L’écologie, le virus et l’économie – Par Jean-Marc Lalloz

« L’émergence du Covid-19 illustre, par l’exemple, les maux issus de la maltraitance planétaire. La gravité réelle et incontestable de cette crise sanitaire nous fait temporairement oublier la dégradation planétaire qui amplifiera les conséquences de cette crise si nous ne saisissons pas cette triste opportunité pour mettre en place un nouveau modèle écologiquement, économiquement et socialement plus équitable et équilibré », analyse jean-Marc Lalloz sur leglob-journal.

« Appliquons une véritable révolution copernicienne, collectivement »

Par Jean-Marc Lalloz*


Confinement ? Mais depuis son émergence, il y a sept millions d’années, l’Humanité est confinée sur son vaisseau spatial, la Terre. Confinée sur la planète Terre largement équivalente à l’échelle de l’univers à une ville ou un appartement. D’abord terra incognita, sa découverte par bonds successifs fut génératrice du sentiment de la toute-puissance de l’homme sur la Nature. La mondialisation marque symboliquement la fin et les limites de cette exploration et la réalité de ce confinement sur notre vaisseau spatial. Son résultat est la maltraitance planétaire (climat, déforestation) générant une promiscuité accrue et brutale au sein même de la biodiversité dont nous sommes un des éléments, promiscuité alors source potentielle d’émergence et de diffusion de nouveaux agents pathogènes.

Une grille d’analyse de la « durabilité » de ce comportement humain destructeur peut être envisagée.

Sébastien Bohler [Neuroscientifique, auteur de Le bug humain – 2019] le relie à une « boucle de récompense » stimulant une partie du cerveau dite archaïque (ou reptilienne), le striatum, drogué à la dopamine fournie par certains réseaux neuronaux. Ce véritable « shoot » provient de l’assouvissement de cinq besoins fondamentaux [Voir aussi Maslow en sociologie] pour l’être humain (surtout les mâles!) : manger, se reproduire, asseoir du pouvoir, acquérir de l’information, et fournir le moindre effort…et le cerveau en redemande dès le plus jeune âge! Un point rassurant : la stimulation du cortex frontal par l’éducation dans ce jeune âge pourrait offrir un contrepoids à cette toute puissance du striatum.

La résignation, la lutte ou la fuite

Un angle complémentaire pour l’analyse de la crise actuelle est offert par les travaux plus anciens du professeur Laborit avec le rat. L’individu (ou la société) se retrouve dans la situation de stress du rat du Professeur Laborit soumis périodiquement (le rat !) à des chocs électriques au niveau du plancher de sa cage. L’étude montre que le rat n’a que trois possibilités : la résignation, la lutte ou la fuite, les trois comportements fondamentaux de l’être vivant (et oui l’homme est un animal !) pour assurer sa survie individuelle et collective. Notons que la satisfaction des besoins utilise surtout l’un de ces comportements : la lutte.

La résignation produit somatisation, déficit immunitaire, ulcère gastrique, hypertension, obésité… troubles présents chez les victimes des formes graves de Covid-19 en particulier chez les patients « jeunes ».

La lutte évite certes la somatisation mais pas le choc électrique générateur. Elle ne traite donc pas les causes. Albert Camus l’accepte, mais en fixe la limite : sa démesure faisant des victimes les futurs bourreaux.

La fuite est LA solution selon Laborit ; mais où aller ? On soulève alors la problématique de préserver une terre habitable et vivable, soit gite et couvert, les deux fonctions majeures de tout écosystème pour les espèces liées.

Il y a trois mois, écologie et climat tenaient la vedette

La transition était revendiquée comme vitale pour combattre le réchauffement climatique et ses conséquences. Le basculement vers la nécessité d’un nouveau modèle était en cours dans les esprits. Deux scénarios s’opposaient.

1 – Construire la transition écologique réconciliant écologie et économie dans le respect princeps de notre écosystème planétaire et plaçant l’humanité comme un élément à part entière de sa biodiversité.

