Par E. J. Folliard : François Ciccolini et les fantômes de Le Basser

Il y avait un vieux monsieur à casquette ...

Par E. J. Folliard

En ces temps de Toussaint, certains fantômes se rappellent à nous, irrémédiablement. Qu’ils se manifestent sous les traits d’un enfant déguisé réclamant des bonbons ou qu’ils émergent au plus profond de chaque être, au souvenir d’un proche disparu, chacun croise en ces jours tristes de Novembre ses propres fantômes. Ils viennent furtivement nous rappeler les jours heureux de nos existences, mais aussi des souvenirs plus sombres. Les remords et les regrets qui se font parfois jour.

Comme le commun des mortels, le stade lavallois a lui aussi ses fantômes qui se confondent parfois avec les nôtres. Le soir venu, cachés par le brouillard qui tombe sur le Basser, cette armée des ombres peuple les travées, les vestiaires et les couloirs du vieux stade. Ils ont pour la plupart des visages d’anges, ceux des brillants footballeurs partis trop tôt et qui ont enchanté nos rêves d’enfants et porté haut les couleurs d’un club qu’ils aimaient. Il y a aussi un vieux monsieur à casquette, assis sur le banc de touche qui fixe l’horizon de son regard clair. Il y a un vendeur de cacahuète qui parcours les gradins pour vendre ses arachides. Il y a surtout ce peuple des anonymes qui grouillent. Chacun peut y reconnaîtr...


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