Pour une alliance de tous les progressistes à Laval – Par Aurélien Page

TRIBUNE – Après le départ de Rihaoui Chanfi et de ses « camarades » du mouvement d’Emmanuel Macron en Mayenne, Aurélien Page, ex-référent LREM 53 et marcheur déçu de la première heure, réitère sur leglob-journal son appel au rassemblement sur Laval. Et il interroge sur l’opportunité de rejoindre l’équipe de « Demain Laval ». Est-ce qu’appeller à se rassembler en dehors d’une liste, c’est finalement, pour paraphraser Monsieur de La Palice, parce qu’on ne ressent pas la possibilité de pouvoir entrer à l’intérieur?…

Portons ensemble une nouvelle espérance transpartisane pour notre ville de Laval

Par Aurélien Page


A l’heure où les marcheurs de Gauche ont eu le courage de quitter un parti LREM victime d’une droitisation croissante, les progressistes lavallois doivent s’unir et se réunir pour porter une même espérance à Laval. Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts lavallois depuis ma prise de position dans le Glob-journal pour dénoncer une UDI-sation du mouvement En Marche 53. Mais aujourd’hui les marcheurs de Gauche à commencer par Rihaoui Chanfi, animateur du mouvement à Laval et très impliqué depuis sa création ont repris leur liberté.

Ecoutant leurs seules convictions et valeurs, ils n’ont pu supporter la droitisation grandissante du parti. Les négociations avec la liste de Droite à Laval [Laval Passionnément conduite par Didier Pillon, NDLR] en est le symbole.

Désormais que faisons-nous, nous, simples marcheurs de Gauche qui avons cru dans les valeurs progressistes d’Emmanuel Macron ? Devons-nous revenir à nos premiers amours, revenir à la case départ c’est-à-dire dans le giron socialiste et être montrés du doigt comme des socialistes égarés… ou bien conserver ce qui nous unit et continuer à notre niveau à appeler à un renouveau politique, à un vrai sursaut démocratique pour que toutes et tous, nous nous sentions concernés et investis par le destin de notre ville.


Devons-nous soutenir Demain Laval ?


Aurélien Page – © leglob-journal

En tant que progressistes lavallois, nous devons avant tout faire barrage à une liste composée d’éléments d’une droite dure, réactionnaire, rétrograde, passéiste et qui condamne notre ville à la division et à la stagnation. Rappelons au passage que le progressisme de gauche se définit comme un refus des injustices et des inégalités, un refus de l’ancien monde où la gauche a abandonné le principe d’égalité au nom du principe de réalité et accepter, sans le combattre, le libéralisme triomphant consistant dans le règne du chacun pour soi et de la loi du plus fort. Alors en tant que progressiste de gauche peut-on réellement revenir à un parti, un mouvement aux vieilles habitudes pyramidales et qui se refait juste une jeunesse le temps d’un scrutin ? Un retour à l’ancien monde en somme.

Pour ma part j’appelle toujours pour les municipales à Laval, à la création d’une liste transpartisane de progressistes qui aurait le seul souci de faire de Laval une ville exemplaire en matière d’écologie et de qualité de vie dans ses quartiers et dans son centre ; une ville qui se transforme en innovant, qui implique ses habitants et qui utilise l’opportunité du numérique comme un levier pour recréer du lien entre ses habitants.

La division de la gauche et le choix d’En Marche condamnent cette éventualité.


Alors que faisons-nous ?


J’ai bien l’impression que cette élection municipale se soldera avec des seconds couteaux en première ligne et une guerre des chefs en coulisse. Quel triste constat ! Quelle triste réalité ! Que faisons-nous simples citoyens? Nous regardons sagement le spectacle en nous disant que cela ne nous concerne pas et pourtant, c’est aussi notre ville. Et que faisons-nous ? Rien ! Nous subissons. Avons-nous interdiction d’agir ou de réagir ? Non, je ne le crois pas. Et pourtant, personne, aucun citoyen n’a le courage de sortir de l’ombre pour refuser que ce soit une nouvelle fois toujours les mêmes qui conduisent notre ville, dans la lumière ou en coulisse. Devons-nous accepter notre triste sort, sans rien dire ?

Bien naïvement, je considère que la politique, c’est l’écoute, la concertation et le bien-commun et qu’allons-nous obtenir ? Une politique de gestionnaire qui n’a abouti qu’à une seule chose : éloigner nos concitoyens de la politique. Après la parenthèse progressiste macronienne de 2017, je doute que le renouveau politique à Laval soit une réalité en 2020. Pourtant il suffirait d’une poignée de citoyens engagés pour porter une nouvelle espérance pour notre ville. Mais où sont-ils ?



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