!

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Presqu’un livre d’art, pas tout à fait une revue. C’est 303. Pas totalement privée ni complètement publique. Un hommage aux images, qu’elles soient peintes ou photographiées, c’est 303. Sans ajouts publicitaires ce qui ne gâte rien, au contraire.

Par leglob-journal


Une identité culturelle

La revue 303 est un objet imprimé né dans les Pays-de-la-Loire depuis 1984. Pourquoi 303? Le 44 de la Loire-Atlantique, le 49 du Maine-et-Loire, le 53 de la Mayenne, le 72 de la Sarthe et le 85 de la Vendée. Vous faites l’addition et voilà le travail, vous obtenez 303.

Créée par Jacques Cailleteau sous l’impulsion du premier président de la région Pays-de-la-Loire, le gaulliste historique Olivier Guichard, l’éclectisme semble être la marque de 303. L’absence de publicité, un plus indéniable. Cela est rendu possible grâce au financement de la revue à 50% par la région Pays-de-la-Loire. Cette subvention a été maintenue malgré le changement de majorité apparu avec l’arrivée des socialistes en 2004.

L’objectif il y a 27 ans, c’était de donner une identité culturelle aux Pays-de-la-Loire. De la faire exister sur le plan culturel et de la faire rayonner. Et depuis la publication s’est hissée au rang des rares revues artistiques qui comptent en France.

«C’est passionnant de pouvoir intervenir non seulement sur le patrimoine mais aussi sur une palette beaucoup plus large comme la mode, le cinéma… Chaque numéro consiste à chaque fois à construire un ouvrage complet», explique la directrice, Marie-Cécile Groux.

Chaque trimestre, ce sont 2.500 à 4.500 exemplaires de la revue qui s’affichent sur les présentoirs des libraires de la région, où 303 réalise 50% de ses ventes. 40 % dans les plus prestigieux lieux culturels parisiens.

Culture large

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En novembre, un hors série explorera Le temps des vacances.

Vision à travers peintres, mais aussi photographies anciennes ou récentes de lieux touristiques, de colonies de vacances. Le tout en racontant l’histoire des « vacances » démocratisées par le Front populaire avec les congés payés.

En septembre, c’est un dessin de mode à l’encre de chine, figurant une femme en « petite robe noire », qui ouvrait le numéro 116 sobrement intitulé « La mode ». Le lecteur voyageait ensuite. A travers des gravures de cour du XVIIe et XVIIIe siècles jusqu’aux dernières créations qui mêlent au XXIe siècle, mode et art contemporain.

Les photos pleine page, soulignent par exemple le détail d’une broderie ou la délicatesse d’une boutonnière et alternent avec des textes de fond qui inscrivent la mode dans l’histoire comme dans l’économie. Car, la mode, c’est trop souvent un sujet relégué au rang des futilités. Résolument culturel avec un spectre très large, 303 prouve qu’il y a de la place dans ce monde  paraissant parfois trop étriqué pour la beauté créatrice, et la recherche artistique.

«303 : Arts, Recherches et Créations» est vendu 18 euros 30, pour le hors série.


(Avec AFP)


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