Municipales : 53 noms à gauche à Laval pour en soutenir 43 autres

Demain Laval Ensemble, la liste emmenée par Florian Bercault, a dévoilé les 53 premiers noms de ce qu’elle appelle son « comité de soutien ». Dans cette liste de noms et de personnalités, des Lavalloises et des Lavallois de tous âges, des étudiants aux retraités, de toutes professions et des représentants de tous les quartiers de Laval. Petite revue de détails.

« Nous voulons des noms! »

Par Thomas H.


53 c’est « un chiffre symbolique bien sûr en Mayenne » avance Georges Poirier le conseiller municipal d’opposition sortant qui se représente aux cotés de Florian Bercault. « Plus de la moitié de ces 53 personnes exercent ou ont exercé des responsabilités dans des associations solidaires, culturelles ou sportives » explique le candidat.

Parmi eux, Orane Avry, par exemple, qui est étudiante en histoire de l’art, et représente en plus l’avantage d’être « championne de France de kayak » tout en habitant le quartier d’Hilard, se félicite Georges Poirier.

Classés par ordre alphabétique, les 53 noms de la liste des « soutiens » comptent également deux conseillers sortants qui ne se représentent pas, Pascale Cupif et Jean-Francois Germerie. Le syndicaliste de la CFDT avait fait son entrée en politique il y quelques mois par le jeu du comblement de poste : une démission, et elles ont été nombreuses dans le camps de la minorité face à François Zocchetto, appelant un remplacement. Quant à Véronique Baudry, démissionnaire de son poste de conseillère municipale d’opposition peu de temps après le départ de Jean-Christophe Boyer qui a longtemps siégé, elle nous avait fait comprendre dans un long entretien au Glob-journal qu’elle ne se reconnaissait plus dans le groupe d’opposition à François Zocchetto. Elle apporte dans cette liste des 53 son soutien à Florian Bercault.

Pour le tête de la liste Laval Demain ensemble, « 53 noms, c’est symbolique et c’est utile pour montrer une dynamique… ». Utile sûrement, pour dire en creux que la liste et son leader ne sont pas hors-sol. Le comité de soutien à gauche, à Laval, c’est d’ailleurs une tradition ancienne. Déjà pour l’élection de Guillaume Garot, quand il était redescendu de Paris pour se présenter face à François d’Aubert, une liste de 53 noms, avait circulé. Mais avec, somme toute, moins de visibilité qu’actuellement, il faut dire que s’afficher à gauche n’a pas toujours été simple en Mayenne. « Une liste ne se résume pas à 43 personnes, dont une tête de liste, avec ces soutiens, c’est aussi montrer que le mouvement est bien plus large » explique Florian Bercault.

Sur la liste des personnes « supporters » du jeune trentenaire, chef d’entreprise, « Treize anciens élus de municipalités précédentes (Pinçon, d’Aubert, Garot) apportent leur soutien à une liste totalement nouvelle pour gérer Laval. » estime Georges Poirier. « Nous n’avons pas racler les fonds de tiroirs, absolument pas ! lance Florian Bercault. Ce sont des figures de la vie lavalloise et de la société civile. Des gens qui ont beaucoup oeuvré pour la ville de Laval.»

Pour le PS et André Pinçon, l’homme du Parti socialiste aux quatre mandats de maire à Laval, on trouve l’ancien adjoint à la culture, Jean Yves Gougeon. L’élu, travaillant déjà à l’attractivité, avait mis un point d’honneur à réussir à faire venir, à Laval, pour des concerts, des artistes de renommée nationale et internationale comme, Johnny Halliday, Charles Aznavour ou Johnny Clegg par exemple. Sur la liste aussi, Jean-Yves Dalibard, présenté officiellement comme un « cadre commercial retraité » adjoint à l’Education et aux Sports d’André Pinçon, et Béatrice Legendre, « assistante sociale retraitée« , qui fut adjointe aux Affaires sociales.

Dans le « contingent » également du maire socialiste, Daniel Moriceau, un « informaticien retraité« , conseiller municipal dans l’équipe Pinçon, Jeanine Salbert, ancienne professeure d’histoire à l’École Normale, ainsi que Francette Hainry, l’actuelle présidente du Musée de l’Ecole publique en Mayenne. Dans la liste de ces « grands » soutiens figure aussi Mireille Coupard, « présidente d’un comité de jumelage », celui de Laval-Mettman, épouse de Jacques Coupard adjoint aux Finances d’André Pinçon.

Gisèle Chauveau, « chargée de communication » est aussi soutien à Florian Bercault. Elle avait choisi de faire une sorte de coming-out politique, ce qui avait été analysé à l’époque comme « un grand écart » en rejoignant Guillaume Garot après voir « renié », en fin de mandat François d’Aubert. Puis, élue sous le PS comme adjointe aux Sports, Gisèle Chauveau, forte de sa liberté d’expression avait porté un jugement concernant l’école de Saint-Nicolas à Laval délaissée par la municipalité de François d’Aubert, qu’elle avait jugée « digne de celles de Roumanie ». Idir Aït-Arkoub est aussi sur la liste des 53. Ce chef d’entreprise qui fut adjoint de Guillaume Garot puis de Jean-Christophe Boyer avait traité au niveau national avec Orange pour le déploiement et l’installation de la Fibre à Laval.

A gauche, signalons encore Rachel Méhaignerie, présentée comme « élue d’un conseil d’école » et attachée parlementaire de Guillaume Garot. Quant à Loïc Bedouet, « président d’association », syndicaliste CFDT, il a été un président de la CPAM. « 53 noms qui ne sont qu’un début, estime Florian Bercault, la liste va s’agrandir et nous sommes fiers de ces adhésions de soutien…« 



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  1. Heu, pour l’attractivité, on reparle du refus de l’implantation d’une usine Citroën sous un mandat
    Pinçon, pour éviter une trop grande présence ouvrière, comme certains le prétendent ?

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