2 – Le triomphe du striatum et de la satisfaction des besoins par le système actuel des marchés financiers, addiction des banques et des lobbys agro industriels : d’Etat pour les démocratures ou privés pour les démocraties dont les Etats sont démissionnaires de leurs fonctions régaliennes souvent par dogmatisme désuet ou confort d’habitudes devenues quasi liturgiques (exemple au hasard bien sûr, l’hôpital public et la Santé). Ces acteurs poursuivent alors leurs stratégies et leurs objectifs de mainmise sur les sols nourriciers et de concentrations humaines contrôlées dans des mégapoles (toujours le gite et le couvert) et du maximum de profits non redistribués.

Pour assurer le contrôle de ces populations, des technologies Janus en seraient les outils selon le vieux principe « main de fer dans gant de velours » : obtenir une résignation, mélange d’acceptation et de soumission (la servitude volontaire chère à Hannah Arendt) obtenue via des gadgets électroniques, des jeux vidéo, une consommation effrénée d’analgésiques illusion de bonheur, des réseaux sociaux et, d’autre part, le contrôle étroit des populations par d’autres technologies pour étouffer dans l’œuf toute tentative de révolte. Il ne s’agit pas de Science-Fiction mais bien d’un scénario crédible, entre 1984 et Soleil Vert, car ces technologies sont sur la table et déjà souvent opérationnelles.

Pour l’Europe et la France, ce second scénario demeure le plus à « risque de succès » tant les dix prochaines années seront cruciales en considérant la dynamique de répartition des populations rurales et des agriculteurs pris dans la tenaille de l’alliance objective des banques avec les lobbies agro industriels et la grande distribution, sans oublier les fuyards climatiques… la fuite !


On ne parle plus de « transition écologique » regrette Jean-Marc Lalloz le président de Bocage 53

Trois mois plus tard face au drame bien réel provoqué par le Covid19, qu’en reste-il ?

La dimension des drames humains générés par le virus nous obsède à juste titre, et nos comportements environnementaux source principale de son émergence sont sortis des radars. Plus rien dans les medias papier ou virtuel. Les colonnes sont aussi vides que nos rues. Quid de Greta, de la transition écologique, du réchauffement climatique ? Pourtant déjà un mois sans pluie, des crevasses larges comme le pouce dans les sols des champs de blé, des présentateurs météo gloussant de plaisir en annonçant mi-avril des températures estivales (pour changer les idées ?), des hirondelles rares, celles qui survivent… Quid alors du blé à venir, les pâtes de l’an prochain dans nos supermarchés !

Pourtant le traitement infligé à la planète est reconnu comme ayant une large part de responsabilité dans cet épisode. D’autres agents déjà existants exploiteront inéluctablement cette situation pour jouer leurs cartes dans le processus d’évolution en émergeant chez l’homme ou des espèces domestiques. Pasteur a démontré qu’il n’y a pas de génération spontanée dans la nature. Seules trois vraies questions se posent : où? Quand, Comment?

Sans doute présent sur terre bien avant nous, un virus n’est pas un « agresseur » au sens guerrier puisqu’il n’est pas un être vivant mais un brin de code génétique doté de quelques outils lui permettant, pendant un temps relativement limité, de coloniser les cellules d’un organisme pour se reproduire. Face à chaque nouvel agent infectieux viral contaminant par contact, les principes généraux de lutte sont connus : éviter le contact justement et la dissémination dès l’alerte par des mesures barrières, hygiène, masques et confinement…avec leurs limites. Par contre ses paramètres spécifiques chiffrés, son mode d’action (pathogénie) restent par définition à découvrir. Ils le seront progressivement au fur et à mesure du développement de la pandémie via les informations générées, échangées, compilées, analysées et synthétisées par les soignants et les scientifiques. Elles nous permettront alors d’élaborer des moyens de lutte supplémentaires (stratégie de confinement, immunité de groupe, tests, vaccins, médicaments, etc. ) avec des délais incompressibles à un temps T souvent peu en adéquation avec notre impatience. Ainsi devrons nous gérer toute pandémie liée à un nouvel agent infectieux viral dans la même ignorance initiale des spécificités du nouvel agent et donc repartir de zéro, armés des seuls principes généraux. Rudes perspectives !

