Municipales : rénover la place du jet d’eau à Laval, au cœur de la bataille pour la ville

Les élus de l’opposition municipale de Laval, à savoir la minorité siégeant au conseil municipal présidé par le maire François Zocchetto (UDI), réagissent à ce qu’ils appellent « les inflexions sur la rénovation de la Place du 11 novembre ». Un changement de cap sans concertation sur le projet phare de « coeur de ville » à Laval, que l’association L’autre concertation avait dénoncé il y a quelques temps. Dans un communiqué, les élus de l’opposition soulèvent le manque d’information alors qu’un conseil municipal vient juste de se tenir et s’étonnent de ce qu’ils appellent la « conversion pseudo écologique de circonstance de François Zocchetto ».

Verbatim


Bien qu’élus municipaux, nous apprenons par la presse les inflexions sur la rénovation de la place du 11 novembre. Pourtant, une semaine avant, ce n’était pas à l’ordre du jour du conseil municipal. Ni en conseil, ni même en commissions, n’ont été présentés les trois projets évoqués par le maire. Le conseil municipal, en son entier, doit être associé à toutes les étapes et les différents projets doivent y présentés et débattus.

Étonnant aussi, le projet de parking souterrain en zone inondable, pour lequel le maire avait annoncé une décision cet automne, n‘apparaît plus. Est-il enterré quelques mois avant de réapparaître après les élections en mars ?

On peut s’interroger également sur la conversion pseudo écologique de circonstance de François Zocchetto à l’approche des élections. Qu’il s’agisse de la place du végétal en ville, du vélo ou de la réduction du flux automobile. 

Heureusement, de multiples actions citoyennes, par des pétitions, nombreuses au cours de ce mandat, sont parfois parvenues à faire bouger des orientations prises à huis clos. Les riverains de la rue du Britais et ceux de la rue du Lycée ont obtenu gain de cause. Ceux du quartier Saint-Julien sont toujours vent debout contre un projet qui prive les habitants du poumon vert de la rive gauche et la ville du bien commun d’un patrimoine historique.

Les groupes de citoyens, ici ou là, ont une bien meilleure appréhension de ce qu’il faut faire, à l’inverse d’une consultation artificielle orchestrée par un cabinet parisien depuis deux ans. De plus, cela coûte très cher : en 2017, a été annoncé un coût de 300 000 euros en études et consultations pour le cœur de ville.

À nos yeux, aucune décision concernant le réaménagement du centre-ville ne doit être prise avant les élections afin que les Lavallois choisissent. Il est évident que la méthode employée depuis trois ans n’est pas la bonne. Il est nécessaire de changer la gouvernance de la ville de Laval. « 

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