Reprenons le pouvoir sur l’industrie pharmaceutique – par Nicolas Da Silva

Agnès Buzyn, 54 ans vient de quitter la présidence de la Haute Autorité de Santé pour être nommée Ministre des Solidarités et de la Santé dans le premier gouvernement de l’ère Macron. Elle aura à gérer deux dossiers qualifiés de « prioritaires » selon le journal Le Monde. « L’abandon du tiers payant et l’obligation vaccinale  ». La ministre pourrait aussi s’intéresser aux rapports avec les laboratoires pharmaceutiques et à «  l’idée que la Sécurité sociale doit cesser de solvabiliser l’industrie pharmaceutique et mettre en place un pôle public du médicament. ». C’est ce que propose Nicolas Da Silva, Maître de conférences à l'Université Paris 13, sur leglob-journal.

Par Nicolas Da Silva*

Dans une tribune précédente, j’expliquais qu’il est non seulement possible mais aussi souhaitable d’organiser la production et le remboursement des soins à 100% par la sécurité sociale – ceci impliquant la disparition des complémentaires santé.

Les habituelles critiques sur le montant de la dépense publique n’ont pas de sens parce qu’elles nient qu’il y a une contrepartie à cette « dépense » : une production de soins. En réalité, tout comme il est absurde de parler de la dépense de l’industrie automobile, il est absurde de parler de la dépense de soins de santé.

Ce sont deux secteu...


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