Une première leçon : stockons des masques et préparons-nous… en partageant les informations et les expériences !

Que nous révèle cette crise ?

Sanitairement, la pandémie sera vaincue. Seule la réalité finale nous dira quand et à quel prix… humains d’abord !

Ensuite, cette crise constitue simplement un nouvel exemple des comportements invariants intrinsèques à l’histoire de l’Humanité. Ainsi, dans la phase initiale, il s’agit de la confirmation de la prééminence de deux comportements fondamentaux réflexes de survie: la fuite puis, acculés, la lutte. Nous cherchons à fuir individuellement ou collectivement : espoir vain ; pas de fuite possible comme pour le rat dans sa cage plus haut : la terre est une, finie, nous y sommes confinés !

Reste la lutte. Elle est urgence immédiate, absolue, et se doit d’être solidaire à tous les niveaux mais elle est souvent mal, peu ou pas coordonnée : déni, complexe de supériorité, repli sur soi aussi efficace face au danger que le hérisson en boule. Tous comportements assimilables à une fuite individuelle ou collective (le pays) est chaotique ; puis, enfin, la lutte tardive avec le confinement, les masques et, …la réanimation – bravo les soignants ! – en attendant traitements et vaccins.

Un corollaire : la recherche de bouc-émissaires pour masquer ses propres incuries… striatum et pouvoir !

La lutte solidaire démontre ( mais est-ce vraiment nouveau ?) son efficacité, illustrée par l’extraordinaire altruisme des soignants et des acteurs de second rang associé à la mobilisation des chercheurs au niveau national et international face à cette épreuve d’un adversaire invisible, soutenus par l’extraordinaire solidarité et créativité de populations devenues soit disant individualistes ! Il s’agit de proposer du temps, des compétences, des initiatives et de mettre au point des tests, vaccins, médicaments… Immense motif d’espoir dans le genre humain ! Ces valeurs seront la clé du succès lors de la confrontation aux conséquences économiques inéluctables à venir associées au retour au premier plan des enjeux de long terme pour la planète.

Égoïsmes et replis totalitaires

Des formes négatives sont malheureusement présentes : la solidarité européenne a exposé tous ses défauts, quelques actions locales ou ponctuelles sauvant les apparences. Du local au planétaire, de l’individuel au collectif, ajoutons la guerre des masques, la concurrence sous-jacente à la saine compétition des laboratoires sans oublier les attitudes égoïstes, honteuses et affligeantes dans les supermarchés pour les besoins alimentaires et la poursuite des destructions environnementales fournissant ainsi son « shoot » à chaque striatum avec le déplorable constat de l’inconscience des conséquences de comportements individualistes irresponsables (dissémination, biodiversité, climat)pour leurs auteurs.

Le confinement et la résignation induite a déjà (violences familiales) agit et continuera à différer des problèmes…

Les gouvernements doivent être vigilants à maintenir et encourager cette prééminence des comportements positifs des populations. La tentation autoritaire ne manquerait pas de s’amplifier en cas d’échec, attisée par l’attraction du pouvoir et par la guerre de l’information, (toujours le striatum). Le modèle actuel ne facilitera pas la tâche, raison de plus pour en changer. Lucidité et non pessimisme…

D’autre part, cette crise permet de confirmer l’hypothèse épidémiologique d’un lien entre l’émergence d’agents pathogènes et notre comportement vis-à-vis de l’écosystème Terre. Notons que la concentration urbaine et la promiscuité induite sont certainement le milieu le plus favorable à la dissémination des agents infectieux qui leur soit offerte. La prévention à long terme de ces émergences nécessite de replacer l’être humain comme un des éléments de la Nature et non son Dominateur, véritable mutation copernicienne à appliquer dans un esprit de responsabilité collective : chacun sa part de responsabilité et sa part du travail à accomplir. En effet, s’ils sont indispensables, les résultats des efforts individuels isolés épuisent leurs acteurs et doivent impérativement être relayés par l’action collective.


