La tache de la rencontre du maire de Laval avec un dictateur restera indélébile

Des sourires, une écoute attentive, une poignée de main, ce n’est pas anodin dans le petit monde de la politique. La poignée de main a valeur de symbole, comme celle que François Zocchetto, le maire de Laval a donné à Bachar Al-Assad en tant que sénateur et membre du groupe Franco-Syrien au Sénat. Car une poignée de main, et une rencontre comme celle-ci qui a créée une polémique en France, même si elle se voulait « secrète », ce n'est jamais sans risques ni conséquences.

Par Thomas H.

Il y a celles qui ont manifestement tout changé comme la poignée de mains entre Nelson Mandela et Frederik de Klerk, et dans le même registre mais une moindre mesure celle d’Yitzhak Rabin et de Yasser Arafat. Toutes deux étant entrées dans l'Histoire, elles ont peut-être changé, ou contrarié la destinée de nations entières.

Car il s’agissait de poignée de mains de réconciliation. Réconciliation entre deux ennemis notoires. Synonymes de rapprochement, elles sont porteuses d’espoir. En est-il de même avec la visite secrète du maire de Laval à Bachar Al-Assad  ? En tout cas elle ne s’est pas déroulée d’après ce que l’on sait, sur le même plan d’égalité.

L'image de Zocchetto s'en trouve brouillée...(Capture d'écran vidéo Reuters)

Bachar Al-Assad est un chef d’État, à la tête d’une na...


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