Le Covid-19 à l’heure du « contact tracing » et du dépistage en Pays de la Loire

Pas tout à fait l’heure du bilan, mais presque… Le plus gros de la pandémie du Covid-19 semble être, comment dire ? derrière nous. « Avec des indicateurs orientés vers la fin du confinement », l’épisode pandémique connaîtrait une sorte de décroissance, parce que « le pic, l’accélération forte a été brisée grâce au confinement généralisée de la population… ».

Entendu à l’Agence régionale de Santé à Nantes

Par Thomas H.


«Il y a des braises dans la forêt, et il nous faut les éteindre pour éviter que ce propage l’incendie… ». Le directeur général de l’Agence régionale de Santé des Pays de la Loire (ARS) utilise cette métaphore pour expliquer la phase de contact tracing dans laquelle nous sommes entrés depuis le début de la semaine. Où la vigilance est encore de mise.

Jean-Jacques Coiplet chapeaute le point presse sur l’«épidémie qui a connu un pic, une accélération forte qui a été brisée grâce au confinement généralisée de la population » commente le Docteur Pierre Blaize. Assis autour de la grande table de l’Agence régionale de Santé (ARS), il ajoute : « On pourrait dire qu’on a une eu un épisode d’épidémie et qu’on pourrait passer à autre chose… La stratégie mise en œuvre est différente à présent : sur le plan économique, il n’était pas possible de continuer le confinement» Mais la couleur verte, ce n’est pas pour autant la fin du virus.

C’est donc « individualisé que chacun devra poursuivre le confinement en période de déconfinement dans son environnement, si l’on saisi bien les propos des médecins et des personnels de l’ARS des Pays de la Loire. Gestes barrière, lavages de mains, port du masque, les gants ne sont pas utiles car il faudrait les laver aussi… ce qui change et c’est nouveau, c’est de se signaler si on a été en contact avec quelqu’un qui est Covid. Alors, on va consulter son médecin traitant et on fait le test…» L’enjeu : dépister le plus rapidement possible les personnes touchées par le Covid-19 pour éviter les transmissions inter-personnelles, les tester, les soigner, les isoler. A présent il faut donc « se construire une chaîne de protection en l’absence de vaccin… » ajoute le médecin de l’ARS.

Depuis le début de la pandémie, les pays de la Loire ont inscrit un triste bilan. 3289 cas de Covid, 3777 passages aux urgences et 395 décès en hôpital. 139 en Loire-Atlantique, 114 en Maine-et-Loire, 38 en Mayenne, 71 en Sarthe et 33 en Vendée. Mais c’est sans comptabilisé ceux qui sont morts en dehors de l’enceinte hospitalière. En Mayenne, il y a avait encore 43 hospitalisations dont quatre patients en réanimation.


Un cas doit être « objectivé »


«Y a-t-il des braises » ? pose une journaliste à l’assemblée regroupée autour de la table de l’ARS… C’est le médecin en chef du contact tracing qui répond. « Il y a des cas de suspicion Covid, en école en Sarthe au Mans, lance-t-il, mais rien n’est certain, et il ajoute : « il y a un cas en 53, en milieu scolaire qu’on est en train de regarder… » Mais tant que le « cas » n’est pas « objectivé », on en dit pas plus…. On sait d’ailleurs que « Chez les enfants le Covid-19 est plutôt bien accepté et nous avons constaté que sa virulence est en général plutôt faible… » Et puis « suspect ne veut pas dire avéré ! Pas de psychose ! » avance calmement Jean-Jacques Coiplet.

En Vendée, « le département a connu un pic avec 700 tests pratiqués en deux jours. En Mayenne, il est question de 400 tests/jour… » Des tests effectués par prélèvement nasopharyngé. Le contact tracing, « C’est quelque chose qu’on pratique régulièrement à l’ARS. On le fait par exemple avec la listeria ou bien la tuberculose [Maladie en recrudescence en Mayenne, NDLR] tester tout ceux qui ont été en contact avec un cas de Covid… » Un vrai travail de fourmi… nécessaire en période de déconfinement.


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