La Liberté guidant le Peuple – Eugène Delacroix (1798 – 1863) au Musée du Louvre

Demain : rafistoler le modèle antérieur ou mettre en œuvre un nouveau modèle ?

Au moyen-âge la saignée était proposée comme traitement pour une hémorragie ! Est-il concevable que la sortie de crise puisse consister à pérenniser le système en place, largement responsable de la situation planétaire aux plans économique, social… et écologique à la source de cette pandémie ?

Pourtant à bien regarder, au-delà de l’aspect sanitaire, cette mesure de confinement peut être considérée comme un test grandeur nature, un essai clinique, un prototype pour l’aspect « techniques de contrôle des populations » du scénario n°2 évoqué plus haut : une véritable promotion ! C’est une opportunité inespérée pour les démocratures d’avancer leurs pions officiellement et impunément. Pour les démocraties – soumises à l’état de droit – c’est une contrainte sanitairement incontournable autorisant la mise en œuvre de mesures juridiques exceptionnelles (limitation des libertés, traçage des citoyens, etc.) encadrées, contrôlées et en principe provisoires basées souvent sur les technologies évoquées mais qui, l’expérience le prouve, laissent toujours une trace dans le droit… après.

Par ailleurs, la plupart des propos médiatiques parlent de relancer la croissance, nourrir le monde sous entendant le développement du modèle agro productiviste… Économiquement, une robotisation plus poussée éviterait l’arrêt des usines. Bien sûr, déverser des liquidités sous prétexte de sauver l’économie, des liquidités qui seront une nouvelle fois siphonnées par les marchés financiers achevant de creuser les inégalités sociétales … et enfin des missiles hypersoniques indestructibles (pour l’instant) comme moyen de sécurité collective… Mais où est l’être humain ?

Appliqué à la France (et l’UE), imaginons ce scénario n° 2 victorieux

L’Etat ayant finalement abandonné ses fonctions régaliennes, la France est beaucifiée et désert biologique, les terres (les sols vivants sont un souvenir et, bien sûr, il n’y a plus de paysans) sont aux mains des fonds spéculatifs équipés de drones, de véhicules autonomes pilotés depuis des lieux lointains, qui les cultivent industriellement et vendent au plus offrant des produits « truffés » de résidus de pesticides, oubliant l’autosuffisance alimentaire d’une population sous contrôle alimentée au moindre coût, soit de fait, le modèle de l’élevage industriel appliqué à l’espèce humaine…

Pourtant un autre modèle issu du scénario n°1 est possible et les voies pour le mettre en place existent, expliquées dans les médias, par des films, des documentaires, sur internet, des livres, etc. pourquoi ne pas profiter du redémarrage de l’activité pour intégrer ces nouvelles manières. Mais la hardiesse nécessaire se heurte à un plafond de verre, à la surdité et à la frilosité des Politiques drogués au confort de la croissance consumériste par des décennies d’ultralibéralisme déréglementé à bout de souffle aux grands bénéfices des marchés financiers et des lobbies inféodés.

Soyons lucides et humbles. Ce modèle apparaît encore comme un tas de briques (idées, méthodes, structures…) destinées à construire la maison commune. Sa mise en œuvre dépend de l’émergence d’une réelle volonté politique et nécessite une responsabilité collective pour définir son organisation, ses objectifs avec les moyens et méthodes permettant de les atteindre, soit de rénover notre vaisseau spatial en un lieu vivable et habitable.

