Lettre ouverte au candidat socialiste à Laval – Par Didier Pillon

Avec l’annonce du second tour des Municipales qui sera « masqué » pour cause de Covid-19 et qui se tiendra le 28 juin 2020, la campagne est pour ainsi dire relancée dans les 5000 communes françaises où tout ne s’est pas joué au premier tour. Seize communes sur les 242 que compte le département de la Mayenne sont concernées par ce reliquat d’élection pour désigner un maire. Mayenne, Saint-Jean-sur Mayenne, Athée, Champgénéteux, Charchigné, Couptrain, Gesvres, Le Pas, Le Ribay, Lévaré, Niafles, Senonnes, Saint-Mars-du-Désert, Saint-Quentin-les-Anges, Vieuvy et bien évidemment Laval où les hostilités sont relancées par Didier Pillon avec cette Lettre ouverte à Florian Bercault.

Une campagne qui redémarre tambour battant…

Par Didier Pillon


Ces derniers jours, des collages à caractère diffamatoire à l’égard du Maire de Laval sont apparus sur des panneaux électoraux. [Écrite sur les panneaux officiels et recouvrant partiellement les affiches restées en place, en lettre noires sur fond blanc, cette phrase « Zocchetto, on n’oublie pas« , mise en place dans la nuit de mardi à mercredi 21 mai 2020 par un collectif féministe, référence a l’Affaire romaine qui a déstabilisée le maire sortant de Laval , NDLR]. Ces affiches apparaissent à un moment étonnamment opportun, sitôt parues les informations indiquant la tenue du second tour de l’élection municipale le 28 juin.

Une coïncidence malheureuse, un procédé ignoble. Une coïncidence d’autant plus regrettable que l’une de vos colistières n’a cessé de commenter ces affiches sur les réseaux sociaux. Ce ne sont malheureusement pas les premières attaques personnelles que nous ayons à subir. Nos adresses, des conversations privées ont été dévoilées sur les réseaux et envoyées aux médias locaux.

Et si nous engagions une campagne sur le fond, pour que les Lavallois ne se fassent pas voler leur élection ? Nos divergences sont nombreuses. Très nombreuses.

Quand vous présentez un projet très coûteux, qui aurait pour conséquence un explosion de la dette de la ville et une augmentation des impôts, comme cela fut le cas entre 2008 et 2014, j’en appelle à poursuivre une gestion saine de notre budget pour investir au service des Lavallois.

Quand vous opposez vélo et voiture, j’en appelle à une ville harmonieuse. Une ville où chaque Lavalloise et Lavallois pourrait changer de mode de transport, se garer proche des commerces et prendre le bus à des horaires mieux adaptés.

Quand vous concentrez tous vos investissements dans le centre-ville, j’en appelle à une ambition pour chacun de nos quartiers : un parc à Saint-Nicolas, une nouvelle école à Hilard, des maisons de quartier rénovées et une voirie renouvelée, la création d’un espace intergénérationnel…

Nos divergences sont nombreuses, et valent bien un débat de fond, bien plus intéressant que des attaques de personnes. Soyons à la hauteur des enjeux et méritons la confiance des Lavallois plutôt que de la voler. Les Lavallois méritent bien ce débat. Je m’y engage.»


Le candidat Florian Bercault (Gauche réunie) a réagit aussitôt par un simple communiqué de presse de quatre lignes :

« La brutale rentrée en campagne de M. Pillon témoigne du désarroi d’un candidat aux abois. Je suis indigné par ces insinuations et mises en cause douteuses et je me réserve le droit de saisir la justice. La peur de perdre ne justifie pas tout. »


J’adhère – Je fais un don

Ils ont commenté cet article :

  1. Triste redémarrage de la campagne. La réponse à la lettre ouverte est sidérante ! Au fait, les élections municipales consistent à élire une équipe pour gérer la ville et aussi l’intercommunalité. Et si il était enfin question de cela : la gestion municipale.

    1. Parce que la lettre ouverte n’est pas sidérante elle ?! Sans parler de l’erreur politique, quel intérêt de défendre un maire qui ne l’estime pas, et qui justement se retire en raison de ses casseroles (au pluriel), si ce n’est pour pouvoir attaquer personnellement l’équipe adverse et masquer ainsi la vacuité de son programme? La vieille politique de Monsieur Pillon qui se croit toujours au début de la Vème République, sent le rance.

  2. J’ose espérer que les enjeux écologiques primordiaux seront au centre de toute décision prise par la nouvelle municipalité, quelle qu’elle soit. Notre avenir à tous en dépend et Laval pourrait montrer l’exemple en réunissant les idées positives et constructives de tous les partis et de toutes les idéologies politiques. La politique est censée être au service du peuple et non servir la minorité à sa tête. Les enjeux environnementaux sont d’une importance capitale. Ne perdez surtout pas cela de vue.

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