Laval : une liste-fusion à gauche au second tour, le 21 juin, face à Didier Pillon

« Je voulais avoir 40 %, je les ai eus !… » dit Didier Pillon dans un sourire… Je vous envoie un communiqué de presse », ajoute-t-il, avant de raccrocher… De l’autre coté de l’échiquier politique, les deux listes de gauche qui totalisent à elles deux plus de 51 % des voix au premier tour ont fait savoir officiellement aujourd’hui qu’elles venaient de réaliser la fusion au soir du premier tour. Une liste qui pourrait être toute prête pour le second tour des Municipales reporté au 21 juin…

Une liste de chaque côté pour gagner

Par Thomas H.


« La dernière négo. » s’est terminée au soir du premier tour, tard dans la nuit, pas très loin de deux heures du matin. Apparemment « Tout le monde y a mis du sien »… Et la photo de l’affiche a été réalisée le lendemain matin. Florian Bercault, est la tête de liste fusionnée. « Logique« , c’est le vainqueur du premier tour. Ensuite Isabelle Eymon arrive logiquement aussi en deuxième sur la liste, puis Bruno Berthier, Marie Boisgontier, Patrice Morin, Lucie Chauvelier, Antoine Caplan, Camille Pétron… pour ne citer que ces noms dans les dix premiers. Des choix opérés selon la logique des forces en présence ; deux tiers (Demain Laval Ensemble) et un tiers (Laval écologique et solidaire).

Didier Pillon – © leglob-journal

Cela s’est fait semble-t-il « dans la sérénité, nous avons rencontré 80 % de points communs sur les dossiers, selon ce témoignage. Le déroulé de la liste pour le choix des colistiers de la fusion s’est fait pratiquement à deux voix… ». Au total, a comptabilisé Isabelle Eymon, « nous avons quatorze colistiers sur la liste fusionnée »… en raison de notre score de 17,38% des suffrages.

Les choses sont donc allées vite du côté de la gauche à Laval, tellement que Didier Pillon s‘interroge. Classique, le candidat de Laval Passionnément crie au tripatouillage électoral  : « Je m’étonne de la rapidité avec laquelle les deux listes fusionnent quand on observe les différences sur leurs programmes. Comment tout ce qui les séparait hier peut les rassembler aujourd’hui ?»

« S’il y a une urgence à gérer aujourd’hui, c’est plutôt de soutenir les commerces, les entreprises, les bars et restaurateurs qui sont touchés directement par la crise sanitaire.» en raison de la pandémie du Covid-19.

Le candidat de centre-droit, avec sur sa liste des LR, des candidats LREM, de l’UDI, du MoDem et de la société civile est arrivé en tête. Il a fait presque six points de moins par rapport au score (46,40%) de François Zocchetto de 2014. Il explique, a posteriori, s’être fixé la barre des 40 % et l’avoir atteinte. Mais dans son « cas électoral, il ne peut compter que sur une abstention moins forte pour pouvoir augmenter son score » note ce candidat : les personnes âgées de Laval ayant déjà voté au premier tour pour Didier Pillon, ce ne sont certainement pas, hélas pour lui, les jeunes, très nombreux dans l’abstention, qui pourraient avoir envie de voter pour le successeur de François Zocchetto.


Deux listes, puis une seule… – © leglob-journal

Dans son communiqué Didier Pillon écrit : « Je crois que les Lavallois méritent mieux que des calculs politiciens dirigés par les états majors parisiens et par un député qui a déjà abandonné les Lavalloises et les Lavallois par deux fois, et qui de surcroît ne siégera pas en raison de sa place de 43ème sur la liste… »

C’est semble-t-il, « le respect des résultats du premier tour au prorata des scores obtenus. » qui a prévalu pour la fusion, selon le communiqué. Les colistiers de Florian Bercault et lui même ne peuvent faire sans le soutien de la liste Eymon, et ces derniers le savent bien. Ils sont en « position d’arbitre« . Et les négociations finales ont été menées sans la présence des représentants des « appareils« , comme Guillaume Garot (PS) ou Jacques Poirier (PCF), ou bien encore Claude Gourvil (EELV).

Ce qui n’a pas été possible au premier tour le devient soudain comme par magie. «Cette liste de rassemblement se fonde sur des valeurs partagées de justice sociale, de responsabilité écologique et de démocratie renouvelée autour d’un projet qui améliore le quotidien des Lavallois et Lavalloises, dans tous les quartiers. » écrivent les deux têtes de listes dans le communiqué signé conjointement qu’ils ont diffusé à la presse.

Pour Didier Pillon, il s’agit d’une simple construction politique : « C’est donc désormais clair : nous avons d’un côté, une liste de gauche et d’apparatchiks, pilotés par des élites politiques parisiennes qui se répartissent déjà les postes. Et de l’autre une liste rassemblée, soudée, du centre et de la droite donnant aussi une large place à de nouveaux visages de la société civile, pour faire face, dès le 23 mars prochain, aux conséquences de cette crise inédite pour notre pays et nos concitoyens. Laval mérite de l’expérience, de l’exigence et de l’audace. »

Réponse, comme on dit, du berger à la bergère, réponse de la gauche à la droite : « Cette liste est prête à exercer les responsabilités après le second tour, quand il sera organisé, dans une même majorité, car elle réunit de nombreuses compétences pour l’avenir de Laval. ». Reste le nom de la liste… Et si c’était « Demain Laval Ensemble Écologique et Solidaire » ? Tout « simplement » ?


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  1. « Je voulais une grande claque dans la gueule, je l’ai eue » dit Didier Pillon avec un sourire.

    Pillon le loser (avec un seul « o » s’il vous plaît), celui qui porte la poisse, dixit sa co-listière Isabelle Marchand, espérait bien-être élu au premier tour face à une gauche divisée et à 2 listes dirigées par des relatifs inconnus.
    Zocchetto serait passé au premier tour avec plus de 55% des voix. Mais après Château-Gontier, Laval a fait comprendre à D. Pillon qu’il ne représente rien si ce n’est lui-même et une ancienne politique qui sent le rance et le moisi, faite de clientélisme, de suffisance bourgeoise et d’absence d’idées. Qu’il perde n’est pas un problème, il en a l’habitude, qu’il fasse perdre son équipe est plus problématique. Heureusement que le covid19 a permis de repousser le second tour, mais cela sera t’il suffisant?

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