Ce modèle doit reposer sur la mutation copernicienne de l’espèce humaine se repositionnant comme une des espèces de l’écosystème terrestre, le respectant et se mettant à son service pour le préserver …et donc se préserver elle-même dans un équilibre Homme-Nature.

La priorité sera la lutte contre le changement climatique aux conséquences cataclysmiques annoncées. Investissons massivement les liquidités, elles mêmes annoncées, dans la transition écologique (ex : isolation thermique) plutôt que pour sauver les marchés financiers ! La fuite est impossible, la résignation est inconcevable en se contentant de vouloir uniquement trouver des parades technologiques assimilables à une vaine course à la hauteur de la digue perpétuant l’esprit dominateur sur la Nature et soins palliatifs d’un modèle moribond.

Indispensable sera l’action solidaire et coordonnée au niveau planétaire tel l’équipage d’un vaisseau…vaste ambition ! L’environnement deviendra le socle d’une nouvelle forme de développement des activités humaines et leur écrin, grâce à de nouvelles conceptions, définitions et orientations du progrès.

Ainsi, imaginons un projet d’usine en Mayenne

Deux versions peuvent être établies sur la base d’une bonne idée de recyclage : les déchets devenant des matières premières :

  • ancien monde : utilisation de l’eau sans tenir compte des ressources disponibles, gaspillage énergétique.
  • nouveau monde : fonctionnement avec bilan eau et énergie positive.

L’activité est conservée et optimisée !! C’est donc d’abord une question d’intelligence et de volonté des acteurs.

La juste répartition des ressources répondra aux critères de partage, sobriété et proximité par opposition au pillage actuel par 20% de la population mondiale. Les ressources (gite et couvert toujours) étant en quantités finies ce qui est pris pour l’un n’est plus disponible pour l’autre. Cela impose de regarder en face le problème de l’évolution démographique terrestre en particulier le contenu du concept « nourrir le monde ».

A l’évidence, la répartition des richesses devra être plus équitable afin de réduire les inégalités actuelles. Les relations humaines seront fondées sur l’empathie, l’équité, la solidarité : lourd défi.

Enfin l’éducation devra être accessible à tous, en particulier pour les filles car les études sociologiques démontrent qu’elle conditionne, associée à l’autonomie économique, la maîtrise de la fécondité.

L’après-crise, conclusion temporaire

En conclusion, cette crise sanitaire mondiale positionne en exergue la dégradation incontestable de l’écosystème de la planète car elle y trouve sa source. L’après-crise verra inéluctablement resurgir ce défi et doit impérativement être l’opportunité de mettre en place un nouveau modèle modifié structurellement et cohérent au niveau de la planète. Nous devons reprendre notre destin en main en replaçant l’espèce humaine comme un des éléments de la nature. Sa contribution sera son intelligence au service de la préservation de celle-ci et donc d’elle-même répétons-le sans cesse.

Cet environnement préservé sera ainsi la plateforme de la poursuite de notre évolution.

Un des défis majeurs sera sans doute la difficulté à rééquilibrer les fonctions des trois « étages » de notre cerveau : reptilien et instinct de survie, limbique et émotions, cortex et raisonnement, et tout particulièrement entre le cortex et le striatum reptilien siège de l’ancrage profond de comportements paléohistoriques liés à l’instinct de survie bien antérieurs à toutes les cultures ou civilisations confondues.

Une voie existe pour cela, celle de l’Education : sachons bien l’utiliser..

Il n’y a plus de temps à perdre car elle impose pour obtenir des résultats une échelle a minima générationnelle et les jeunes générations déjà sensibilisées sont un élément très positif pour l’avenir. Enfin, détournant l’expression favorite d’une héraut du monde d’avant la crise covid19 : « il n’y a pas d’alternative », la mise en action d’un autre vecteur est fondamental : la Démocratie…


*Jean-Marc Lalloz est président de l’association Bocage 53 en Mayenne.


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