Tribune – « Les jardins de Beauregard, une chance pour Laval ! »

Des collectifs de citoyens et d’associations demandent aux candidats des élections municipales de s’engager à préserver un espace vert en ville, celui des Jardins de Beauregard. Huit associations et collectifs font oeuvre commune et s’engagent pour que ce qu’ils considèrent comme un « poumon vert » ne soit pas voué à la « bétonisation » sous l’égide d’un promoteur immobilier. A quelques semaines des élections municipales, les signataires de ce texte que leglob-journal publie, souhaitent peser sur la vie de la cité.

« Verdure et biodiversité  » en ville

Par Ecriture collective*


Ce terrain de 13 450 m², situé au 75 rue de Beauregard [A deux pas du Quartier Ferrié, NDLR], fait partie du patrimoine lavallois. C’est un poumon vert pour la ville, un joyau qui doit rester un bien commun. Et pourtant…

Il y a huit ans, lors du conseil municipal du 9 juillet 2012, il a été décidé et acté la mise en vente des jardins de Beauregard à un promoteur pour une construction immobilière. Fort heureusement, le projet n’a jamais abouti. En 2020, cette vente est hélas toujours d’actualité.

Un chemin de terre conduit aux 13 450 m2 de jardin potentiel – © leglob-journal

A ce jour, la ville de Laval a la chance de disposer encore en plein cœur de ville de cet espace formidable qui pourrait répondre aux nombreux enjeux actuels de part la disposition d’îlots de verdure et de biodiversité. Ces espaces sont des lieux de détente, de rencontres intergénérationnelles, et grâce aux arbres ils opèrent comme de véritables climatiseurs naturels dans l’espace public.

A l’heure où préserver sa santé, agir contre le dérèglement climatique et en faveur du vivre ensemble deviennent des questions majeures, les relations avec cet endroit pourraient s’avérer cruciales.

Un chemin desservant des prairies, des murets en pierres, de la végétation à l’abandon… – © leglob-journal

Des villes se sont déjà engagées vers la reconquête des espaces verts en supprimant du bitume, en requalifiant des friches urbaines ou en recréant des espaces naturels. Même si Laval s’inscrit dans un territoire rural, elle ne peut abandonner la qualité de vie en ville et doit au contraire se tourner vers l’avenir.

2000 logements sont vacants à Laval, il n’y a donc pas d’urgence à construire toujours plus. La ville de Laval a déjà cédé une fraction non négligeable du bocage du quartier Ferrié, une partie du parc du quartier du carmel et aussi les jardins de Saint-Julien. L’hypothèque du patrimoine et la bétonisation ne s’arrêtent hélas pas là…

A 150 mètres des Jardins, une construction envisagée de logements – © leglob-journal

Chacun a désormais conscience de la nécessité de conserver des jardins publics : le projet de vente des jardins de Beauregard doit être abandonné. Faisons de cet endroit un jardin fédérateur, propice aux rencontres ! Les idées ne manquent pas : promenade pour les riverains ; espace de découverte de la biodiversité pour les écoliers ; aires de pique-nique pour le futur Conservatoire à rayonnement départemental (CRD) ; théâtre de manifestation en plein air ; plantation d’un verger ; jardins partagés ; jardins botaniques ; installation d’un rucher ; etc.

Une consultation citoyenne est nécessaire pour permettre aux lavallois de faire émerger ces projets. Une rencontre sera organisée prochainement dans le quartier en ce sens.


Ce texte est signé (par ordre d’apparition au bas de la page) par La graine citoyenne, L’Autre concertation, Nous voulons des coquelicots, Extinction Rebellion Laval, Citoyens pour le Climat Laval, Youth for Climate Laval, et aussi Laval Vivre Vert, et l’Association de sauvegarde des Jardins de Beauregard.


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